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-l ilan< la pensée de son autt'ur, des dogmes et même à rerlains égards de Tespril scolastique, le résultat de la comparaison c? sera-t-il pas moins défavorable aux précurseurs du Coi/ito ? — Rien de plus' injuste en tout cas, rien de plus contraire à la vérité que la rcuidusion de Pascal : que le mot de Descartes « est aussi différent dans ses écrits d'avec le même mot dans les autres qui l'ont dit en passant qu'un homme plein de vie et de force d'avec un homme mort » '. Li- Cogito de Saint -Augustin non seulement vise h établir « la distinction des natures matérielle et spirituelle » que Pascal i-onsidérait comme la conséquence la plus importante de l'ar- L'ument cartésien, mais il soutient encore des relations étendues et nombreuses avec les autres idées du système et constitue une pièce maîtresse de la théorie augustinienne de la connaissance. Quelles sont ces idées ? Quelle est cette théorie ? Kn découvre-t-on des traces intéressantes dans les ouvrages de Descartes ? C'est ce qu'il irapoite maintenant d'examiner.
TF. — I.E? TEXTES DES « SolUoquia, Dr « De Ciritate Dei » ET Di' (( De Ubero arbitrio ».
Les principaux textes qui permettent de revendiquer en faveur de Saint-Augustin la priorité de la découverte du Cogito sont des passages du De libero arbitiio, livre II, chapitre 3. du De Civitate Dei, livre XI, chapitre 26, des SoJiloquia, livre II, chapitre 1, et surtout du De Trinitate, livre X, chapitre 10-. Tous ces textes, sauf ceux du troisième ouvrage, ont été signalés à Descartes, le deuxième après la publication du Discours de h Méthode, par Mersenne et par un corres- Itondant inconnu, le premier et le dernier par Arnauld postérieurement aux Méditations.
Dans le passage des SoUloquia. où il s'agit d'établir contre les sceptiques que la vérité n'est {loint étrangère à l'homme, jirend place le dialogue suivant entre la raison et Augustin :