‹ Les antécédents historiques du "Je pense, donc je suis"Chapitre 60 sur 158 · I.'kLAIUiUATION IlLSTOlllUl I. I»l • COGITO · texte numérisé non relu

I.'kLAIUiUATION IlLSTOlllUl I. I»l • COGITO

Voici iiiainlenanl U' passage on il ost question do Saint -Augustin. « Ciesl donc U' soutiniont <Ip Sainl-Auyustiu au cliafiilm 10 du livre X de la Trinité qu«» nos ûmes se servent dès à cette heure du pouvoir qu'elles ont de connaître leur propre subs tance sans voile et -ans rideau. Ce qu'il tire par bon rencontre pour moi, de la même preuve dont je me stiis servi, et conclut qu'elles se connaissent dans le corps sans espèce qui prévienne leur connaissanee. Donnons-lui audience. Le voici qui parle au lieu sus allégué : « Si l'àme était de la nature du feu ou de l'air, ou de quelque autre chose semblable, elle devrait penser à ces choses d'une autre façon qu'à tout le reste, savoir est non pas au moyen d'un fantôme fourni par l'imagination à la manière que nous pensons aux objets qui sont absents, et qui néanmoins ont autrefois frappé nos sens, soit en espèce, soit en individu ; mais bien h la faveur d'une certaine présence plus intime et si véritable, qu'elle n'a rien de feint. Car que pourrait-on lui souhaiter de plus uni et de plus présent qu'ellemême ? » Voilà ce que dit Saint -Augustin en ce lieu où je prie le lecteur de remarquer qu'il ne pouvait parler plus clairement, ni pour l'opinion que je lui fais tenir ici, ni pour la façon que j'ai tenue à justifier au fonds la cause que je soutiens en tout cet œuvre. Au surplus Mirandulanus s'est fortifié de ce même passage de ce Saint-Père pour dire que nos âmes n'ont aucune connaissance actuelle et distincte que d'elles-mesmes. Ce qu'il explique en son Apologie d'une connaissance secrète comme il parle, el indépendante des sens, directe et permanente » '.

Le principe invoqué par Pomponace peut donc être retourné contre lui. Si « la façon d'agir et celle du subsister s'entresuivent », « l'esprit qui peut opérer sans corps peut aussi subsister de même. Celui de l'homme peut le premier. Il peut donc aussi le second » ^. Si on réussit à prouver la mineure, seule douteuse : « Celui de l'homme peut le premier », on pourra ensuite faire suivre ce raisonnement du syllogisme sui vant, dont la conclusion est l 'affirmation de l'immortalité : M L'esprit qui peut être sans corps est immortel. Celui de

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