‹ Les antécédents historiques du "Je pense, donc je suis"Chapitre 62 sur 158 · E. Gilson, L'innéisme cartésien, p · texte numérisé non relu

E. Gilson, L'innéisme cartésien, p

4. De l'Immortalité de l'Ame, par Silhon, in-4o, Paris, Billaine, lt)34.

5. Les Deux Vérités, de Silhon, l'une de Dieu et de sa Providence , l'autre de l'Immortalité de l'Ame, Paris, chez Laurent Sonnius, 1020. — Voir p. 16 ; — p. 270 : « La conservation n'étant autre chose qu'une création continuée, etc.. » ; — p. 239 (Discours neuvième, Première Vérité).

6. Strowski, Pascal, t. III, p. 283-284 ; — Adam, Descartes, note b des pages 463 sqq.

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fois précédé du doulo initial qui devrait lui conférer la pléui Inde de sa valeur probante. L'interprélalion de l'ar^'uiuent y est pourtant, nous l'avons vu ', beaucoup moins pénétrante «pif relie de Deseaites, ou même que celle de Saint-Aui.'uslin, cl l'intérêt qu'elle présente lient surtout à ce que Silhon^ avant l'auteur du Discours Je la MétJiodc, s'appuie sur la certitude du <( Je pense, donc je suis » pour démontrer ensuite l'existence de Dieu par la réalité des êtres conlingenls el par la création continuée.

Faut-il croire à une influence directe de tous ces écrits sur la formation de la pensée de Descartes ? Les deux traités de Silhon (1(»2G et 1634) paraissent plusieurs années avant le Discours de la Méthode. La publicalion du premier : Les Deux l'érités, est même antérieure à la première élaboration de la métaphysique cartésienne. De plus le savant historien de Descartes, M. Adam, a établi que Silhon était un ami du philosophe ^. Ce dernier lui écrit de Hollande, ou s'informe de lui auprès de ses autres correspondants. Il semble même qu'il ait eu recours à ses bons offices pour obtenir le paiement de sa pension, lorsque Silhon fut devenu secrétaire du cardinal Mazarin. Enfin il n'est pas douteux que les idées de Silhon sur rdme des bêles, sur les espèces intentionnelles, sur la preuve de Dieu par la création continuée et par l'existence des êtres contingents, n'aient été retenues et utilisées par Descartes dans le Discours de 'a Méthode et dans les Méditations. Pour ce {fui touche an contrane au Cogito proprement dil, il ne semble pas possible d'en allribuer la paternité à Silhon, car contrai rement aux concefitions que nous venons d'énumérer, il est absent du premier trailé de l'auteur : Les Deux Vérités, et par suite son apparition en 1634 dans l'ouvrage sur ]'Irnmortalité de l'Ame suggère plulùl l'hypolbèse d'un « em})iunt anticipé » à Descartes, avec qui son ami a pu s'entretenir à Paris en 1028 de proJ4?ts d'apologétique qui leur étaient communs.

Postérieurs aux dcnx ouvrages de Silhon, les livres du Père Sii-monfl cl tic I,;i Alulhc je V;iycr f»;iiaisscnl la 7nèuio année

1. Voir plus haut nolro fxjiosé du Cogito <Ip Silhon : Proraièrr» !'arti(\ Chapitre premier, III.

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