‹ Les antécédents historiques du "Je pense, donc je suis"Chapitre 65 sur 158 · I.K H I lu.llu » « VIITKSIKN KT I.'lI.I^l MINATION MVINK 1ÎI · texte numérisé non relu

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luDiière iiil»'llii:iL)U' q\ù nous trlairo avec l^'S réalités de nature psychologique qui !.onl alors dans noire ànie : cotte lumière, c'est Dieu, et notre àme n'est qu'une rréature qui ne peut voir qu'au-dessus d'elle la lumière dont le secours l'aide à s*' comprendre elU'-mème. (( Sic rtium in iUo génère intellertualium visorum ulia sunt quae in ijisa anima videntur velnt lirtittes... aliud autem csl ipsitm lumeu quo illufstratur aniwa ut oinuia vcl in se vel in iUo verncitcr intellecta consiticint ; nitni illud ipse Deus est, lioc autem creatura, quamvis rationalis et intellectualis ad ejus imaginem facta. quae cum conatur lumen illud intueri. jtaliiital infirmiiate et tninus valet... Etinm supra se videt [anima] illud [Iwnen] quo adjuta videt quicquid etiatn se iutellifjendo videt » '.

Ou comprend maintenant que par Saint-Augustin et par les penseurs qui postérieurement s'inspirèrent de lui : Pic de la Mirandole. ('ampanella, la connaissance de l'ànie par ellemême ait été considérée comme un mode tout spé<^^ial de connaissance : mystérieux, caché, secret : cognitio abdita. Ici ne se présente nul exemplaire de la chose extérieure à la pensée qui connaît. L'idée d'une [wnsée qui atteint son objet en elle-même et sans sortir de soi commence seulement à se dégager, pour répondre à la nécessité urgente d'une solution du triple problème de la certitude, de la spiritualité de l'àme, et de l'existence de Dieu. Elle demeure donc encore obscure et enveloppée. Dans la philosophie de Saint-Augustin elle reste, nous allons le voir, comme isolée et suspendue dans le vide, entre la perception sensible qui correspond à des réalités matérielles extérieures à notre corps, et les représentations de l'intellect qui ont pour objet des essences extérieures à notr«' àme. Quant à identifier cette conscience de soi avec la vision conférée à notre esprit par l'action de la lumière divine, c'est là chose manifestement impossible, non seulement pour des raisons psychologiques, ;i cause de son caractère immédiat qui en fait l'originalité, et la distingue profondément de l'appr'hension d'un objet ou d'un exemplaire extérieur à l'intellect, mais encore et surtout pour des raisons théologiques. S'il est légitime en effet d'expliquer par l'illumination divine

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