DES VOIX
crient :
Encore! Encore I
ANTIBEL.
J'en ai assez de remplir cet entonnoir. Si je voulais lui en tenir, il ne me laisserait que le bois de la barrique I
Il ferme le robinet.
PIBOUL
se relève, tibute, s'appuie au mur, et là, bien calé, la face épanouie :
Ecoutez, monde, Antibel est un brave homme. Il m'a régalé, je veux le régaler à mon tour. Ce vin donne envie de chanter. Toujours le même air, mais nous allons <ihanger les paroles!
l\1 LES ANTIBEL.
A voix ample, tayautée, un peu festonnante, le chantre attaque l'imploration sacramentelle :
Faut pas te fâcher;
Te Talions chanter.
Et accélérant le rythme, il continue :
La Jane et Antibel, tous les deux sont riches,. Lui porte l'argent, elle porte l'amour. Elle est la plus jolie, il est le plus fort. A leurs volontés il faut qu'on obéisse. Lui ne craint personne; il les tomberait tous. Elle en souriant fait marcher tout le monde. Mais pour cette fois, Jane sera dessous; Le Cadet est tombé; c'est ton tour, la blonde!
Piboul s'arrête et