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CHAPITRE VII

SUSANNE. — l’intervention DU CHRIST. — LES FLÉAUX DE l’aPOCALYPSE ’ .

Le Seigneur vient jouir de la vertu de son juste, le Christ applaudir à l’épouse fidèle et la soutenir.

L’Ecriture nous dit qu’ après ces paroles, Susanne poussa un grand cri : Et exclamavit voce magna Susanna, et que les deux parfaits scélérats, de cette espèce de gens qui ne se démontent jamais, y répondirent en s’écriant à leur tour contre elle : Exclamaverimt aiitem et senes adversus eam. Le récit sacré ajoute : « Dès qu’ils « eurent entendu le cri dans le jardin, les gens de la maison se « précipitèrent par les portes de derrière pour voir ce qui lui était « arrivé. Mais lorsque les vieillards tinrent leurs discours, les ser- « viteurs rougirent grandement, car jamais pareils discours n’a- « vaient été tenus sur Susanne. » Ces serviteurs crurent leur maîtresse coupable. « La maison de Susanne, dit S. Augustin, avait cru, « contre sa maîtresse, aux vieillards imposteurs ; et quoique sa vie « passée, intacte et immaculée, semblât rendre un témoignage suf- « lisant de sa chasteté, il leur semblait irréligieux de ne pas croire « à des vieillards L »

Le peintre chrétien a laissé de côté ces pauvres serviteurs ; et voici qu’à leur place un mystérieux personnage entre en scène.

Est-ce le mari de Susanne? Son air très-noble et l’attitude de maître qu’il a à la porte d’une maison qui paraît être la sienne, conviennent parfaitement à cet homme. Il connaît les deux juges qui n’en sont pas à leur premier tour de scélératesse vis-à-vis des filles d’Israël : Sic faciebatis filiabus Israël, leur dira Daniel. Il connaît l’innocence et le chaste amour de son épouse. Demain il

‘ Planche II.

* Sermo CCOXLIII, 1.

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n’aura pas cescé de croire à sa fidélité, puisque les deux juges la feront saisir chez lui où il la retient, tout en sachant bien la sentence de Salomon : « Celui qui retient une femme adultère est un « insensé et un impie \ » et que, d’autre part, Susanne viendra au tribunal accompagnée de ses père et mère, de ses fils, de tous ses parents, wiiversis cognatis suis, et aussi de son mari, qui, loin de rougir d’elle, témoignent tous hautement en sa faveur. Joachim semble donc apparaître dès à présent comme le chevalier de son épouse, comme l’homme fort de la femme forte dont Salomon a dit ; « Le « cœur de son mari se confie en elle.... elle lui apportera le bien « et non le mal tous les jours de sa vie, confidit in ea cor viri sui ^ » Le geste souverain du personnage, dont la main est près du cœur, paraît être la traduction de ce mot dans la bouche de Joachim.

Mais en étudiant de près la scène, cette supposition devient inadmissible. Il y a plus que Joachim ici, au secours de Susanne, il y a Dieu même. L’Écriture ne nous montre pas Joachim; et on peut dire qu’elle nous montre Dieu.

Le R. P. Garucci a bien entrevu cette vérité et reconnu le personnage. Après avoir dit, en parlant des deux vieillards :

« [)u côté opposé, un jeune homme vêtu pareillement, mais ayant l’air tranquille, les mains enveloppées sous un court pallium, regarde attentivement l’Orante au visage. Au fond, à gauche, est représenté un édifice. »

Il déclare quel est ce jeune homme mystérieux :

« Susanne est en prière el se décide à tomber innocente entre les mains des vieillards plutôt que de pécher en présence du Seigneur (v. 23) ; Sed melius est mihi absque opéré incidere in manus vestras, quant peceare in conspectu Domini. Ces dernières paroles sont représentées par l’hypotypose du discours ; et le Christ se montre présent, pareil à un champion qui considère la lutte de sa chaste servante et lui inspire la vigueur. La maison de Susanne, doù elle est soitie pour aller se promener dans le pomarium, est là tout près, dans le fond de la scène. »

Cette maison, nous le verrons dans un instant, n’est point celle de Susanne. Quant à l’apparition divine, le R. P. Garucci n a fait qu entrevoir sa nature. Ce n’est point une hypotypose, une fiction poétique du peintre : c’est bien une réalité, accusée par toute sorte de

• Prov. XVlll, 22.

s Prov, XXXI, 11.

détails précis et spéciaux qu’il a mis sous nos yeux. Ouvrons, pour comprendre son œuvre, les Pères de l’iïiglise :

« Et elle s’écria d’une grande voix, écrit saint Hippolyte. Vers qui donc, s’écria Susanne, sinon vers Dieu, comme dit Isaïe : « Alors vous crierez, et Dieu vous « exaucera; vous serez encore à parler qu’il dira ; Me voici (Is., LVIII, 9.) ' »

— Vous serez tenté, dit à son tour saint Augustin ; une femme impudique vous aimera, elle vous trouvera dans la solitude, elle cherchera à extorquer vos embrassements : si vous refusez, elle vous menacera du supplice avec infamie. Les vieillards imposteurs firent ainsi à Susanne, la femme de son maître au saint Joseph. Mais prenez garde ü celui à qui ont pris garde Susanne et Joseph. Parce qu’il n'y a point de témoin, est-ce que Dieu n’est pas là? Num... Deus ihi non est ® ? »

Susanne a fait appel à ses serviteurs, mais d’abord à Dieu. Dieu est là le premier. 11 n’était pas loin. Mieux vaut mourir, s’écriait Susanne, « que de pécher en présence du Seigneur. » « A la face « de Jéhovah, » de l’Eternel, disait-elle en sa langue, la langue sainte. Elle avait lu dans la loi de Moïse que lui enseignaient ses parents ce mot célèbre d’Abraliam : « Jéhovah, à la face duquel je « marche ^ » Ce mot avait été sa devise. Les vieillards, des juges d’Israël, ont fait le contraire. « Ils tournèrent leur intelligence en « arrière et ils inclinèrent les yeux pour ne point regarder vers le « ciel et ne point se souvenir des justes jugements ; » ce qu’un des anciens interprètes syriaques explique ainsi : « Leur esprit fut « changé : ils ne pouvaient se souvenir de Dieu et ils ne se rappe- « laient point le juste jugement de Dieu L » Ils s’en rappelleront : Dieu les fera souvenir de lui. Il se montre sans retard à Susanne, qui marche devant lui et l’appelle dans l’angoisse. Son prophète a garanti sa fidélité et son exactitude en ces crises de ses saints ; et lui-même vient de faire entendre jusqu’à trois fois ces paroles à son Église angoissée comme Susanne ; « Voici que je viens prompte- « ment... Voici que je viens sans délai... Oui, je viens sans délai “! »

‘ In Susan., v. 24.

2 Sermo CCCXLIII, 8.

» Gen., XXIV, 40.

4 Ile Version syriaque. — Dan., XIII, 9.

® Et ecce venio velociter. . . Ecce venio cito... Etiam venio cito. Apoc., XXII, 7, 12, 20.

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Dieu ne semble point avoir apparu sensiblement à Susanne : l’Écriture ne dit rien à cet égard. Mais elle a eu de lui en elle-même une certaine révélation qui lui a donné pleine assurance de son secours au moment décisif. C’est pourquoi demain, quant les deux vieillards, la main sur sa tête, commenceront au tribunal leur faux témoignage contre elle, l’iiistorien sacré dira : « Elle, pleurant, « regarda vers le ciel, car son cœur était confiant au Seigneur. » Le cœur de Susanne avait cette assurance, parce que, la veille. Dieu se mettant de la partie, lui avait fait entendre sa voix comme à Moïse : « Je serai, moi, avec toi, eyo ero tecwn »

Dieu, c’est ici le Verbe. Saint Ilippolyte n’appelle-t-il pas « l’ange de Dieu » celui qu’il vient d’appeler « Dieu ?» — « Déjà l’ange de « Dieu. Ce passage, écrit-il, démontre que lorsque Susanne adressa « sa prière à Dieu et fut exaucée, un ange lui fut envoyé alors pour « l’assister (por/jr'awv aû-di), comme il arriva à Tobie et à Sara^ » Cet ange de Susanne, c'est mieux que l’archange Raphaël. C’est l’Ange du Grand-Conseil. C'est la Sagesse éternelle c[ui vint tirer Adam et Eve de leur péché, délivrer Noé du déluge, Abraham de la Chaldée impie, Lot de Sodome, Jacob des mains d’Esaü, Joseph des mains de scs frères, le peuple d'Israël enfin de la captivité d’Egj^pte. C’est le Verbe dont Salomon a chanté les assistances charitables et le glaive tout-puissant L

C’est lui qui bientôt descendra dans la fournaise arec les trois llébreu.x, qu’y a fait jeter, tout liés, Nabuchodonosor ; et. le roi de Babylone s’écriera : « Je vois quatre hommes déliés et marchant au « milieu du feu... et l’apparence du quatrième est semblable au « Fils de Dieu h » C’est lui dont Daniel va dire au second des vieillards ; « L'ange du Seigneur t’attend, ayant un glaive, pour te « couper par le milieu et vous mettre à mort tous les deux » C’est lui dont saint Hippolyte parle ainsi aux Romains, à la fin de son commentaire sur Susanne : « Sachez que Dieu est justicier en « toutes choses, le Verbe étant un œil auquel rien n’est caché de

‘ Exod., III, 12.

* Vers. 55.

^ Sap., cap. X, XVIII.

* Dan., IV, 92.

® Dan., XIII, 59.

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« toutes les choses qui se font dans le monde » Le Yerbe do Dieu était avec Susanne, comme le Démon avec les deux vieillards ; et saint Hippolyte, expliquant la scène même retracée par notre pointure, nous on révèle bien tout le sens dans ce premier et si précieux passage :

« Sinon nous rendrons témoignage contre vous. Ce sont vos criminelles audaces dès le commencement, à cause du Séducteur qui s’est tapi en vous. Oui, votre jeune homme était avec elle, mais venant du ciel, n’ayant point de relation charnelle avec elle, mais rendant témoignage à la vérité »

A qui douterait que le Verbe de Dieu soit ici, nous dirions que nous le montrerons bientôt, d’une manière indubitable, sur la paroi du fond de la chapelle, venant au secours des trois Hébreux dans la fournaise; que nous le ferons reconnaître, dans une autre chambre du cimetière de Priscillo, ressuscitant Lazare et faisant le geste même de cette résurrection à une femme éplorée qui ne peut être que Susanne ® ; et que nous retrouverons enfin cette double scène sur un sarcophage du Vatican, ou il y a de plus, entre le Christ et rOrante, le paralytique que nous voyons au-dessus de Susanne, à la cappella greca Le groupe du sarcophage est celui-même en somme de notre chapelle ; et tout le monde y voit le Christ. C’est la preuve qu’il faut le voir sur notre tableau.

Le Verbe vient du ciel. David l’a dit avant Susanne, lui qui a été avant elle dans sa situation mortelle ; « Les filets de la mort, m’ont « enlacé. Dans mon angoisse, j’ai invoqué Jéhovah et vers Dieu « j’ai crié : de son temple il a entendu ma voix : mon cri est arrivé « à sa présence, en ses oreilles ^ » Ce temple de Dieu, c’est le ciel. « Il a abaissé les deux, dit David,, et il est descendu ®. » C’est ce qu’il fait pour Susanne et ce que nous montre le peintre.

Une habitation est ici au coin du tableau, qui n’est point « la « maison de Susanne, » comme a cru le P. Garucci, mais plutôt une tente, «le sanctuaire (v«ô;) de Dieu dans le ciel... le sanctuaire de

* Aringhi, t. II, p. 297, 299.

* Aringhi, 1. 1, p. 323.

** Ps. XVII, 6, 7.

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« la tente {(txyivtî') du Témoignage, » ainsi que l’appelle saint Jean Le soleil et la lune qui sont au pied, et toute la suite du tableau, ne nous laissent aucun doute sur l’identité.

Ce sanctuaire a sa façade terminée en triangle. C’est « ce que les « anciens appelaient le fastigium, le fronton, disposition architectu- « raie qui, selon eux, donnait tant de dignité aux temples des dieux « que, fussent-ils placés dans le ciel même, on ne pourrait s’em- « pêcher de se les représenter avec un pareil ornement ^ » De la traverse qui fait la base du triangle, pendent deux longs voiles ou rideaux repliés ^ur les côtés. Ces voiles, que nous appelons portières, ornaient chez les anciens les temples et les maisons des grands. On songe naturellement ici au Saint des Saints du temple de Jérusalem et à son fameux voile déchiré en deux à la mort du Christ, qui ouvrait le ciel à l'humanité. Les angles portent quatre cornes ou petits ol)élisques pareils aux ^crotères des temples païens h Ces quatre acrotères, s’il faut leur donner une signification, seraient sans doute une image des « quatre vents » du ciel *, correspondant aux « quatre angles » et aux « quatre vents de la terre » Au sommet du fronton triangulaire, est peint un losange étendant horizontalement ses angles aigus et qui a pu paraître une sorte de croissant Est-ce une simple décoration^ ou y a-t-il là quelque symbole ? Je ne serais point étonné que les angles aigus ne dissimulassent les bras, ou comme dit S. Justin « les cornes ' » de la croix. Les chrétiens se plaisaient à voir un peu partout cette chère image; et, avec saint Justin * et Miuutius Félix ils n’hésitaient pas à la reconnaître dans le grand mât et le mât transversal d’un navire, deux diagonales du rectangle formé par les cordages en haut et la voile en bas. 11 est très permis d’entrevoir dans le

' Apoc., XI, 19; XV, 5.

* Herculanum et Pompci, t. I, p. 99. — Cicér., Orat. III, 46.

* Montfaucon, Supplément, t. Il, pl. MIL

* Matth., XXIV, 31.

* Apoc., XX, 7; VII, 1,

* M. Perret, t. III, pl. XXV. — Voir le croissant sur le monument de Lazare. Aringhi, t. II, p. 111.

Dial, cum Tryph., 91, 105.

® Apol. I, 55.

* Octav., cap. XXIV.

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losaiig-e ornant l’acrotère du monument peint à la cappella greca « le signe du Fils de l’Homme dans le ciel » Signe de délivrance pour Susannc, entendez l'Eglise, qui fait précisément appel à ce signe, en arborant lu croix dans sou attitude d'Oranle, selon le mot do Minutius Félix : « C’est le signe do la croix, crucis signum est, « quand, les mains étendues, riiommo vénère Dieu d'un pur esprit! »

Mais au-dessus de ce tabernacle, ou aperçoit doux grands arcs accolés, l’un intègre, l’autre visible à demi, tous doux reproduits ainsi sur la copie du Latran. Seraieiit-ce dos guirlandes ornementales, pareilles à celles qui se croisaient au-dessus du tombeau do saint Laurent, au lY” siècle, et dont une médaille do dévotion nous a conservé le dessin “? N’y aurait-il là que des espèces d’arcsen-ciel achevant la parure de cette « nouvelle Jérusalem, descendant du ciel, d’auprès de Dieu, » que saint Jean a vue « ornée « comme une épouse pour son époux Je ne le pense pas. Ces arcs n’ont point l’air décoratif, mais monumental. Ils figurent derrière ce tabernacle une porte double de cité antique, telle que celle de Yéroue ^ et celle qu’on voit sur un sarcophage représentant le passage de la Mer Rouge ou bien un fragment du haut portique d’un agora ou d’un forum. L’intelligence d’un tel groupe d’édifices n-est point difficile à qui se reporte aux mœurs des Juifs et aux souvenirs de la Bible.

Les jugements, chez les Juifs, se rendaient aux portes des villes qu’on avait soin d’adapter à cet usage ®. « Pour ne pas obliger les « agriculteurs, dit saint Jérôme, à entrer dans les villes, au risque de « perdre du temps et de l’argent, les juges résidaient aux portes, où « ils donnaient audience aux gens de la ville et à ceux de la campagne « qui sortaient et entraient ; et, aussitôt les débats finis; chacun « rentrait chez soi h » Abraham avait été ainsi jugé à la porte de

* Matth., XXIV, 30. — On voit ainsi la croix sur les ampoules de Monza.

2 Bulletino, 1869, p. 33; pl. III, 8.

® Apoc., XXI, 2, 3.

’* Rich, Porta.

® Aringhi, t. II, p. 397.

® Jahn, Archæologia biblica. Viennæ, 1814, in-8®, ^ 247. — 'Voir Job., XXIX, 7; Deut., XXI, 19; XXII, 22; XXIV, 7; Ps. CXXVI, 5.

In Zachariam, VIII, 16, 17.

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Heth, quand il acheta un champ pour enterrer Sara, et Booz à celle de Bethléhem, quand il demanda à épouser Ruth la Moabite. 11 y avait une « porte du jugement » où Moïse ordonne au père et à la mère du fils rebelle de le conduire aux anciens de la cité, adseniores civitaüs illius et ad portam judicii ^ Une des portes de Jérusalem, au temps d’Esdras, s’appelait, d’après la traduction de S. Jérôme: « la porte judiciaire, cowfra U Mais voici en outre que le Targum du Cantique des Cantiques dit au Messie : « Tes « Scribes sont pleins de sagesse... à la porte de la maison du Sanhe- « drin U » 11 y avait, en effet, près de telle porte de la cité, ou près des portiques construits pour recevoir la foule qui venait aux jugements, la maison du jugement, Beth-din, Beth-dinah “, le tribunal, qu’on appelait encore « Beth-schahar, la maison delà porte ®. » Salomon, rendant la justice dans son propre palais, y avait transporté toutes ces dispositions architecturales. « 11 fit, dit le texte hébreu, le por- « tique du trône où il devait juger, le portique du jugement. » La version chaldaïque traduit : « Il fit un portique pour y préparer « le trône de la maison du jugement où il devait juger; » et saint Jérôme : Porticum quoque solü, in quà tribunal est fecit La peinture de la cappella qreca nous montre la porte ou le portique auprès duquel est la maison du jugement; mais c’est ici la Jérusalem céleste et le palais du Salomon éternel. Ainsi, sur la splendide mosaïque de Sainte-Pudeutienne, exécutée à la fin du quatrième siècle, le Christ, assis au milieu des Apôtres devant les portiques de la Jérusalem céleste, est représenté jugeant le monde, et admettant dans la sainte Cité les deux filles de Pudens qui lui offrent leurs couronnes. Yoici donc devant nous le tribunal du souverain Juge;

t Deut., XXI, 19.

^ Il Esdras, III, 30. — L’hébreu porte « la porte du précepte », que S. Jérôme a entendu dans le sens du « jugement », à la suite des juifs, sans doute, et peutêtre d’après une dénomination courante.

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