PRÉFACE
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de lumières et j’ai poussé, aussi loin que l’a permis mon intelligence, les investigations et les calculs. Par les chapitres à peu près neufs sur Susanne, le Signe du Christ, le Phénix, le lecteur jugera des efforts, s’il n’admet les succès. Quoi qu’il en soit, il ne trouvera pas, je l’espère, qu’on ait excédé en me faisant intituler ce travail étendu, et tout général, bien que partant d’un point particulier: Les Antiquités Chrétiennes.
Le livre avait paru en dix-neuf articles dans la Revue de VArt Chrétien, de février 1877 à avril 1881, et il allait paraître en volume, avec quelques modifications, quand des circonstances inattendues en ont suspendu de semestre en semestre, jusqu’à ce jour, la publication. Entête du Bulletino de 1880, M. de Rossi avait donné la première partie de ses Excavations et découvertes dans le cimetière de Priscille. Ce travail m’imposait une addition. Par une série de contre-temps, dont l’illustre auteur et ses lecteurs impatients n’ont cessé de gémir, les fouilles n’ont pu être continuées qu’à l’automne de 1885. Elles nous ont donné le plan complet et minutieux de la région de la Cappella Greca, dont le frère de M. de Rossi, M. Michel, m’avait remis gracieusement l’esquisse, publiée en tête de ce livre. Ce plan, dont M. de Rossi, a bien voulu me faire un tirage à part, m’a permis en analysant le texte — égal à un volume — qui l’accompagne, de mettre sous les yeux du lecteur un trésor d’inscriptions et d’images, montrées à leur place dans des couloirs et des cryptes de la seconde moitié du premier siècle et de la première moitié, ou un peu au-delà, du second, formant avec la Cappella Greca un tableau vivant et unique de l’Église naissante. Nous sommes ainsi transportés dans cette sainte Cité, la Jérusalem nouvelle d’icibas, image de la Jérusalem d’en haut, et, comme elle, VÉglise des premiers-nés dont les noms sont inscrits dans le ciel h Ici
* Apoc. XXI, ; Hebr. XII, 22,
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]es premiers-nés sont les compagnons de S. Paul, les hôtes de S. Pierre.
Puis, au commencement de 1888 et en 1889, des découvertes inattendues sont venues révéler le nom, l’un des premiers de Piome, des propriétaires du champ du cimetière de Priscille, les Acüü Giabriones, l’hypogée antique des membres chrétiens de cette famille, et, dans cet hypogée la présence de la tombe de la fondatrice du cimetière, l’hôtesse de S. Pierre, la matrone sainte Priscille. La fin de 1890 est venue révéler enfin les fondements de l’église du cimetière, construite à la paix de l’Église, au-dessus de cet hypogée, église sur-terre succédant, sans l’effacer, à l’église souterraine des persécutions, la Cajjjjella Greca.
Notre attente obstinée de dix ans pour la publication de ce livre et la rédaction complète de son Appendice obligé, n’a-t-elle pas été heureusement, j’allais dire un peu miraculeusement, récompensée ?
C’est en 1871, à la suite d’une seconde visite à la Cappella, Greca avec son Éminence le cardinal Pitra et à la suite d’un second pèlerinage, le 25 mai, au tombeau de S. Grégoire Vil, fait, comme un premier en 1853, au sortir de la bénédiction de Pie IX, que j’ai tracé les pensées initiales de ce grand travail. C’est au retour d’un troisième pèlerinage, en 1885, pour le centenaire du grand champion de FÉglise, dont la gloire a rayonné enfin au-dessus d’un abîme de blasphèmes et de préjugés, que je fai repris pour l’achèvement. Pie IX, dont la bénédiction a été ma douce étoile dans les galeries des catacombes comme sur la route de Salerne, parmi les âpretés amères des luttes sacerdotales, a droit d’en réclamer l’hommage sur sa tombe, qui fait face à celle des martyrs Étienne et Laurent. Que sa bénédiction, qui est d’un martyr aussi, vienne sur ce livre, enrichie de leurs bénédictions I
i3 mai 1892, Centenaire de la naissance de Pie 7A5
LA CAPPELLA ERECA
DTI CIMETIÈRE ÜE REISCIEEE