L.\ CAl’l’ELLA tilŒCA
nom du Senjneur ! Paix dam le ciel et gloire dans les hauts lieux ' 1
Ces deux piastres de marbre, marquées du nom du Christ, Tune avec les trois barres où S. Paulin voit l'image de la Trinité, rappellent le jeton blanc donné au victorieux dans l’Apocalypse, la tessère baptismale, le pain eucharistique, le denier do la récompense éternelle. Elles offrent le signe du Christ dans toute l’étendue de ses significations mystiques, comme la cime de labarnm nous montre ce signe apparu au ciel pour guider les troupes de Constantin et le monde après elles à toutes les victoires.
Voici la cime de laharum de grandeur naturelle, et la ligure des deux piastres dont M. de Rossi n’a point marqué la dimension. Nous représentons la seconde, M. de Rossi ii’en ayant point donné le dessin, d’après colle qui est dessinée à coté avec TA îE
Ajoutons à ces trois précieux exemplaires du signe du Christ la mention d’une statuette en terre cuite du Bon Pasteur portant sa brebis sur les épaules que la collection Basilewski vient de mettre
' Matt., XXI, 16; Luc., XIX, 38. — fio/i. ioU., t. III, p. 386, tav. XXVIII, 35.
LA CAl’l’ELLA GKECA
sous nos yeux à l’Exposition de Paris (juin 1878). Sur la tête de la brebis est le monogramme cruciforme, représentant le signe du Christ et celui de sa croix, qu’un seul caractère imprimait sur le front du fidèle. Mais la tige inférieure du monogramme est remplacée par un N sur lequel reposent les bras de la croix. 11 faut lire : le Christ vainc la Croix vainc, le Christ vainc par la. croix.
Ce n’est plus, comme ailleurs, sur le Christ, sur le Bon Pasteur, c'est sur le chrétien, sur la brebis portée par le Bon Pasteur luimême qu’on nous montre en abrégé le talisman céleste et sa glorieuse devise révélés à Constantin, c’est-à-dire toute la vertu comme tous les sens du sùpmm Christi.