‹ Les antiquités chrétiennes rapportées à la Cappella GrecaChapitre 58 sur 129 · LE SIGNE DU CHKIST DEPUIS LE SIÈCLE DE CONSTANTIN · texte numérisé non relu

LE SIGNE DU CHKIST DEPUIS LE SIÈCLE DE CONSTANTIN

Vers la fin du quatrième siècle, le signe de la croix commence à se substituer comme signe du Christ à son signe naturel et traditionnel, la marque de son nom, son monogramme. L’éclat de la Croix retrouvée au Calvaire ; deux grandes apparitions dans le ciel, à Jérusalem, d’un signe en rapport avec cette croix et pris par tous pour la croix même ; diverses autres apparitions miraculeuses, telles que celles arrivées au milieu des travaux commandés par Julien TApostat pour la reconstruction du temple des juifs; les prodiges opérés dans l’univers entier par les fragments du bois de la Croix qui, au témoignage de S. Paulin *, confirmé par des indications de S. Cyrille de Jérusalem*, étaient détachés du tronc sans en diminuer le volume, et se multipliaient sur lui comme les pains dans les mains du Christ : tout cela explique bien cet ascendant, qui grandit toujours, de la croix.

Un seau ou vase de plomb à eau bénite, envoyé par la régence de Tunis à l’Exposition de Paris de 1867, nous présente, au quatrième siècle ou au commencement du cinquième, le signe du Christ dans l’Afrique grecque, la Cyrénaïque, avec les circonstances suivantes. En un jardin ou paradis marqué par deux palmiers et encadré d’une guirlande de vigne, de deux paons venant boire au vase mystique, d’une néréide se jouant sur un hypocampe, d’animaux figurant la chasse et de la légende tirée d’Isaïe : « ANT.VHC.VTE VA£2P MET « EY‘l>POCYNHC, puisez de Ceau avec allégresse, » le Bon Pasteur apparaît debout, sa chère brebis sur les épaules. A côté de lui est

‘ Crux... ila pœne quotidic hominum votis lignum suum commodat ut detrimcnta non senliat et quasi intacla permaneat. Epist. XXXI ad Sever., col. 329.

’ Caiech,, X, 19.

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