‹ Les antiquités chrétiennes rapportées à la Cappella GrecaChapitre 87 sur 129 · PRISCILLE AVEC SA CHAPELLE. SUSANNE DE LA CAPPELLA GRECA ET · texte numérisé non relu

PRISCILLE AVEC SA CHAPELLE. SUSANNE DE LA CAPPELLA GRECA ET

l’Église de nos jours.

Cette étude sur l’église du cimetière apostolique de Priscille, la plus ancienne église chrétienne qui soit debout avec sa parure théologique, offrant un point de départ si naturel et si heureux pour une étude sur toutes les antiquités chrétiennes, ne serait pas complète, ce semble, si nous ne jetions un coup d’œil sur les principaux cimetières ^qui, dans l’histoire du genre humain, ont précédé et préparé, nous l’allons voir, le cimetière des hôtes de S. Pierre et des compagnons de S. Paul, le cimetière par excellence de l’Église romaine à son berceau. Il nous restera à dire adieu à cette église si chère, en lui demandant les enseignements et les espérances qu’elle nous offre en ces grands jours d’épreuve où Dieu a fait entrer l’Église. C’est le double sujet qui va servir de conclusion à ce livre.

I. Les études orientales viennent de nous révéler les conceptions primordiales des tombeaux. Les catacombes de la Chaldée, de l’Égypte et de la Palestine, incessamment fouillées et interrogées comme les catacombes romaines, nous ont dit dès à présent ce qu’il est essentiel d’en connaître pour bien comprendre les tombeaux chrétiens. Nous allons brièvement l’exposer.

D’anciens Pères, Tertullien, S. Cyprien, Origène^ Eusèbe, S. Basile, S. Jean Clirysostome, S. Épiphane, S. Jérôme, S. Augustin *, ont cru que le corps d’Adam, sauvé dans l’Arche, avait été déposé par Noé, que dirigeait l’espr'it de prophétie ^ sur la montagne du

* Gretser, de Cruce, 1. I, c, XVIII ; D. Calmet, Dictionnaire de la Bible, art. Adam, éd. de 1845.

« Apoc., XIX, 10.

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Calvaire où devait s’élever un jour le nouvel arbre du Paradis. L’auteur du poëme- contre Marcion, ïertullien peut-être, a écrit :

Hic palitur Chrislus, pio sanguine terra madescit,

Pulvù Adæ ut possit veteris, cum sanguine Chrisli Commixtus, stülanlis aquæ virlute levari.

a C’est ici que souiïre le Christ, que la terre est mouillée de son sang pieux, afin que la poussière du vieil Adam, mêlée au sang du Christ, puisse être soulagée par la vertu de la rosée distillée *. »

Quoi qu’il en soit de cette tradition, une tradition chaldéenne, assurément des plus anciennes, et qui, enveloppée dans une légende, vient de nous être rendue par la bibliothèque de Ninive, aux pages d’argile, aux textes cunéiformes, place la sépulture de Noé à l’embouchure de l’Euphrate et du Tigre réunis, dans la terre que Moïse nous montre comme ayant été celle du Paradis terrestre. Noé, appelé Hasisadra, le Xisulhros de Bérose, en achevant à Isdubar, — est-ce Nemrod? — ce héros de la légende qui, épouvanté de la mort, vient lui demander le secret de l’immortalité, en achevant, dis-je, le récit du déluge, dit de Dieu qu'il nomme Bel, le Seigneur :

« Il fit une alliance, il établit un pacte et donna sa bénédiction, en la présence de Hasisadra et du peuple ainsi ; « Quand Hasisadra et sa femme et le peuple, « pour être semblaldes aux dieux, auront été enlevés, alors Hasisadra, dans un « lieu écarté, demeurera à rembouebure des rivières. » Ils me prirent et, dans un lieu écarté, à l’embouchure des rivières ils me placèrent »

Ce qui est certain, c’est que cette terre du Paradis terrestre était tellement regardée par les habitants des bords du Tigre et de l’Euphrate comme leur cimetière obligé, et la condition pour eux, en quelque sorte, de cette immortalité qu’ils poursuivaient par dessus tout, que du haut Tigre même on y transportait à l’unanimité les morts.

« H paraît avoir existé pour eux, dit, en parlant des Chaldéens, M. Vigoureux, qui analyse Loftus, une espèce de lieu sacré pour les sépultures, auquel leur piété attachait des idées religieuses, car les débris humains, amoncelés dans les

‘ Incerti auctoris, adversus Marcionem, lib. IL Tertulliani, Opéra, ed. Rigaltii.

* George Smith, Transactions of the Society of B iblical Archœology, 1874, p. 587. Cité par M. Vigoureux, La Bible et les découvertes modernes en Palestine, en Égypte et en Assyrie, 2® édit., 1879, t. I, p. 241.

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villes de la Basse-Clialdée, et surtout à Wnrka, l’ancienne Érech du temps de Nemrod, sont incalculables. On avait été d’abord ti ès surpris de ne point trouver en Assyrie, de sépultures assyriennes. Depuis on a découvert que la nécropole de l’Assyrie, c’était la Chaldée. Les cadavres paraissent avoir été transportés par le Tigre et l’Euphrate, dans ce dernier pays, comme dans une terre sainte L »

Les cadavres, enduits de bitume et enveloppés de bandelettes, étaient enfermés dans de petits cercueils d’argile séchée au feu. La tête restait libre, ainsi que les mains, posées sur la poitrine, l’une et l’autre tenant une masse d’armes, à tète circulaire, pour repousser les ennemis d’outre-tombe. Des joyaux, des briques écrites et scellées, des vases avec des aliments apparaissent souvent dans ces cercueils. La plupart ont à l’extérieur des séries d’ornements en relief, parmi lesquels est plusieurs fois répétée Limage d’un guerrier, la main droite appuyée sur la hanche et ayant à la main gauche une courte épée. Comme les Chérubins, avec leur glaive flamboyant, gardaient l’entrée du Paradis, ces guerriers mystérieux semblent faire la garde du défunt.

Les Égyptiens, dont l’empire apparaît dans ces vieux âges, à la suite de celui de Nemrod, qu’il doit un jour subjuguer, ne pouvaient songer à la terre de l’ancien Paradis terrestre pour le repos des morts. Ils leur établirent chez eux un autre « lieu sacré. » C’est à Héliopolis, sans doute^ qu il faut chercher la première nécropole de ce genre, puisque c’est le premier foyer de la religion et de la civilisation égyptienne, et que, dans le Rituel funéraire, la Yille-du-Soleil est toujours assignée aux défunts comme le terme de leur pèlerinage dans l’autre vie. Là est le sanctuaire du Phénix « paré du titre de roi de tous les dieux, lorsqu’il symbolise la résur-

‘ T. II, p. 407. — Travels and Researches in Chaldœa and Susiana, with an Account of Excavations at Warka, by W. K. Loftus. Londres, 1837. — « Depuis a sa fondation jusqu’au moment de l’occupation Parthe, dit M. Ménant, Warka « parait avoir été une immense nécropole où sont venus reposer les différents « habitants de la Blésopotamie. Les anciens Chaldéens enfermaient leurs morts « dans des sarcophages en terre cuite qui dessinent, comme les caisses des momies « égyptiennes, la forme des corps qu’elles renferment. Ces débris humains s’élè- « vent autour de Warka, à plus de soixante pieds d’épaisseur, et dans cette épais- « seur on trouve, à côté des morts des différentes époques, les restes de la civili- « sation à laquelle ils ont appartenu, d Babylone et la Chaldée, 1875, p. 67.

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« rection d’Osiris \ » personnification des morts, roi des morts, dont tous les morts portent le nom et qui, soleil sous l’horizon, s’appelle « vénérable soleil, As-Pia. » Mais Memphis, devenant la capitale de l’Égypte, avec l’établissement de la première dynastie par Ménès, un cimetière, retrouvé de nos jours au village de Saqqarah, se fonde à côté. Un taureau, aux puissantes cornes, autre image du soleil, adoré avec le Phénix à Iléliopolis sous le nom de Mnévis, et qui a pris à Memphis celui d’x\pis, sert à ce cimetière de centre et de génie tutélaire. Manéthon, qui écrit d’après les annales des temples égyptiens, dit d’Ouénéphès, le quatrième roi de la première dynastie ; « 11 éleva les pyramides qui sont autour de Ko-Komé. » Ko-Komé, c’est Ka-Kem, le taureau noir Apis mort, dit Osiris-Âpis et, par abréviation, Sérapis, qui, symbole solaire, rappelle à la fois la mort et la résurrection. Une de ces pyramides est la fameuse pyramide à degrés de Saqqarah, la plus ancienne qui soit debout au monde, rappelant, avec ses cinq étages, les sept que devait avoir la tour de Babel, « le tèmple des Sept Lumières de la terre, » les sept planètes. C’est le tombeau d’Ouénéphès ou de quelque Pharaon plus ou moins voisin de Nemrod, qui se plaisait à voir dans la plus grossière des divinités, et sous ses couleurs funèbres, la force, la lumière et la vie. Un second cimetière apparaît, à une lieue environ

' M. Pierret, Essai sur la mythologie égyptienne, 1879, p. 7.

- Isarabert, Itinéraire de l’Orient, 1878. t. I, p. 395. — Ou ne peut douter que cette pyramide n’ait été primitivement, comme les autres, un tombeau. Elle offre, à la partie centrale, le puits funéraire bien connu, où débouchent, dit M. Isambert, « do nombreux couloirs, formant un véritable labyrinthe... Quelques uns a s’enfoncent profondément et abo Hissent au sot même de la chambre du sarcophage. . . La chambre du tombeau. . . forme le noyau de la pyramide, d Mais « si la pjuamide a été à l’origine un tombeau de roi, » elle paraît bien avoir été plus tard « utilisée pour la sépulture des Apis et même pour celle des particua tiers. » Les os de bœuf et les momies en grand nombre qu’on y a trouvés l’indiquent, et aussi cette légende royale très mystérieuse inscrite sur une porte de la pyramide : Nuter-Ka, divin corps, divine substance, et, d’autre part, gravée sur une stèle du Serapeuin de la xxive dynastie (n® 281 de la salle historique du Louvre; M. Pierret, Dictionnaire d’archéologie égyptienne, 1875, p. 377). M. Mariette incline à croire que la pyramide recouvre le plus ancien tombeau des Apis. Les Apis, toutefois, n’ont pas eu d’abord de tombeau commun, de Serapeum.

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au nord de Saqqarah, sur le prolongement de la chaîne lybique, au village actuel de Oizoh, fondé sous la troisième dynastie probablement. Il contient, parmi cent autres, ces trois tombeaux des Pharaons de la quatrième dynastie, Chéops, Chéphren, Mencherès, qu’on appelle les Grandes Pyramides. L’Apis mort, s’est ici transformé. Son nom était Homs-de-Kakem, Le-Scigncur-du-Taureaiinoir il est devenu Uu-en-llor em-chu, l’ Ilomme-lion-d’ Ilorus-dansla-splendeur , l’Horus-Armachis des Grecs, image, non plus du soleil couchant, mais du soleil levant. Ce n’est pas un taureau, même ce taureau 'blanc qu'on oppose ailleurs au taureau noir et dont les monuments de ce temps mentionnent les prêtres : c’est un lion à face humaine, accroupi, paré des diverses couleurs du prisme solaire^ tourné vers ce soleil levant dont il est l’image ^ : c’est le Sphinx de dix-sept mètres de haut, de trente-neuf de long, taillé dans le sommet de la colline de calcaire, la plus vieille comme la plus gigantesque des idoles connues, et « qu’il faut peut-être rap- « porter jusqu’aux temps antérieurs à Ména ^ » Avec son temple d’albâtre et de granit, et les temples d’Osiris et d'Isis dont Horus est dit le fils, le Sphinx a servi de noyau au cimetière. Les tombeaux sont venus se grouper autour de ces divinités symbolisant la résurrection des morts, et devant, disait-on, l’opérer un jour. La stèle, érigée en l’honneur de Chéops par sa fille H’ent-Sen, porte :

« L’Morus vivant (celui qui écrase ses ennemis ?), le roi d’Égypte, Klioufou (Chéops) vivificateur, a trouvé le temple d’Isis, rectrice de la pyramide qui est près du temple du Sphinx, au nord-ouest du temple d’Osiris, seigneur du Rosta (l’Hadès égyptien); il a construit sa pyramide près du temple de cette déesse, et a construit la pyramide de sa royale fille Il'ent-Sen près de ce temple »

‘ « Apis mort, désigné sous le nom de Horus de Ka-Kem, près de la pyramide « de Ka-Kem. » M. Isambert, p. 395.

® (I O bienfaisant Râ-Harmakhis !... Grand lion'qui se défend soi-même et qui « ouvre les voies de la barque Sekti (la barque solaire), » dit V Hymne à Ammon- Ra, de la X’VIII® dynastie environ, après Joseph, avant Moïse. Papyrus de Bonlaq, t. II, pl. XL La traduction dejeet hymne a été donnée par M. Grébaut. Paris, 1875.

® M. Maspero, p. 61.

‘ M. Mariette, Notice des principaux monuments du Musée de Boulaq, 6® éd., p. 215; De Rougé, Recherches sur les monuments qu'on peut attribuer aux six

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La pyramide de Chéphremest en relation frappante avec le Sphinx dans le temple duquel on a trouvé les statues de ce Pharaon. Quant à Menchérès, le couvercle de son cercueil en bois de sycomore, qui est au Critish-Museum, porte l’inscription suivante :

« Obiris, roi des deux Ég3'ptes, MENKAUPiA, vivant pour l'éternité, enfanté par le ciel, porté dans Noiit [la déesse de la sphère céleste supposée liquide), rejeton de Seb (le dieu du sol fécond de la terre), ta mère Nout s’étend sur toi en son nom d’abyrae du ciel, elle te fait dieu en mettant à néant tes ennemis, roi des deux Égyptes, MENKAURA, vivant pour l’éternité '! »

Nout s’incorporait au sycomore qui renfermait le défunt. Sur les coffres, les vases à libation, qui servaient aux funérailles, et sur les vignettes du Rituel, onia voit distribuant l’eau céleste du haut de son sycomore Une de ces vignettes présente le disque solaire audessus du bel arbre pyramidal et identifie l’eau céleste de Nout avec la lumière céleste d’Osiris : le défunt implore ensemble ces deux principes, qui n’en font qu’un, de son immortalité.

Toutes les pyramides et les nombreuses tombes de ce cimetière ont leurs quatre faces exactement tournées aux quatre points cardinaux. L’entrée des pyramides est régulièrement au midi : c’est le soleil en son midi vers lequel se tourne le défunt du fond de sa demeure. La même loi règle les pyramides votives. « Le principal « personnage, dit M. de Rongé, est ordinairement figuré en adora- « lion, la face tournée vers le midi » Le soleil, image de la divi-

prenvères dynasties de ISIanclhon, p. 46-50; M. Maspero, p. 71; M. Brugseb, Histoire d'Égypte, éd., 1875, p. 57. Bien que la gravure de cette importante stèle, où figure presque tout le panthéon égyptien, à l’époque des Grandes- P3'ramides, paraisse être du tem['S des Psammétique, le texte est considéré avec raison comme authentique. C’est une inscription de temple rétablie, ainsi que versle sixième siècle a été rétablie, dans le cimetière de Saint-Calixte, l’inscription damasieiine du pape S. Eusèbe. M. de Rossi a été assez heureux pour pouvoir placer en regard de la copie, des fragments de l’original brisé. Voir les deux, Fiom. soit., t. II, tav. II, III.

' De Rongé, p. 65; 31. 3Iaspero, p. 75.

- Rituel funéraire, chap. 57, 154. — Ici, pl. VI, 4.

^ Pap3U'us du Louvre, 3092, vignette du ch. 64 du Rituel; M. Guie3^sse, Rituel funéraire égyptien, chapitre 64', 1875, pl. IV.

^ Monuments égyptiens du Louvre, 1860, p. 56.

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nilé, confondue, hélas ! avec elle, préside au cimetière, à ses tombes, et aux cénotaphes mêmes qui en rappellent le souvenir.

Quant à la chambre sépulcrale, il faut consigner ici l’observalion faite par M. Mariette sur les monuments primitifs, ceux de la r“ à la 111° dynastie. « Le plan de la chambre, dit-il, a la forme d’une croix '. » Ce sera le plan même do la cappella cjreca \ et il est plus que probable que les Égyptiens y attachaient un sens mystique puisqu’on les voit, dès cette époque, faire de la croix aussi le signe de la vie.

Des feuilles de papyrus, rappelant les tablettes d’argile de laChaldée, vont être déposées, si elles ne le sont déjà dès ces temps antiques, dans les cercueils auprès des défunts. Elles contiennent plus ou moins les textes des hymnes récitées par les prêtres aux funérailles, dont le Rituel funéraire doit offrir ta collection. La légende du cercueil do Menchérès donne le ton de ces hymnes. C’est toujours en somme la déification du défunt, devenu Osirisou le soleil nocturne, qui, en dépit des génies des ténèbres, ennemis do l’homme, est enfanté dans l’abime céleste à la lumière du jour éternel. Les chapitres XYII et LXIV du Rituel, dont nous avons cité des fragments, en traitant du phénix, sont les plus anciens et les plus importants du recueil et en contiennent toutes les principales idées. Des images accompagneront les textes dans les tombes. Elles représentent le pèlerinage d’outre-tombe de l'àme unie à Osiris, ses luttes contre les mauvais génies, sa justification au tribunal d’Osiris, le bassin des flammes purificatrices où les bons génies la font passer, les Champs-Elysées où elle goûte les délices de la terre nouvelle, les formes quelle revêt à son gré comme les esprits, les dieux dont elle contemple les demeures, son absorption finale dans le soleil de la divinité. A tout ce culte des morts voués à l’immortalité, on ajoute, à une époque très reculée, l’embaumement qui, perpétuant les corps, est la proclamation spéciale do cette immortalité même. On garde entier le corps et on le tient ainsi prêt pour l’àme qui doit le ranimer.

Ne quittons pas ces Égyptiens sans dire que la religion qu’ils font siscrupuleusement et si solennellement présider aux tombeaux n’est,

* Les tombes de l'Ancien Empire que l’on trouve à Saqqarah. Revue archéologique, 1869, t. XIX, p. 19.

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en dernière analyse, que celle d’un orgueil suprême et de l’apothéose humain. Tout défunt est le soleil, comme,le soleil est Dieu. « On « voit, écrit M. de Rougé, à propos de l’inscription du cercueil de « Menchérès, que l’absorption de l’âme justifiée en Osiris était déjà (( la doctrine nationale, dont le Rituel funéraire devint l’expression « complète '. » La pyramide même du défunt est déifiée avec lui : c’est son corps de gloire : ils auront ensemble leur sacerdoce et leurs prophètes appelés de leurs noms sacrés. La merveille des pyramides et l’une des merveilles du monde, le tombeau de Chéops, s’appelle Kou-t , la-Splendew', Koii-t-Kou-fou , ta-Splendeur-de- Chéops. Ce nom, la Splendeur, s’écrit par l'image du phénix L C’est le phénix que Chéops en sa pyramide, montagne éblouissante de blancheur, quadruple miroir de la lumière aux quatre faces du ciel, dieu d’en bas qui regarde le dieu d’en haut, se plonge en lui et devient lui-même! Maintes fois un obélisque, portant le disque d’or du soleil, termine la pyramide ^ et nous dit expressément son sens audacieux. La fameuse piété funéraire des Égyptiens aboutit donc à un impiété iitanesque. Les catacombes seront la contre-partie des nécropoles égyptiennes ; et le doux et humble phénix chrétien consolera Dieu et les hommes de l’insolence de ce Phénix qui n’est autre que la plus grande des Grandes Pyramides L

* Recherches, p. 65.

® Ihid., p. 42, 50; M. Brugsch, p. 5’2.

^ De Rongé, Recherches, p. 79; Notice des monuments exposés dans la galerie d'untiquilcs égyptiennes, salle du rez-de-chaussée et palier de l’escalier du sudest, au musée du Louvre, supplément, § II, note.

‘ Il est inutile d’insister sur cette preuve monumentale de l’extrême antiquité de la légende, plus ou moins développée, et de l’idolâtrie du Phénix. On suit cette légende tout le long de l’histoire d’Égypte. Les trois cercueils de la xi‘ dynastie — antérieure de plusieurs siècles à Abraham — que possède le musée de Berlin, portent une première rédaction du chapitre XVII du Rituel funéraire où on lit : i Je suis le Bennou, ce grand qui est dans On. « (Lepsius, Aeltesle Texte des Todtenbuchs, Berlin, 1867, p. 31.1 Le phénix est peint avec la tète rouge, le corps blanc, les ailes bleues rayées de noir, sur le magnifique Rituel de Neb-qed (Louvre, salle funéraire, .3068), de la xyiii® dynastie environ, un peu antérieur à Moïse, ou son contemporain. Il est gravé sur une stèle de la xixe dynastie, dédiée au prince d’Éthiopie, Setaou-an (Louvre, D= salle), avec ce galbe du faisan doré qui est si prononcé sur le petit obélisque du Caire. (V. notre pl. XIII, 9.) Voici la traduction, due à l’obligeance de M. Pierret, de l’inscription où il figure ici ;

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C’est ainsi que les Egyptiens comprenaient la sépulture et établissaient leurs cimetières. On retrouve plus ou moins leurs pensées et celles des Clialdéo-Assyriens, chez les nations païennes de l’antiquité, au milieu desquelles les deux empires rivaux de l’Euphrate ou du Tigre et du Nil ont si longtemps représenté la puissance et la sagesse comme la primogénitiire. Qu'il suffise de dire, que chez les Romains, continuateurs des usages religieux des Etrusques, les sépulcres étaient consacrés par les Pontifes avec un « rituel » et des « cérémonies » spéciales ; que la divinité prenait d’abord possession du lieu où devait reposer le défunt; que c’était un lieu sacré et religieux, locus saccr et reliyiosus; que les tombeaux s’appelaient « chambres à coucher sacrées, sacra, la demeure des morts « maison éternelle consacrée, domus æterna « consccrata ; » que ces morts, devenaient des dieux, des « ombres « bienveillantes, Mânes. » C’est à eux aussi qu’était consacré le lieu : locus Dis Manibus consecratus Le défunt qui reposait sous la garde d’Osiris, d’Isis, d’IIorus, était transformé chez les Égyptiens, en nouvel Osiris, en nouvel llorus : ainsi, chez les Romains, étant déposé dans le lieu consacré aux dieux infernaux, il se trouvait l’un d’eux. C’est aux morts eux-mêmes qui occupaient les tombeaux, et non aux dieux qui en étaient les gardiens que s’appliquait

« L’approuvé, qui réjouit le cœur, d’Ammon-Ra, — Le Fils du Soleil, — Nekht- 0 har-heb (Neclaaébo L'*'), — Vivant comme le Soleil. — De Thot, — Deux fois ([ gramJ, — Seigneur — de la Ville-des-huit (lleimopolis), — Seigneur — Des « divines paroles, — Protecteur des Intelligents — Image du 'phénix, — Aimé. « — Donnant toute vie. » Ce dessin du phénix est postérieur d’un siècle seulement à Hérodote qui nous a marqué les couleurs que lui donnaient les Égyptiens. On trouve donc à la fois, pour ainsi dire, dans le phénix égyptien, le dessin et les couleurs du faisan doré. C’est bien à lui que les prêtres égyptiens appliquaient la légende merveilleuse qu’ils ont racontée à Hérodote

L’image du phénix figure, gravée en creux, sur des tablettes de pierre calcaire accompagnant les momies. Elle se rattache au sceau que les sarcophages nous montrent im])rimé par Lsis et Nephtys, sur le sol, avec l’hiéroglyplie à'ilerum incrusté au-dessous, pour exprimer l’idée de renouvellement, de rénovaliou , et la résurrection du défunt du sein de la terre (M. Pierret, Diction, d’arch. égypt., p. 358, 495). C’est un prélude complet aux images et aux sceaux du phénix que nous présentent les tombes chrétiennes.

* Voir M. de Rossi, Rcmt, soit,, t. III, p. 433.

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la déclaration solennelle de consécration affichée aux portes des sépulcres ou en tête des épitaphes : « D M S, Dis manihus sacrum, .( consacré aux Dieux Mânes. » Osiris, d’ailleurs, et les Dieux Mânes n’étaient à l’origine — les monuments égyptiens, où Osiris figure tout d’abord en mort plutôt qu’en di-eu, l’indiquent, et la Bible, visant spécialement l'Egypte, le déclare — que V homme mor/ qu’une douleur ac67'be, telle que celle d’un père pleura?it so?i fils à lui ravi, avait co7ri7ne7icé à honorer comme wi dieu

Le peuple de Dieu, issu d’Abrahara, en écartant ce qu’il y avait d'idolâtrique et de superstitieux dans les sépultures des peuples profanes, devait conserver tout ce qui s’y trouvait de vénérables traditions et d’heureuses inspirations.

Abraham était d’Ur {U-7'u, la demeure du frère, la ville), ville des Chaldéens^ rivale de Babylone en antiquité et en grandeur. Située sur l’Euphrate, non loin de son embouchure qui depuis a reculé, elle se trouvait dans l’ancien territoire du Paradis terrestre. Scs forêts de palmiers, son froment produisant deux et trois cents pour un, son millet et son sésame d’une hauteur incroyable en rappellent encore les enchantements. Considérée comme terre sainte, c’était une nécropole pour tout le bassin de l’Euphrate et du Tigre. « La ville, dit M. Vigoureux, paraît avoir été aban- « donnée, vers l’an 300 avant Jésus-Christ, mais elle continua à être « un lieu sacré où se faisaient enterrer Chaldéens et Assyriens. La « multitude des tombeaux^ qui environnent au loin la cité, est in- « calculable ^ » Un des rois qui y avaient régné avant la naissance d’Abraham, Urkham, en construisant l’enceinte de la ville, y avait élevé le temple du dieu Shi la Lune, monument appelé par son successeur Doungi, qui l’acheva, le Haut-Lieu, le temple du Ciel''. C’était, comme la tour de Babel, le te77iple des Sept Lumières de la te7're, un édifice quadrangulaire, à étages, exactement orienté, et

’ Sap., XIV, 15.

^ Des briques trouvées à Ur portent ces deux inscriptions : « Urkham, roi du « pays de Ur, a construit le temple du dieu Sin. — Au dieu Sin son roi,

« Urkham, roi de Ur, a construit le temple et la forteresse de Ur. » M. Ménant, Babylone et la Chaldée, 1875, p. 74.

^ Tablettes du Louvre. M. Lenormant, Rev. archéol., 1873, t. XXV, p. 25.

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ainsi conjugué avec le soleil, la Tune et les étoiles. Ses ruines, formant deux étages, ont encore soixante-dix pieds de hauteur; les larges briques qui ont servi à sa construction n’ont guère été moins nombreuses que celle du temple d’Érech, cité voisine, qu’on porte à trente millions. Ce culte de la lune à Ur ne devait point être assurément sans relations avec les tombeaux dont celte ville était le campo-sanlo : ce dieu Lune rappelle bien le dieu Soleil-nocturne, Osiris, des Égyptiens. Abraham qui, avec son aïeul Nachor et son frère Tharé, avait adoré ici les dieux etranrjers, comme le dira Josué aux Hébreux ', quittant sa terre, sa famille et la maison de son père, et allant dans la terre que lui montrait le vrai Dieu ^ quitta aussi toutes ces aberrations, et n’eut garde, dans ses pérégrinations en Mésopotamie, dans la terre do Chanaan, en Egypte, de rien prendre de celles plus ou moins semblables qu'il y trouva. Mais il observa la règle de sagesse que devait donner son petit-fils, S. Paul : éprouver tout, retenir ce qui est bon L Yoici donc ce qu’il fil pour sa sépulture.

Lui qui, par esprit de foi, demeura dans la terre promise à lui et à sa race, dont il pouvait justement déjà se considérer comme le seigneur, ainsi que dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, car il attendait la cité qui a des fondements, dont Dieu est V architecte et le constructeur, ne voulant, en fait de cité, que la cité d’en-haut *, et tenant à n’être ici-bas qu’un pèlerin, fit une acquisition, cependant, dans cette terre, l’acquisition d'un tombeau. Ne songeant plus à la fausse terre sainte d’Ur, où reposaient ses ancêtres, répudiant ce paradis terrestre répudié de Dieu, il adopta pour son lieu de repos dans la mort la terre qui devait s’appeler à jamais la Terre-Sainte, cette terre bonne, très bonne, sans pareille, ruisselante de lait et de miel qui semblait le Paradis terrestre retrouvé et était l’image du Paradis céleste. Abraham acheta là d’Éphron, l’un des enfants de Heth, second fils de Chanaan, Maepelah, la Caverne-double, située à

1 Jos., XXIV, 2.

2 Gen., XII, 1.

* I Thés., V, 21.

‘ Hebr., XI, 9, 10.

«Peut., I, 25, 35; V, 22, 22; VI, 3.

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l’extrémité du champ d’Éphron, avec ce champ et tous les arbres qui l’entouraient Taillée dans le roc, elle était composée de deux étages, comme les tombeaux ég)’ptiens, la chambre supérieure servant de vestibule et de station aux visiteurs, la chambre inférieure contenant les tombes. La C averne-double regardait Mambré^, c’està-dire le midi, comme l’entrée des pyramides d’Égypte. C'était la direction que lui avait donnée le chananéen qui la vendait et qui adorait probablement, avec la plupart de ses compatriotes, le soleil sous le nom de Baal, comme les Chaldéens ou les Égyptiens sous tant d’autres noms. Abraham, en réprouvant cette adoration sacrilège, pouvait fort bien accepter ce symbolisme précieux de la résurrection. En fait, lui et ses fils l’adoptèrent, d’une seconde manière, on ne peut plus libre et en même temps plus expresse.

Quand, vers la fin du VIE siècle, l’evêque Arculphe visita dans la Caverne-double les tombeaux d’ Abraham, d’Israël et de Jacob, et de leurs épouses Sara, riebecca et Lia, « les pieds des patriarches « étaient tournés vers le sud et leurs têtes vers le nord L » Un architecte piémontais, M. Pierotti, attaché au service du Sultan, vient de confirmer cette observation faite il y a douze siècles. « Le « 25 août 1859, je vis, dit-il, ouvrir et élever la porte horizontale « qui ouvre le passage à la caverne, situé dans le portique (de la « mosquée d’ilébron).. Je réussis à descendre la cinquième marche « et à me courber de manière à voir la caverne dans la direction « du nord, à voir des sarcophages de pierre blanche, et enfin à « remarquer que du coté nord, à proximité de l’escalier, existait la « paroi de roche, devant une ouverture qui met en communication « la caverne supérieure avec l’inférieure, au moyen de marches bas- « ses taillées dans le roc *. Chaque jour donc le soleil, en son midi, projetait sa lumière à l’entrée et comme dans la profondeur de la Caverne dont Abraham avait fait le cimetière ou dortoir de sa famille; les défunts, tournés en face de l'astre du jour, semblaient saluer en

' Gen., XXIII, 9, 17.

Gen., XXIII, 19.

* Adarananus, es Arculfo, II, X; M, Guérin, Description de la Palcsiinr, la Judée, t. III, p. 224.

* Mapila. Lausanne, 1869, p. 93.

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lui le jour éternel qu’ils attendaient; et c’est ainsi que les Juifs devront doui)lement comprendre cette parole du Cdu’ist : Abraham^ votre père^ a désiré avec ardeur de voir mon jour

Le pelit-fils d’Abraham, Jacob, mourant en Egypte, demandera à son fils Joseph, ministre de Pharaon, et à ses autres fils de porter son corps en la Terre Promise, dans la Gaver ne -double d’Abraham et d’Isaac ; et là aussi ses pieds et sou visage seront tournés vers les splendeurs mystiques du soleil. Joseph, à son tour, dira à ses frères : Après ma mort, Dieu vous visitera et vous fera monter de cette terre dans la terre au sujet de laquelle il a fait serment à Abraham, à Isaac et à Jacob... Dieu vous visitera : transportez mes os avec vous hors de ce pays Et il reposera dans la Terre Promise, en ce champ que Jacob lui avait donné en propre, à Sichcm, au milieu de la tribu du fils de la droite de Jacob, Ephraïm. Abraham avait déjà acheté\k à prix d’aryent un sépidcre \

Joseph avait embaumé le corps de Jacob, à la manière des Égyptiens; il fut ainsi embaumé lui-même A Abraham, Isaac avaient reçu des honneurs analogues, sinon les mêmes. Les dépouilles des patriarches étaient religieusement conservées et comme parées dans l’attente de la résurrection. Nous en aurons quelque jour sans doute, à la chute du fanatisme musulman, la preuve émouvante. « 11 est non seulement possible, mais très probable, vient d’écrire « M. Porter, que les restes des patriarches, spécialement le corps de « Jacob, embaumé à la manière égyptienne, sont encore dans leurs «tombeaux... Peut-être le jour n’est pas éloigné où le mystère « sera éclairci »

* Joan., VIII, 56.

" Gen.,'L, 23, 24.

» Act., VII, 16.

» Gen., L, 2, 25.

® Hanhook for Syria and Palestine, 1875. Ajoutons ici ces lignes intéressantes du juif Benjamin de Tudèle, qui visita Hébron et la Caverne-double au XIP siècle :

« S'il se présente quelque juif qui offre un salaire au garde de la caverne, on lui « ouvre alors une porte de fer qui a été faite du temps de nos patriarches (à qui « soit le salut!), et, accompagné d’un homme qui tient dans sa main un flambeau « allumé, il descend dans une première caverne, où rien ne frappe ses regards, t II descend ensuite dans une autre caverne qu’il trouve également vide ; enfin « il pénètre dans une troisième, où six tombeaux s’offrent à ses yeux : ce sont les

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Quand les fils d’Abraliam eurent occupé la Terre Promise et que fut mort le chef, nouveau Moïse, qui leur en avait fait la conquête et devant qui non seulement le Jourdain, mais le soleil luimême avait suspendu sa marche, ils lui érigèrent un digne tombeau, à Thamah-Saré, son héritage, dans la montagne d'Ephraïm. M. Guérin l’a retrouvé de nos jours Il offre sa double caoerne comme le sépulcre d’ Abraham, avec ces différences que la chambre mortuaire est double elle-même, quatorze tombes occupant perpendiculairement les deux cotés et le fond de la première pièce, Josué étant seul dans la seconde, au fond, en regardant l’entrée, et que le tombeau a sa façade au nord au lieu du midi. Mais, en n’observant pas, comme Abraham et ses fils, l'orientation chananéenne et égyptienne, soit par le fait de l’exigence des lieux, soit intentionnellement, de crainte de fournir un prétexte au penchant des Hébreux si enclins à l'idolâtrie de leurs prédécesseurs, restés leurs voisins, le tableau présente sous une autre forme la même pensée do la résurrection.

« D’après les traditions Juives, écrit M. Smith, il y avait un soleil d sculpté sur le tombeau de Josué en mémoire de la bataille de Betho- (( ran ^ » Ce soleil qui, sommé par Josué, ne s’était pas couché pour éclairer jusqu'au bout sa victoire sur les Chananéens, était la figure de celui qui devait accomplir sa victoire sur la mort. Josué n'avait

« tombeaux d’ Abraham, d’Isaac, de Jacob, de Sarah, de Rebeccah et de Léah ; ils « sont jdacés les uns vis-à-vis des autres, et tous jiortent une épitaphe gravée sur « la pierre. On lit sur le tombeau d’Abraham ; Ceci est le tombeau d' Abraham € notre père (à qui soit le salut!]. Le tombeau dTsaac et celui de Jacob portent « également une inscription ; il en est de même de tous les autres. Une lampe, « suspendue au-dessus des tombeaux, veille nuit et jour dans cette caverne. On y « voit aussi de grands tonneaux remplis d’ossements; ces ossements sont les d restes d’hommes Israélites, car anciennement les Israélites avaient coutume de d transporter leurs morts dans ce lieu, et chaque famille venait y déposer les d ossements de ses pères, ossements qu’on y a laissés jusqu’à ce Jour. » Itinerarium, p. 23.

' M. Guérin a découvert le tombeau de Josué, le 31 août 1S63. — Voir les plans dans sa Description de la Palestine, Samarie, t. II, p. 232, etdans Aurès, Revue archéologique, oct. 1866.

5 Dictionarg ofthe Bible, t. III, p. 1501; M. Vigoureux, t. III, p. 21.

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