LES PEINTURES DE LA CAPPELLA GRECA
Maintenant que nous connaissons les origines, la topographie et peut-être le nom de la cappella greca, parlons de ses peintures. Nous en avons déjà entrevu la physionomie générale et les différences. La région inférieure présente une suite de panneaux rectangulaires où le pinceau a simulé le marhre : ils portent le cachet de la fin du HP siècle où a eu lieu un remaniement de la chapelle. Il n’y a rien de plus, ou peu s'en faut, dans les bras de la croix. Mais la nef rectangulaire, qui est l’ancien sanctuaire, a été couverte do peintures à partir de ce soubassement. Immédiatement au-dessus, dans la région moyenne, règne une plinthe offrant à gauche un revêtement simulé de marbre ' ; à droite, vers le haut, deux ligues de demi-rosettes, opposées par les circonférences qui se croisent, et au-dessous, des sujets à personnages ; au fond, les mêmes rosettes et une bande rectangulaire, dans le champ. Un arc surbaissé, appuyé sur les murs latéraux, s’avance sur la place que devait ocper la chaire du Pontife, durant les saints mystères. Il est tapissé intérieurement d'un large rinceau en stuc, bordé d'une moulure, d'un style classique ^ Un arc pareil lui fait face, à l’ancienne entrée du sanctuaire, et un troisième à l'entrée du bras de gauche. Cet arc est le principe assez manifeste de Uarcosolium des catacombes, de l'arc triomphal ou absidal des basiliques. Toute la région moyenne au-dessus de la plinthe et toute la région supérieure du sanctuaire, les deux murs latéraux et celui du fond, les quatre naissances de la voûte, la voûte même ont été couverts de saintes images. Une d'elles à part, celle des trois Hébreux dans la fournaise,
* Planche I, n® 4,
* Planche I, n® 3«