L. IJ
* De Christo et Antichristo, 59. — Théophylacte voit dans le navire d'où Jonas est jeté à la mer la figure de la Synagogue qui rejettera le Christ : Navim esse typum Judœorum 8ynagogœ. Aringhi, ti II, p. 507.
• Boldetti, p. 372.
Uoan.,XIV, 9.
LA CAPPELLA GAECA 267
appelle sa course, course de stade analogue à celle du navire \ écrit : Je désire ma dissolution et dêtre avec le Christ ' ;' et le cimetière de Cyriaque nous offre un monument ainsi décrit par M. Léon Rénier : « une barque voguant à droite vers le monogramme du Christ ; un « oiseau perché au sommet du mât est également tourné vers le « monogramme '. » Le navire a en outre, sur les tombes chrétiennes, une signification plus particulière qui ne saurait être douteuse. Comme la barque funèbre des Egyptiens *, il indique la course de l'âme dans l'autre vie. 11 montre l'âme* qui, placée dans l'arche noétique de l'Eglise et assistée des prières, traverse heureusement les eaux brûlantes du Purgatoire et va se reposer « sur les « montagnes ^ » célestes, où la colombe divine lui apportera le rameau d'olivier et la paix. C'est ainsi que le nom de Navîgius, rappelant à la cappella greca le navire dont l'image l'accompagne ailleurs, y rappelle l'Eglise et les fidèles allant au port de l'éternité, qui est le Christ.
Mais ne sommes-nous pas avec le Christ déjà dans l'Église militante eirÉglise souffrante même, en aspirant à l'Église triomphante ? Votre vie, dit S. Paul, est cachée en Dieu avec le Christ, Quand le Christ, votre vie, apparaîtray alors vous aussi vous apparaîtrez avec lui dans la gloire ^. On lisait au cimetière de Priscille l'inscription suivante gravée aux deux côtés de Timage d'un défunt représenté en Orante ;