‹ Les antiquités chrétiennes rapportées à la Cappella greca du cimetière apostolique de PriscilleChapitre 41 sur 99 · CEINICA SOROR IN PAGE · texte numérisé non relu

CEINICA SOROR IN PAGE

au-dessous de laquelle on voit la colombe, c'est-à-dîre le Christ, selon les exemples parallèles, et comment ne pas lire : « Ceinica, « ma sœur, dans la paix du Christ? » Boldetti, pour cette épitaphe, et Fabretti, pour la précédente, n'ont pas hésité à transcrire la croix carrée à crochets par la même croix simple, +, que nous savons élre Téquivalent du chi, X. Le + à crochets est donc le chi et Tune des formes de ce monogramme primitif du Christ.

Je ne nie pas qu'il n'y ait aussi dans cette figure une « croix dissi- (« mulée. » Mais en vérité elle est bien « dissimulée, » et sous cette forme carrée qui n'est pas sienne, et sous ces crochets qui sont moins siens encore. Tout cela appartient au chi ou s'y rattache ; et, encore une fois, ce sont bien des chi qu'il fout voir avant tout dans ce qu'on appelle des « croix dissimulées, » c'est le nom du Christ qu'il faut lire dans ce sigle.

On trouve aussi *« çà et là, » au second et au troisième siècle^ le X désignant le nom du Christ traversé verticalement par le I désignant celui de Jésus ^ L'épitaphe de Marcianus déposé en 268 ou 279, au cimetière de Saint-Calixte ou à celui de Domitille, en présente un très-précieux exemple. Une colombe et un poisson, dessinés séparément au milieu des quatre noms des auteurs de l'épitaphe, désignent le Christ dont ils professent la foi. Puis, après Filio bene merenti et une lacune que Corsini et M. de Rossi suppléent in — « à « leur fils bien méritant dans » — , on lit :

qu*on interprète avec certitude : « I X D N, Jésus-Christ Notre-Sei- « Seigneur '. » Un second exemple du cimetière de Saint-Calixte

* De au earih., p. 526, rectifiant Boldetti, p. 526. — Ici, d'après les deux, pi. XI, 55. - A répit, de Ceinica il &ut joindre ceUe d^ipia. BulUL, 1877, p. 57. « De tu. carlh., p. 532.

» Boldetti, p. 80. - ImcHpt christ., 1. 1, p. 16. - Ici pi, XI, 56.

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et du troisième siècle, nop moins préeie«|x que le précédent, est répitaphe d'Augurimis ainsi conçue :

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