T. HN
sous les deux premières pyramides, les. armes de saint François de Sales estoient d’un costé attachées aux architraves des pilastres, et de l’autre celles du Pape Alexandre VII.
Sous les secondes se voioient celles du Roy et de Mons’ l’Archevesque, et sous les troisièmes celles de la ville de Dieppe et de la Visitation, toutes sur de beaux cartouches entourez de festons très bien travaillez. Au-dessous de ces cartouches, estoient autant de bras dorez avec de gros flambeaux de cire blanche, et entre deux plusieurs grands lustres, plusieurs tableaux à quadres dorez de grandeur égale, des plaques d’argent et divers autres agrémens. Le tout, estant placé avec beaucoup de symmétrie et sans aucune confusion, faisoit une ceinture très riche et très agréable. L'espace, qui restoit entre la corniche et le lambris estant tendu d’une haute lice, récréoit fort les yeux par la quantité de soye dont elle estoit rehaussée. Sur cette riante tapisserie se voioient les plus riches tableaux du pays, tous à quadre doré, et dans les endroits où l’on avoit remarqué que les réflexions des objets pouvoient relever la magnificence de cette décoration, on y avoit placé, au rang des tableaux, de très grands miroirs dont les quadres et les couronnemens, tous pleins de sculptures, estoient aussi dorez, afin qu’ils produisissent ce merveilleux effet.
Le lambris de la chapelle, qui estoit simplement peint de blanc, fut tendu d’une tapisserie de la Chine tout à fait jolie et presque toute pleine de soye. Dix grosses lampes d'argent estoient attachées à ce lambris et chacune estoit remplie d’un cierge à quatre branches, et au milieu de toutes ces lampes pendoit un grand chandelier de
bois doré.