Œ PP MER
Mons’ le cardinal du Perron n’a pas oublié (a) lorsqu'il à
fait les tableaux des triomphes de ce monarque dans ces trois stances :
Dieppe y sera dépeinte et les Champs occupez Par tes suiets mutins tost après dissipez, Champs dont la mer angloise humecte le rivage, Où Neptune, étonné de changer de couleur,
Vid disputer la force avecques le courage,
Et combattre le nombre avecques la valeur.
Tes ennemis, alors enyvrez d'espérance,
Pensoient bien estre à bout du destin de la France, Te laissant pour tout chois ou la fuite ou la mort; Ils observoient des vents l'inconstance importune, Croians que tes vaisseaux s’appareilloient au port Pour embarquer sur l'eau le bris de ta fortune.
Mais leur dessein sans plus fut des vents emporté ; Tu pris une autre route, et ton bras redouté S'ouvrit avec le fer mainte voye inconnue ;
Pour unique salut ton salut négligeant,
Comme un foudre enflamé se fait jour par la nue Et fend l'ombrage espais qui l’alloit assiégeant.
En sorte que, comme il est dit en ce quatrain (b) :
Arques, Ivry, Dijon portent toujours les marques
De l'heur, du droit, du cœur du plus grand de nos Roys ; Et l'orgueil étranger tremble toutes les fois
Qu'on parle des combats de Dijon, d'Ivry, d’Arques.
Et c’est ce qui a fait qu'entre les inscriptions du piédestal de la statue de Henry IV et du cheval de bronze du Pont-Neuf de Paris, on a représenté la bataille d’Arques gagnée par Sa Maicsté, et escrit en lettres dorées de relief sur des tables de bronze : GENIO GaL- LIARVM, ET INVICTISSIMO. R. Qvi ARQVENSI PRÆLIO MAGNAS CONIVRATORVM COPIAS PARVA MANV FVDIT.
(a) Selon l'autheur du livre intitulé : Les deux plus g
randes, plus célèbres ct plus mémorables réjouissances de la ville de Lion, -- (b\ Le même.