COUP D'(EIL SUR LBS TEMPS POSTÉRIEURS
Il n'en fut pas ainsi. L'unité Césarienne fut viclorieuse, et l'empire resta concentré dans les mains d'un rude caporal, paysan des bords du Danube, Aurélien (273) i. L'empire divisé, avait laissé TÉglise en paix ; l'empire concentré allait recommencer à persécuter l'Église. Aurélien, dont la mère avait été prêtresse du soleil, était païen de cœur ; il relevait les cultes orientaux, il ramenait à Rome le dieu exilé Élagabale. Il s'irritait contre le sénat, qui, probablement chrétien en partie, tardait à consulter les livres Sibyllins : « On dirait» lui écrivait-il avec co-
empereur en Illyrie. Gallieo périt en Tassiégeant dans Milan. Ce n*est qu'en 268 que Claude le Gothique le défait et le fait périr. — L'Egypte 8'était aussi révoltée et avait forcé son gouverneur ^milianus k prendre la pourpre (262);— l'armée de Scytbie avait à son tour proclamé, malgré ses prières et ses larmes, Satuminus empereur (263- 267); tous deux périrent bientôt : — Pison en Tbessalie (261), et en Âcbale Valère, assassin de Pison, eurent le même sort. — La révolte de la Gaule est plus sérieuse. Posthume s'y fait proclamer, est recon* nu par la Bretagne et l'Espagne, remporte plusieurs victoires sur les barbares: il est tué par ses soldats dont il veut arrêter le pillage (261-267). — Puis après lui Victorinus, qu'il s*est associé, un second ViclorinuSt fils du premier, et enfin Vielorina, leur mère et leur grand-mère, elle-même proclamée Auguste et Mère des armées ; — elle s'associe successivement le forgeron Marins (268) et le sénateur Téirieus. Celui-ci négocie avec Aurélien et lui livre sa propre armée (2T3). Lui et son fils, César sous lui, furent traités avec honneur. Alors seulement l'unité de Tempire, brisée depuis treize ans, fut rétablie.