‹ Les Antonins: ans de J. C., 69-180Chapitre 16 sur 156 · XII · texte numérisé non relu

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2 O919 i ffVTT^vfia à»Op<u^«u rcp^^çitSt» rh àyi^ptairno^t yéwçy ou yà» aifuctlo'^ i fn^tpfnOtrU^, dûXàtûxocvwyia. XII, 26.

qnait tout à l'heure? c C'est aussi, se bâte-t*il d'ajouter, parce que les méchants, comme tels, font partie de Tordre universel, qu'ils remplissent leur fonction, qu'ils portent de mauvaises actions comme le figuier porte des figues. » (Chacun sent combien ce fatalisme est en contradiction avec la morale de Marc Aurèle et avec toute morale). Ou bien encore (dogme favori et bien erroné des stoïciens): « parce que le vice n'est qu'une erreur de re<%prit, une fausse notion (^y/aa) des choses, qu'il faut rectifieret non blâmer ^ Ou enfin, parce que tout est « opinion » *. (Je n'ai pas besoin de relever ici combien ces diverses raisons se contredisent.)

On s'est demandé si Marc Aurèle admettait l'immortalité de l'âme. De ses deux hypothèses, l'une, l'hypothèse des atomes, est négative de toute essence spirituelle. L'autre conduit à Tabsorplion, par suite à l'anéantissement ; les éléments une fois rendus à la matière commune d'où ils sont sortis, Tâme animale conrondue avec l'âme animale universelle, la raison de l'individu avec le Logos commun, l'homme rentré, comme dit Marc Aurèle, dans la pépinière des êtres, il n'y a plus d'homme, il n'y à plus d'être distinct, il n'y a plus de moi. Aussi les peines de l'autre vie, les récompenses, la félicité après la mort ne sont-elles jamais indiquées, même comme hypothèse, par Marc Aurèle. Il ne parle que de repos en Dieu ', et ce re-

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