‹ Les Antonins: ans de J. C., 69-180Chapitre 30 sur 156 · To lirc^MCMc roO 9ioû, IV · texte numérisé non relu

To lirc^MCMc roO 9ioû, IV

2. Inscriptions memnoniennes : sous Néron (66) deux centurions; sous Domitien, (81 1 la femme du préfet, (95) el le préfet lui-même; un préfet (104) sous Trajan ; plusieurs inscriptions sous Hadrien en 126, 124, 122 (lui el sa femme Sabine). Voy. M. Ltaronne. Inscriptions de FÉyypie, Uenzen, 3505 suiv. — Voyez aussi Sirabon,XlII ; Juvénal; Pausanias, 1, 42. — Memnon rendait môme des oracles. Lucien, PhilopseuueSt p. 842.

3. 11 y a déjà dès le temps de Tibère une inscription mithriaque (Henzen, 5844) ; il y en a sous Septiroe Sévère et Garacalla (Henzen, 5845, 5855); mais elles abondent surloul au quatrième siècle ~ Sur le culte de Miihra, voy. entre autres Justin, ÀpoL, I, 81 ; Origène, Cùnirà CeU., VI, 22 ; Tert., de Corona, ib , de Prwscnpt,, 40 ; de Baplismo, 5.

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dessus de la tête du ^pénitent de manière à ce que par les nombreuses ouvertures du plancher la rosée sanglante tombe sur lui. 11 présente son visage, il se renverse en arrière pour recevoir le sang de la victime, il en inonde ses joues, ses mains, ses oreilles ; il ouvre sa bouche pour le boire.Il sort ensuite hideux et sanglant; et alorson lesalue, on se jette à ses pieds, on Tadore ! il est purifié de ses fautes, et régénéré, les uns disent pour Téternilé, les autres pour vingt ans. Dans vingt ans,s'illefaut,il recommencera^. Mais la dévotion païenne, au moins celle d'alors, était surtout une dévotion dormante. Les prodiges éveillés étaient rares; les dieux se révélaient surtout par des songes. Tous les conseils et tous les remèdes arrivaient par la porte d'ivoire. Les oracles parlaient aux dormeurs. il Le songe vient de Jupiter » (xa2 y%p fova/» ht Mùç In-c), disaient les poètes, les philosophes et tout le monde. Un songe donnait à Marc Aurèle le remède de ses maux ; un songe avertissait Pausanias de taire les secrets de la Cérës d*Athènes ; un autre commandait un livre à l'athée Pline, à l'incrédule Lucien ; un autre donnait à Fronton un spécifique contre la goutte. Des songes imposaient à Aristide, songeur perpétuel, trois ou quatre de ses inu-

1. Voyez la description du taurobole dans Prudence, Péri Steph., X, 1011, et un poème antique cité par Saumaise, ad Lamprid,, He'iogab , 7. Il y a un bas-relief antique représentant cette cérémonie; de Roze, Àcad. ffes In^cript, t. II. La plus ancienne mention du taurobole est dans une inscription de Naples en 133, sous Hadrien ; Mommsen, /nscript. Neap , 2602 ; puis une de 163, sous Anton in à Lyon (Orelli 2322); puis une foule d'autres. — Les inscriptions 2'^35 et 2355 (Orelli) parlent d'un renouvellement à faire au bout de vingt ans, d'autres disent au contraire : In xternwn renafus, (Ibid., 2352. Henzen 6041.)

On sacrifiait quelquefois de la môme façon un bélier, d'où le nom de criobole.

Au 3* siècle, les tauroboles appartiennent au culte de Mitbra comme à celui de Cybèle, ou plutôt les deux cultes semblent se confondre.

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tiles harangues. Un athlèlo, dévot à Esculape, recevait en rêve de ce dieu, qui se mêlait de tout, une recette pour terrasser son adversaire ^ Plusieurs temples étaient ouverts à ceux-là seuls que le dieu y avait appelés par an songe *. Dans le sanctuaire d'Amphiaraûs, après la purification et le sacrifice, on s'étendait la nuit sur la peau du bélier immolé ; on y rêvait comme de juste et le lendemain on demandait au prêtre l'explication de ce rêve *. Car le songe, habituellement obscur, n'était rien sans l'explication, et l'interprète venait après le dieu. C'était un métier populaire que celui d'interprète des songes, mais c'était en même temps une grande science. Il y avait des interprètes à quatre oboles *; mais il y avait aussi des écrivains sérieux comme Artémidore ',' qui, après des années de lectures et de voyages, avait résumé cette science en cinq livres, dont quatre nous restent, monuments de la puérilité antique. Ce sont les miracles du vrai Dieu qui s'opèrent debout, en plein jour, en plein réveil, en pleine raison : le surnaturel païen a besoin de la nuit, du sommeil, du rêve ; il n'est puissant que sur l'homme endormi. 11 lui faut le silence de la raison et rinertie de la volonté, pour qu'il trouve passage et opère son miracle. Cette thaumaturgie dormante était bien

1. Pausan., I, 14, 38 ; Pline, Ep,, III, 5 : Lucien, Mac^b., in priocip., p. 911 ; M. Aur., I. 17; Fronto. de Periit aUiens., p. 192 ; Aristide, Oral. II m Minervam, VI in Esculap.» Vil in Àsclep,, XV ad Cyzie.

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