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RECRUDBSCENGB DU PAGANISME. 73
son impérial disciple, avec tant de faiblesses, tant de superstitions, tant de petitesses païennes dans sa vie, n*en est pas moins, en fait de doctrine, vague, indécis, misérablement tiraillé entre les hypothèses les plus contradictoires et lesplusabsurdes;chezlui lapeaséedei'unité divine ressort à peine ; et, après que Plutarque lui-même, Apollonius, Épictète lui ontenseigné àdire Dieu, il dit encore et presque toujours les dieux, sans savoir ce que sont ces dieux.
Mais Apulée, Pausanias, Aristide, Marc Aurèle n'étaient que de simples mortels ; d'autres ont prétendu être des dieux. Le siècle précédent avait en ses hommes devenus dieux : nous avons assez parlé d'Apollonius S qui a laissé après lui une renommée bien contestée et bien diverse, mais qui du moins ne semble pas avoir passé sans un certain renom de moralité, de pureté, de sainteté même. Les dieux que nous allons voir n'ont guère ce mérite. Il y a d'abord un NéruUin, ou plutôt sa statue, laquelle est toute dorée, faite dieu par la ville de Troas, recevant des sacrifices, rendant des oracles, guérissant des malades, tandis que, hélas I l'original, Néruilin lui-même, est vivant, mais malade et ne sachant pas se guérir *. Il y a aussi à Parium