IV, 10. 33; VI, 18; IX
je Qc puis que te demander de me conserver le meilleur des mailres, qui m'a donné plus de consolation que nul homme au monde ne m'a jamais causé de tristesse ^ « La tendresse de Marc Aurèle déborde sur tout ce qui Tenvironne. Ses jeunes enfants, sa mère pour laquelle sa sollicitude est continuelle, sa femme elle-même dont il trouve à louer la déférence, Taffection, la simplicité •. sont Tobjet des douces préoccupations des deux amis, a Ainsi que tu le désires, mon maître, je te dirai eu deux mois, occupé comme je le suis, que notre petite va mieux et court dans Tappartement. Faustine se rétablit. Notre petit Anlonin [pullus noster) tousse un peu moins ; dans notre petite nichée, autant chacun a de raison, autant il prie pour toi ^ » Et Fronton à son tour : a J'ai vu ta fille. Je t'en aime dix fois autant {decem tanta te amv). il m'a semblé vous voir enfants tous deux, Faustine et toi; tant cette enfant a su prendre ce qu'il y a de mieux dans vos deux visages. Je t'en aime dix fois autant. Adieu, trèsdoux seigneur ^. » A quoi Marc Aurèle ré[)ond en parlant à Fronton des deux Gratia, sa femme et sa fille: « Et nous aussi nous aimons Gratia, d'autant plus qu'elle te ressemble. Aussi comprenons-nous bien que notre fille ait gagné ton cœur par sa ressemblance avec nous. Rien que de savoir que tu las vue est une joie pour moi. Adieu, mon très-bon maître '. » Des passages de cette simplicité