‹ Les Antonins: ans de J. C., 69-180Chapitre 68 sur 156 · V. ci-deMU8, p. 115 et suiv · texte numérisé non relu

V. ci-deMU8, p. 115 et suiv

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de Cassius, à laquelle n'avait pris part aucun chrétien, mais qui avait mis le feu dans tout l'Orient, put faire momentanément comprendre à Marc Âurèle où étaient les vrais ennemis de l'Empire *. Les édits d'Hadrien et d'Ântonin furent renouvelés, les accusations interdites contre les chrétiens. Sous Marc Aurèle éclairé et reconnaissant, il y eut un moment de justice et un répit bien court, il est vrai *.

L'Église sut en profiter. Soit sous la persécution, soitdans la paix, le développement du prosélytisme et plus encore du génie chrétien fut remarquable sous Marc Âurèle. Le génie chrétien s'associa sans peine au génie philosophique et oratoire de la race grecque. Il y eut à ce moment une pléiade de Pères de l'Église comparable peut-être à celle du quatrième siècle, si leurs œuvres n'eussent péri presque toutes et si nous pouvions en parler autrement que d'après de lointains souvenirs. Eusèbe nomme ces saints évèques et ces savants docteurs : Denys de Corinlhe, l'oracle de la chrétienté à cette époque, dont les lettres vont partout, à Lacédémone, à Athènes, à Nicomédie, dans la Crète, pour réveiller le zèle, prêcher la

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