‹ Les Antonins: ans de J. C., 69-180Chapitre 85 sur 156 · VUarum auctio, p. 190, 191 ; Pisûatar, p · texte numérisé non relu

VUarum auctio, p. 190, 191 ; Pisûatar, p

l'espèce dominante et celle qu'il déteste le plus : le stoïcien, cupide et usurier ^ qui se fait payer cher par ses élèves et exige rudement son salaire ^ ; qui ensuite, lorsque ses élèves ont besoin d'argent, leur en prête, mais à gros intérêts, et les prend au collet pour se faire payer, après une leçon sur le mépris des rictiesses *. Il nous peint eds philosophes débauchés qu'on invite à un festin et qui font de ce festin une orgie ; qui obligent les femmes & se retirer (quoique les femmes dealers fussent assez accoutumées à rencontrer peu de respect) ; qui, se querellant à table, de péripatéticien à cynique et de cynique à stoïcien, épuisent les arguments de l'école, et bientôt passent aux arguments de Tivresse, discutent à coups de poings, à coups de dents, de bâton et de bouteille, sont rapportés chez eux ivres et meurtris, et le lendemain annoncent par une affiche, à la porte de leur auditoire, que le philosophe malade remet à un autre jour sa leçon sur la tempérance *. Il nous montre encore le philosophe parasite, se louant à un homme riche ou à une femme à la mode pour un salaire de deux cents drachmes qu'on ne lui paye pas toujours *, se pliant à tous les services et endurant tous les affronts *, éveillé par la sonnette du maître, portant sur ses genoux la chienne fovorite de la maltresse, assis à leur table pour y avoir le morceau que l'on dédaigne et le vin dont on ne veut pas, donnant des

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