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Aristide, Saeri sermones, IV

2. Cbryseros nummularius qui metu officiorum etmnnerum publicorum opes suas dissimuiabat. Apulée, Métam., IV; Quelquefois, cependant, le décurionat était encore recherché. Fronton, ad Arr, Anton, Bp, ad amieos, II, 6.

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des citoyens envers leur ville, que nous avons vas nombreux sous ÂnioniQ, ne nous apparaissent plus, sous Marc Aurèle et dejjuis, que dans de rares inscri[>tions *. Les notions même du droit municipal disparaissent; « on ne sait plus bien ce que c'est que munlcipe et colonie^ et en quoi ces mots-là difiereut. Les dr its des municipes :^ont choses oubliées ; on ne les réclame plus, faute de les connaître*. »

La cité s'aOaiblissant et se décolorant pour ainsi dire, l'empire lui-même, qu'assez de calamités accablaient déjà, l'empire s'affaiblit et s'appauvrit. Nous ne voyons plus sous Marc Aurèle de ces grands travaux qui attestent sous ses prédécesseurs la puissance, la richesse, l'activité des nations '. La population diminue. Quoique chaque jour

1. Ed 169, un citoyea de GuicuU (DjamUa en Afrique) élèye à ses frais une basilique et deux statues des empereurs ; un autre doone encore une statue. (Renier, 2529, 2500, 2532; Henzen, 6592 . A Pérouse, Annius Leona érige une statue à Antonin (en t79. Orelli, 4038). ~ A Olympie, un Grec fait des travaux pour amener i>au en abondance (Lucien in Peregr^no, p. 999). — Libéralités faites par PudenliUe pour célébrer la toge yirile de son Ois (Apulée, Apoiog ). ^ J*ai parlé aiUeurs des libéralités d'Hérode Atticus (voy. ci-dessus, p. liO et s.), de celles du rhéteur Dasumianus. — Le futur riche, dansLucien (étranger admis au domicile), promet au peuple d'Athènes une largesse de cent drachmes par mois pour chaque citoyen, cinquante pour chaque métèque, des bains, des édifices; mais ce ne sont là que des promesses, rappelant les anciennes habitudes. (Navigium, p. 939.) — Promesse d'un proscenium à Gables Dig, 8, de PoUieiial. (L, 18.).

2. Municipes et municipia verba obvia... Quid municipia sint et quo jurea coloniis distant, ignoramus... Obscura obliterataque municipiorum jura, quibus uti jam per innotitiam non queant. (Aulus GeUius, XVI, 15.)

S. Les deux seules inscriptions de ce genre sont : de nouveaux trayaux pour les aqueducs Marcia et Antonia à Rome (Gruter, 177) ; une borne miUiaire près de La Haye, de Tan 162. {Ibid., 150.) L'histoire dit cependant que Marc Aurèle donna de grands soins aux voies publiques dans Rome et au dehors. (Gapitolin.) Je ne parle pas de la réparation d'un amphithéâtre en Afrique (Henzen, 6597), ni de l'achè- ▼ement ou de la restauration du temple d'Hadrien à Gyxique. (V.

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on fesse de nouveaux citoyens romains, les citoyens romains sont chaque jour plus insufSsants au recrutement des légions ; il faut de plus en plus recourir aux provinciaux, et non-seulement aux provinciaux, mais à des barbares que Ton achète, mais à des esclaves qu'on affranchit, comme il s'était Tait dans les plus grands périls de la république, mais à des gladiateurs qu'on enlève aux plaisirs du peuple, mais à des bandits que Ton combat pour les enrégimenter ensuite *.

Le centre de l'empire, Tltalie, qui s*était un peu relevé sous les derniers empereurs, va de nouveau s'appauvrissant. La vie et la jeunesse lui manquent '. La propriété italique est en discrédit ; il faut que, renouvelant une loi de Trajan, Marc Aurèle oblige les sénateurs à mettre en biens d'Italie un quart de leur fortune '. Et cependant, c'est encore à l'Italie, contre la prohibition formelle de Trajan, que Marc Aurèle demande des colons pour subvenir aux besoins de l'Espagne épuisée. Les hommes manquent donc partout sur le sol de l'empire ! Aussi, les médailles ne donnent-elles plus à Marc Aurèle ces titres de locupletator orbis, ampliator civium^ qu'elles donnaient à ses prédécesseurs : sa sincérité n'eût pas accepté

Aristide le rhéteur et Tarticle cité plus haut de la Revue archéol., 1864, t. I, p. 352.)

1. Marc Aurèle enrôle : 1° des esciaves sous le nom de volontaires ; 2* des gladiateurs sous le nom d' obseguentes ; 3* des brigands de la Oalmatie et de la Dardanie ; 4* des Diocmites (?/ et d'autres Barbares. 11 achète des Germains contre les Germains. Capitolin. — Sur le service des étrangers dans les légions, Y. Aristides, Oral. XIV, de Urbe Roma.

2. Marc Aurèle, dans un discours au sénat, souhaite de Toir florere in Ualia inlibalamjuvenlulem ; le puriste Fronton explique et corrige ce mot par celui-ci : Italica oppida freguentari copia Juniarum. Front, ad M. Css.), LI, 9. (Éd. Mal, p. 79.)

3. Trajan exigeait le tiers. Voyez, plus haut, t. I, p. 253 , et CApftolin» inàlaieo, 11.

un tel hommage et la flatterie elle-même ne Teùt pas hasardé.

Et de plus, ce qui ne s*était pas ftiit auparavant, ou ce qui s'était fait bien partiellement et bien rarement, Marc Âurèle donne entrée aux peuples barbares dans son empire. Jusque-là, ils y entraient comme captifs et comme esclaves, et c'était déjà un grand mal que le monde romain se recrutât à une telle source. Mais ils y entrent maintenant comme colons et comme soldats, pour remplacer la population indigène qui fait défaut, et ils y entrent en nombre immense. Des barbares, captifs, transfuges, ou même émigrant en corps de nation sous la conduite de leurs chefs, sont admis à s^établir en Dacie, en Pannonie, en Mésie, dans la Germanie romaine, jusqu'en Italie. Marc Aurèle eut bientôt lieu de s'en repentir : ceux d'entre eux qui habitaient auprès de Ravenne se révoltèrent et furent sur le point de s'emparer de cette ville. Aussi l'Italie fut-elle désormais délivrée de ces dangereux colons : mais ils restèrent dans beaucoup de provinces ; un nombre infini de barbares, dit l'historien, furent transplantés sur le sol romain. On en venait là pour suppléer à cette btale dépopulation de Tempire, grâce à laquelle les bras manquaient déjà aux champs et aux armées : le mal était bien grave, et le remède bien dangereux *.

La décadence se faisait sentir aussi dans les choses de rintelligence. Si la liberté politique n'est pas nécessaire au progrès intellectuel, la liberté ou une liberté quel-

t. V. Gapitolin : Inflnitos ex gentibas in Romano solo coUoctyit. Nombreuses transplantations de Quades et autres barbares riverains du Oanube en Oacie. Dion, LXXI, 11 ; Astinges en Dacie Ib,, It. Naristes, au nombre de trois mille. Ibid., 21.

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conque lui est nécessaire. Il peut se passer de la vie politique ; il ne peut se passer de la vie. Et c'était la source de la vie qui, par ramoindrissement de la cité, commençait A tarir pour l'empire romain.

De plus, les sciences et les lettres sont comme les eaux d*un ruisseau ou d'un lac, elles perdent en profondeur ce qu'elles gagnent en étendue. Aux grandes époques de la Grèce, au siècle d'Auguste pour les Romains, il n'y avait eu certes ni autant de rhéteurs, ni autant d'écoles qu'il y en avait depuis le règne d'Hadrien. Sous Hadrien et sous les Antonins, les lettres, la rhétorique, la philosophie, étalent les hôtesses bienvenues de toutes les demeures un peu aisées r protégées du prince, accueillies des grands, elles charmaient l'ennui du riche, trompaient môme quelquefois la souffrance du pauvre. L*école de Rome, l'école d'Athènes, le Musée d'Alexandrie, rehaussés sans cesse depuis Yespasien par de nouveaux honneurs et de nouvelles libéralités, étaient comme les trois grandes universités de l'empire romain ^

Mais, c'était une époque trop instruite pour être une époque de génie. L'esprit vivait dans une serre chaude où mille jolies plantes pouvaient fleurir, qui se seraient étiolées ailleurs ; mais il eût fallu, pour que le chône y poussât de profondes racines, an sol plus ferme, un plus large espace, une atmosphère plus virile. Trop de gens étaient lettrés pour qu'il y eût de grands écrivains. 11 ne faut pas s*y tromper : un peuple instruit n'a guère d'hommes de génie ; l'école primaire tue la science.

L'influence personnelle de Marc Aurèle agissait dans le

I. Sur Yespasien, yoyei t. I, p. 172, 173; sur Hadrien, t. II, p. 94, 35, 39, 43 ; et de plus, sur le Musée d'Alexandrie, 8trabon, XVIi. Pbilost., Vila Soph.^ 1, 22, 25. Suétone, Claude, 52,

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même sens. Ce n'était pas une intelligence virile ; c'était un écolier parfaitement élevé et parfaitement docile, plein des leçons de ses professeurs,et lui-même professeur sous la pourpre; le révolté Cassius l'appelait le discoureur (3ialoyUmiç)' 11 y avait chez lui un certain pédantisme qui s'accommodait mal des brusques spontanéités de l'art et du génie. II avait le goût de la philosophie et nous venons de dire comment il s'y était pris pour mettre la philosophie en honneur. 11 avait aussi, quoiqu'à un moindre degré, le goût des lettres ; sa correspondance avec Fronton nous le montre, César et homme mâr, faisant encore de la rhétorique scholastique avec son vieux maître. Aussi protégea-t-il les lettres *, ou du moins ce que son siècle entendait presque exclusivement par ce mot, c'est-à-dire les grammairiens latins et les rhéteurs grecs ; mais il ne sut rendre ni à la langue latine sa pureté, ni à l'éloquence grecque son sérieux.

J'ai déjà dit comment Tidiome romain avait commencé à se corrompre. Il était devenu, par le droit des peuples conquis, l'idiome ofiBciel et intellectuel de bien des nations qui n'avaient pas eu le temps de l'apprendre. Ces nouveaux venus de la cité et de la littérature romaine y portèrent leurs barbarismes. L'école littéraire de Trajan protesta contre cette irruption. Tacite, Pline, Juvénal, furent, de naissance, de langue, de sentiment, Italiens. Hais, après eux le génie provincial domine. Parmi les écrivains qui nous restent, Florus, au temps d'Hadrien, parait avoir été ou Gaulois ou Espagnol. Sous les Antonins, Fronton est Africain et la latinité sous sa plume commence à déchoir. Sous Marc Aurèle, Apulée, à demi Nu-

1. ■ Un roi intelligent et surtout ami des savants, « dit Lncien, adv. Jndoct., p. 872.

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mide et à demi Gélule, parle un latin provincial, et, quoique païen fanatique, nous donne le premier type de ce qu'on a eu de nos Jours la complaisance d'appeler le latin chrétien. Aulu-Gelle seul est Romain, il est grammairien de son état, et cependant son hésitation sur des questions grammaticales très-élémentaires semble montrer que la grammaire latine commençait à tomber en oubli. De plus, ce qui ressort chez tous, c'est la puérilité de la pensée. Passe pour Apulée qui est un rêveur et un romancier ; mais Fronton est un grand rhéteur, un avocat illustre, un consul, un ami du prince, presque un homme d'État. Cependant Fronton écrit l'éloge de* la poussière, réloge de la fumée et l'éloge de la négligence ; Fronton ne descend pas un instant de sa chaire, et à soixante ans, il continue d'enseigner son impérial écolier de quarante ans sur les tropes et les figures. Aulu-Gelle n'est pas moins frivole ; il a vu tous les grands hommes de son temps, il a causé familièrement avec Fronton, avec Hérode Atticus ; il a soupe à Athènes avec Calvisius Taurus: qu'ont-ils dit ? lis ont parlé grammaire : tel mot est-il latin 7 telle phrase est-elle bien tournée ? Tite Live en cet endroit n'a-t-il pas péché contre la langue ? Cicéron a-t-il bien fait d'employer ce vocable et non celui-là? Voilà ce que la vie intellectuelle d'Athènes, la conversation des sages et des hommes d*État, le beau ciel de la Grèce, le calme des heures de repos inspiraient à Fauteur des Nuits attiques.

La rhétorique grecque avait incontestablement plus d'éclat. Car je ne parle ici — ni de la poésie : sous Marc Aurèle et dans le prosaïque empire romain d'alors, elle doit compter à peu près pour rien ; — ni du théâtre : la tragédie et la comédie antiques étaient détrônées par les sal-

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timbanques et les gladiateurs ; — ni de Tdoquenee politique, de plus en plus circonscriie dans les affaires de ménage ou de plus en plus confondue avec la rhétorique ; — ni de rhistoire, quoiqu'elle fût fort cultivée, mais par des ibéleurs plutôt que par des historiens; écrivains que Lucien traite fort mal et que la postérité n*a pas mieux traités, car elle n'a gardé ni leurs écrits ni même leurs noms.

Mais le génie grec se dédommageait de ces gloires éteintes par la gloire de ses sophistes. Par ce mot, doni les significations ont été fort variables, il faut entendre en ce siècle-là les rhéteurs.

La rhétorique avait donc continué d'ôtre ce que j'ai décrit ailleurs, non-seulement une profession, mais une fonction dans TÉtat, hiérarchiquement présidée par la chaire de Rome, la première de toutes, par la chaire d'Athènes qui menait & celle de Rome, puis par celles de Smyme, d'Éphèse, etc. La succession des grands rhéteurs s'était continuée. Hérode Atticus, disciple de Polémon et de Favorin, avait formé presque tous les grands rhéteurs du temps de Marc Aurèle, Aristoclès de Pergame, Hadrien de Phénicie, Marc de Byzance. Hadrien de Phénicie forma à son tour presque tous ceux de l'âge suivant. Les rhéteurs n'étaient pas seulement les favoris et les salariés du prince, ils étaient les salariés et les favoris du peuple. Les six ou dix mille drachmes que pouvait leur donner la munificence impériale n'étaient rien auprès de la fbrtune que leur talent leur procurait: les rhéteurs semblent avoir été les millionnaires de ce temps-là. J'ai dit la fortune fabuleuse d'Hérode Atticus. Rufus de Périnthe était l'homme le plus riche des bords de l'Hellespont. Dasumianus, digne amateur de la rhétorique, se

ftisait enteodre pobr rien, et, après avoir entendu les rbéteurs Hadrien et Aristide» il leur envoyait à chacun dix mille drachmes.

Outre l'argent que le génie en général ne dédaigne pas, les rhéteurs avaient la gloire. Dans la rhétorique, il Datât bien le dire, s'était réfugiée toute l'activité d'esprit, toute Tambition intellectuelle de la Grèce et du monde romain. La leunesse se pressait au pied de leurs chaires. On appelait le titulaire de la chaire d'Athènes, président de là jeunesse athénienne. Les disciples s*enthousiasmaient pour les maîtres jusqu'à la passion ; ceux d'Hadrien battaient à mort les admirateurs de Chrestus. Ils imitaient la voix, la démarche, la toilette de leur maître ; ils ne parlaient pas de lui sans pleiu*er. Quand on annonçait à Athènes unedéclamation d'Hadrien, tout le peuple, sénateurs, chevaliers, vieillards, femmes désertaie ut les bancs du théâtre, et couraient en foule versl'Athéoée, se raillant des traînards. Quand un rhëteurcélèbre arrivait dans une ville, ce n'étaient que supplications pour qu'il s'y fit entendre, encombrement du théâtre, applaudissements, larmes, et, pour le héros du jour, couronnes, diplômesciviques, sacerdoces, immunités, tout ce que pouvait donner une ville grecque déchue de sa liberté. Et comme il y avait des villes grecques dans tout l'Orient, ces tournées triomphales des grands rhéteurs comprenaient,8ans parler deRome^ hôtesse privilégiée de tous les talents, laGrèce,rAsieHineure, la Syrie, l'Egypte. Aris* tide, quoique sa dévotion le rende modeste, s'intitule le premier des Grecs ; Hérode Atticus est appelé la langue de la Grèce; Hadrien, arrivant de Phéoicieà Athènes, dit en occupant sa chaire pour la première fois : <c Cette fois-ci encore, les lettres vous viennent de Phénicie. » (Gadmus, on doit le savoir, était censé avoir apporté l'alpbabet de

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Sidoa en Grèce ). Hadrien était arrivé à Athènes en triomphe, les chevaux qui traînaient son char conduits avec des rênes d'argent, lui-même vêtu d'un habit magnifique, couvert de pierres précieuses ; on le vénérait comme le grand prêtre d'Eleusis ; un cortège de jeunes gens le ramenait chez lui tous les jours.

Plus que jamais, ces hommes se faisaient flaire la cour par le prince. Nous avons vu la longanimité amicale de Marc Aurèle pour Hérode Atticus. Quand ce prince vint à Athènes, c'était, disait-il, pour se faire initier à Eleusis et pour entendre discourir Hadrien. Après l'avoir entendu, il le combla d'honneurs, d'argent et de ces exemptions municipales toujours si appréciées^ ASmyrne,il voulut voir Aristide qui, sans façon, refusa d'aller chez l'empereur parce qu'il avait un discours à faire et n'aimait pas à se déranger ; de plus, disait-il, il n'avait rien à demander de ce que les autres demandaient. L'empereur le vit enfin : * Quand pourrons-nous t'entendre ? lui dit-il. — Proposemoi un sujet aujourd'hui et tu m'entendras demain ; car je ne suis pas de ceux qui vomissent (c'est-à-dire qui improvisent), mais permets que mes disciples y assistent. — Soit, ce sera plus populaire. — Permets leur de crier et d'applaudir. » Marc Aurèle le permit et eut la bonté de prendre ce sans-gêne pour de la simplicité.

Dans cette admiration du prince, dans cet enthousiasme de la jeunesse, il y avait quelque chose de sincère. On pleurait pour tout de bon à ces harangues ; on pleura lorsque le rhéteur Hadrien fit l'oraison funèbre d'Hérode Atticus; quand il fut accusé du meurtre d'un rival que ses élèves avaient tué, on pleura et il fut absous. C'est

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