LES DYSPEPSIES BILIAIRES
Dans d’autres cas d’antro-bulbites, on est plutôt orienté vers un diagnostic de dyspepsie biliarre : : l'évolution par périodes brèves de trois- -quatre Jours, Recte parfois de malaises au réveil, la persistance de petits malaises entre les mauvaises périodes, certaines intolérances alimentaires, le retour d’une crise douloureuse provoquée par un écart de régime, l'existence même d’un | signe de Murphy, quel-
cs, sont autant 4 arguments |
a constipation opin tre, avec patois de. a arrhéiques, a douleur diffuse de l'abdomen à la palpation, pourraient être en faveur d' un syndrome entéro-vésiculaire. Line s les crises nocturnes si fréquentes. chez les biliaires Fes 0 Sont rares, les nausées et les’ vomissements aussi, du moins chez les malades encore indemnes d'intervention chirurgicale os 7e De Chez la femme, les règles restent sans influence sur les troubles, contrairement à ce qui se the o ordinaire chez te bilaires. : PASSES
Le tubage ul n loi en rien et ramène une bile normale ; le tétraiode colore normalement, montrant ne ee une vésicule qui. S ‘éväcue : parfaitement après un repas de 2 ed. œufs ; les diverses médications biliaires restent finalement | __ sans re. la cure de Vichy est mal supportée ; ; la cholé- \cystectomie, qui fut quelqueféis pratiquée, n ‘apporte point d'amélioration (Obs. HD), et même aggrave les troubles: SAS
Le SYNDROME ULCÉREUX in we
À cause de leur syndrome douloureux tardif périodique, J.-J. Duparry et G. DupourG ont attribué aux antro- = bulbites le qualificatif de « pseudo-ulcéreuses » ; mais il | existe quelques différences qu'il est bon de souligner : les Ta douleurs sont plutôt à type de brûlures épigastriques, avec pyrosis, que de crampes ou de faim douloureuse, si fréquentes dans l’ulcus : la douleur n'est qu'exceptionnellement transfixiante. Les troubles sont seuvent moins tardifs que dans l’ulcère, ils peuvent même être précoces, post-prandiaux immédiats, et 1ls sont moins régubiers dans le temps, dans leur intensité, dans leur nature même. Enfin, les crises nocturnes sont rares ; les soirées et les nuits sont généralement bonnes, comme dans les gastrites.
Les antro-bulbites se distinguent encore de l’ulcus typique par leur évolution : les périodes douloureuses, généralement courtes au dite 34, jours — s allongent
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Fi peu à peu. + He d calme ne ralement pas parfaits : il y a quelques petits mi temps en temps, et un écart de : régime provoque un des douleurs. Les ulcéreux, au contraire, le plus souvent. se croient guéris dans l'intervalle de leurs crises, et peuvent «impunément manger de tout. 2 >
« Le lait, cet aliment souverain des ulcéreux, est souven \ très mal supporté.» ÿ : :
Par l'étude ose on n Hs tout au er. que Les signes indirects de l’ulcère, mais jamais de niche ulcéreuse nettement visible : Cça sent l’ulcère » sans qu'on puisse en préciser le siège. Dans les cas litigieux, l'épreuve de ke = morphine lève le doute : certaines irrégularités de la Petite Courbure pré-pylorique se modifient tout à fait ou dis-. GE paraissent ; le bulbe, qui était si suspect d’ulcère, ou qui était souvent {escamoté » sur certains clichés, paraît normal.
Les traitements médicaux antiulcéreux ne donnent pas habituellement l'amélioration que l’on espérait.
Et lorsque, devant l'échec de ces traitements médicaux, on se décide à intervenir chirurgicalement, on ne trouve rien qu'un estomac plus ou moins rouge, sans la moindre trace d'ulcus ancien ou en activité. Et nous avons publié ici des observations de malades ayant subi une gastroentérostomie ou même une gastrectomie qui, au lieu d'avoir été guéris ou améliorés, ont vu au contraire leurs troubles s’aggraver (Obs. I, IF, HE, IV, V, VD. Ces échecs de traitements chirurgicaux qui, chez un ulcéreux donnent généralement de bons résultats, nous semblent un argument supplémentaire pour différencier ces états pseudo-ulcéreux, de la maladie ulcéreuse.
Ces antro-bulbites ne sont pas des états pré-ulcéreux ni des états intermédiaires entre la gastrite et l’ulcère : tous les cas qui ont été vérifiés opératoirement, évoluaient depuis longtemps et 1l ne pouvait donc s'agir d’une forme de début de la maladie ulcéreuse qui, d'emblée, donne l’ulcération. Dans les formes érosives, ces petites érosions de la muqueuse ne peuvent être considérées comme des ulcères miniatures, car elles respectent toujours la muscularis mucosae.