Le deuxième chien poursuivra, en changeant sa
(1) Nous n’avons pas à retracer ici les péripéties de l’expédition formidable dirigée par Léon et Anthémius contre Genséric. Quelques mots suffiront. Léon envoie, sous le commandement de son beau-frère Basiliscus, la flotte orientale. Genséric épouvanté demande une trêve de cinq jours, pendant lesquels il répare en toute hâte sa flotte, et puis lance ses brûlots sur la flotte de Basiliscus. Celui-ci, à son départ de Constantinople, avait été dupé par Aspar, qui lui avait persuadé que cette guerre avait pour but l’anéantissement de l’arianisme. Le lâche Basiliscus s'était laissé gagner par l'argent de Genséric et les promesses d’Aspar, patrice de Constantinople, arien comme Ricimer à Rome. Aspar voulait faire César un de ses fils; il finit par obtenir de Léon le consulat pour son deuxième fils, Patricius. Grâce à la trahison de Basiliscus, Rome et Constantinople furent ruinées d'hommes et d’argent, 467-469. Mais Léon sévit énergique. ment; 1l exile Basiliscus à Héraclée, en Thrace, et fait mourir le chien Aspar et ses deux fils aînés, Ardabure et Patri-
cius, 471 (Cf, de Ségur, op. laud., p. 330 ss, et A. Thierry, op. laud., chap. IT).