‹ Les apologistes espagnols au XIXe siècleChapitre 16 sur 86 · Ibidem, page · texte numérisé non relu

Ibidem, page

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k ee : à ESS . : ee nut jamais la douleur? où est l'esprit qui ne connut Ja-

mais l'angoisse ? qui a pu monter assez haut pour n'avoir pas

à craindre de tomber? .qui peut compter sur la constance de la fortune au point de ne pas redouter ses revers? Pour

nous tous, hommes, les conditions de la naissance, de la

vie, de la mort sont les mêmes, parce que tous nous sommes coupables, et que nous subissons le châtiment. Si la naussance, la vie et la mort ne sont pas une peine, pourquoi ne naijssOns-NOUS pas, ne vivons-nous et ne mourons-nous pas comme naissent, vivent, et meurent les autres êtres ? pour quoi notre mort est-elle pleine d’épouvante, notre vie pleine de douleurs ? pourquoi venons-nous au monde les bras croisés sur la poitrine en posture de pénitents? pourquoi, en ouvrant les veux à la lumière, les rouvrons-nous aux larmes ? pourquoi notre premier salut à la vie est-il un gémissement ! ? » D'onoso Cortès cherche ensuite dans les faits la confirmation des dogmes qu'il vient d’énoncer. Il marche à travers les siècles, il interroge les voix de l'humanité; il recueille les échos des traditions antiques, qui arrivent jusqu’à ses oreilles, portées sur l'aile des vents: théologien des catastrophes, interprète des ruines, il en dégage le sens mystérieux, en prenant les peuples à témoin contre eux-mêmes. Il s’arrête devant les deux ou trois désastres encore vivants dans la mémoire de la postérilé, jalons plantés dans le temps et l’espace, monuments éternels d’un grand crime frappé d’un grand châtiment. Dans les temps antérieurs à l’aurore de l’histoire et de la fable, « c'est le Déluge universel qui lave la terre en emportant les luxures des races corrompues dès leur berceau. Quand les temps sont arrivés au milieu de leur course, l'humanité en récidive s'effondre dans ses erreurs et dans ses vices, Il faut que le Rédemipteur vienne la relever et la créer une seconde fois par son verbe et son sang. C’est encore un crime, le

dernier, qui versera ce sang innocent et réparateur. «Il

arriva qu'un jour, jour de triste et lamentable mémoire, le plus triste et le plus lamentable des jours écoulés depuis

. la création, un peuple aveugle et en démence, se levant com-

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me pris de vinet transporté de fureur, porta la main sur son Dieu, en fit l'objet de ses raïlleries, accumula sur lui tous les outrages, mit sur ses épaules saintes un poids d’ignominie,

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