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Lotho qui aie a RE elle Gen Hidhes le sang ; cu qui a foulé à Paris tous les trésors de la civilisation, à Vienne toute la majesté de l'empire, à Berlin, les sommités de la philosophie, trouvant ce prodigieux théâtre trop étroit pour son ambition, a élevé son trône et établi son joug dans Rome la sainte, l'impériale, la pontificale, l'éternelle. Là où le Vicaire de Jésus-Christ bénissait la ville et le monde, se dresse : aujourd’hui, arrogante et impie, haineuse, frénétique, et comme prise de vertige et de vin, cette démocratie insensée et féroce, | sans Dieu, sans loi, qui opprime la cité et trouble l'univers: ». Répondant de Berlin, où il était ambassadeur, le 16 juillet 1849, à quelques journaux de Madrid, qui avaient attaqué ses idées, il écrivait : « J'ai vu deux édifices gigantesques, deux tours babyloniennes, deux civilisations splendides, élevées au plus haut point par la sagesse humaine : la première est tombée au son des trompettes apostoliques, et la seconde va s’écrouler au son des trompettes socialistes. En présence
de ce spectacle effroyable, je me demande à moi-même avec . .
terreur si la sagesse humaine est autre chose que vanité et
affliction d'esprit. Je n ignore pas qu'il y a des hommes d'un à optimisme invincible, pour qui c’est chose ‘évidente que Ja. .
société ne tombera pas, attendu qu'elle n’est pas tombée en- :
core, et aux yeux desquels le nuage, loin de grandir, s’en va
se dissipant dans les airs. Pour eux, la révolution de Février fut le châtiment, et ce qui vient est la miséricorde. Ceux qui vivront verront, et ceux qui verront seront dans l’épouvante, en reconnaissant que la: révolution de Février n’est
qu’une menace, et que maintenant ce qui approche, c’est le. >
châtiment? ». Les cris de douleur, presque de désespoir, que fu arrachent les événements dont 1l est témoin, nous préparent he à l'étude de sa doctrine. :
Les œuvres de Donoso Cortès sont peu considérables : les traités proprement dits, sous forme didactique, y occupent peu de place. Sa doctrine est dispersée dans des articles de journaux, dans des discours d'académie et de tribune, dans une correspondance copieuse, dans des. pensées détachées et dans deux larges études mises en COrps d’ ouvrage, dont une n’est qu’une esquisse tirée des papiers de l’'éminent écrivain et publiée après Sa; mort telle qu'on l’a trouvée. Malgré la