‹ Les apologistes espagnols au XIXe siècleChapitre 41 sur 86 · Ibidem, page · texte numérisé non relu

Ibidem, page

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divine promesse d’un rédempteur futur. C’est l’amour qui pro- fe mit ce Rédempteur dans le paradis, c’est l'amour qui l'en- sn . 0 voya sur la terre, et c’est l'amour qui est venu, qui à pris 5 notre chaïr, qui a vécu de la vie des hommes mortels, qui : Fe F :

est mort de la mort de la croix, qui est ressuscité dans sa chair et dans sa gloire. C’est dans l’amour et par l’amour que nous sommes sauvés, nous tous DÉAANe sue Une autre convenance, qu’on peut appeler une consonance, se tire du principe transcendant qui a servi à établir l’ordre TF0 dans l’univers et dans l’humanité, le principe de l’unité dans ue la variété. L'ordre parfait demande l’unité parfaite : la dua- de. lité engendre l’antagonisme, et la lutte le désordre. La thèse et l’antithèse supposent la synthèse. Dieu est la thèse universelle, les créatures sont l’antithèse universelle ; pour former la synthèse, il faut un trait d'union entre le créateur et les créatures : l’homme, synthèse vivante, faite de l’union personnelle de la matière et de l'esprit, était destiné à former la | synthèse universelle entre le créateur et les créatures; luimême devait, à son tour, se fondre dans la synthèse par sa : déification, c’est-à-dire dans une union plus intime avec Dieu. Par le mauvais usage de la liberté, il dérangea ce plan: le péché le retenait séparé de Dieu; pour ramener tout à l'unité, il fallait une synthèse plus large, qui embrassât toute la création et l’homme lui-même: l’incarnation du Verbe, Dieu et homme tout ensemble, la réalisa. « En se faisant homme sans cesser d’être Dieu, il unit synthétiquement Dieu et l’homme; et comme dans l’homme se trouvaient déjà unies synthétique- | ment l'essence spirituelle et la substance corporelle, il en ré sulte que Dieu fait homme réunit en lui, d’une manière suë blime, d’un côté les substances corporelles et les essences spi- Do: rituelles et, de l’autre, le créateur de toutes choses avec toutes ses créatures. De plus, en souffrant et mourant volontairement pour l’homme, il le déchargea et se déchargea lui-même du péché primitif par lequel toute la race humaine était tom- n bée en Adam dans la corruption et sous le Coup d’une sen- D tence de mort2. » ; ie A Autre convenance : la loi de réciprocité ou d'équilibre. 1 Deux dogmes se regardent dans le catholicisme : celui de la 2. : chute et celui de la rédemption. Le premier contient la soli- si

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