‹ Les apologistes espagnols au XIXe siècleChapitre 65 sur 86 · MEN · texte numérisé non relu

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Cependant l'apologiste pénètre plus avant dans l'intime du catholicisme dont il à dessiné le dehors. Toute l’économie du surnaturel est développée; sa notion est précisée : le péché d'origine, la grâce réparatrice, sa dispensation, ses effets, la synthèse de l’homme, ou son union avec Dieu, sont Les Apologistes. 4

ue en to te avec ses D Onde si ses peià nes, la prière, les sacrements, la religion pratique ont leur place. D’autres conférences, qui ne furent pas prêchées, tra tent de la sanctification du dimanche, de l'autorité paternelle, de la charité et de la chasteté. On voit comment notre apologiste descend peu à peu des sommets dogmatiques et se rapproche des questions morales : il suivait sa pente.

ee L'œuvre oratoire du P. de Ravignan porte l'empreinte d'un Certain esprit philosophique; il remue des idées avec aisance, il les combine, il les met en valeur; chez lui la clarté de l'exposition s'ajoute à la vigueur du raisonnement : le lo- gicien complète le penseur. Il est moderne; il connaît la so: ciété où il a vécu, et qu'il n’a pas perdue de vue en se retirant dans une cellule de religieux. Il n’ignore ni ses ten dances, ni ses faiblesses, n1 ses erreurs, ni ses quelques bonnes aspirations ; il les analyse sans vaine complaisance, mais avec une sympathie mélancolique. Il marche dans les voies nouvelles que le mouvement des choses a ouvertes devant l’apologétique. Les orateurs de la Restauration en étaient encore à Voltaire; c’est contre lui qu'ils dirigeaient tout l'effort | de leur dialectique et l’éclat de leur éloquence. Déjà Lamennais, attentif aux changements qui s'opéraient dans la science et dans l'opinion, commençait à regarder vers d’autres points de l’horizon : la Révolution de 1830 décida de sa nouvelle orientation. Les apologistes de la chaire imitèrent les écrivains; Lacordaire inaugura celte renaissance hardiment ; avec moins d'éclat, et sous des formes encore classiques, le P. de Ravignan suivit l’ impulsion donnée. Il est bien au courant des oi erreurs de son temps; cependant il n’accorde pas beaucoup de place à leur exposition; il les indique plutôt qu'il ne les fouille. Il sait l'Allemagne: il n’ignore pas la répercussion en France de sa philosophie nuageuse, évolutioniste, et au fond naturaliste et athée. Mais il ne nomme ni les écoles, ni les maîtres qui font le plus de bruit autour de lui. Il ne prend pas l'ennemi corps à corps; il est apologiste par conviction et par nécessité, non pas par tempérament : chez lui le cœur balance la tête; il préfère exhorter qu'écraser. Avec un ta:

ne détaille par le menu ni un homme ni son action, il y eut.

-les conférences du P. de Ravignan des catégories que sa tps

| classique : apologiste, il restait un peu sermonnaire, il man:

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restant orthodoxes, d’autres lui devaient une partie de leurs

pas assez à l’imagination, la folle du logis, qui règne et gou- 3 verne chez cet âge, en attendant que l'expérience rende! à la

pas en rayons fulgurants: les jeunes gens n’y trouvaient pas probablement leur compte. Le genre de succès que l’orateur

jours le succès apostolique, le seul dont le P, de Ravignan était

sait ie ds ae de qui se eue et Go, sa chaire, on sent qu'il lui fallait plutôt un auditoire d’âmes avides d’ entendre des vérités acceptées, avec le secret désir

de mieux les connaître pour mieux les pratiquer. eue

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