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domestique a Dieu pour auteur, pour législateur et pour souverain maître. Au plus haut des cieux, dans leur profondeur là plus impénétrable, au sein de leur lumière la plus pure, la plus resplendissante, est un tabernacle inaccessible, même aux chœurs des anges; dans ce tabernacle, dont n’approche aucune créature, s’accomplit éternellement le prodige des prodiges, le mystère des mystères. Là est le Dieu catholique un et trine, un en son essence, trine en ses personnes. Le Père engendre éternellement le Fils, et du Père et du Fils procède éternellement l’Esprit-Saint..… Là éternellement s’accomplit le mystère des deux processions, et par elles là sont éternellement l'unité et la pluralité, l’unité dans la trinité, la trinité dans l’unité. Dieu est thèse, il est antithèse, et il est synthèse : thèse souveraine, antithèse parfaite, synthèse infinie. Parce qu'il est un, il est Dieu: parce qu'il est Dieu, il est parfait; parce qu'il est parfait, il est fécond ; parce qu'il est fécond, il est en plusieurs personnes, et, parce qu'il est en plusieurs personnes, 1l est famille 1 ».
Avec ‘un pareil prototype, on peut dire une pareille provenance, la famille humaïne participe à la dignité de l’homme fait à l’image de Dieu; et quand le catholicisme aura encore ajouté à la nature de l’homme toutes les richesses surnaturelles par son union avec le Verbe fait chair, la famille obéira : à cette loi de progression; et c'est un sacrement qui sera la racine sur laquelle elle s’épanouira, en se couvrant de fleurs, en se Chargeant de fruits. « L'homme a été fait par Dieu et à l’image de Dieu : non seulement à son image mais à sa ressemblance; et de là vient qu’on trouve en lui une sorte de trinité de personnes dans l'unité de sa nature. La paternité vient de Dieu; dans son nom comme dans son essence, c’est de Dieu seul qu’elle peut venir. Si Dieu avait permis un complet oubli des traditions paradisiaques, avec l'institution, le genre humain en eût perdu même le nom. La famille, divine en son institution, divine en son essence, a suivi partout les vicissitudes de la civilisation catholique; et cela est si vrai, que la pureté ou la corruption de la première est toujours un symptôme infaillible de la pureté ou de la corruptiox de la seconde; de même que l’histoire des vicissitu-