Essai sur le catholicisme, etc. Vol. IIL, page
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des et des bouleversements de la seconde est l’histoire des bouleversements et des vicissitudes de la première t ».
Le catholicisme détermine déjà le surnaturel; le surnaturel est une idée: le catholicisme est un fait, c’est-à-dire l’ensemble des vérités révélées au monde à un moment de l’histoire dont on peut préciser la date, vérités supérieures et distinctes de celles qui avaient cours avant leur manifestation, et de Celles que les hommes professent encore par côté et contre elles. Mais le catholicisme, qui détermine Île surnaturel, est déterminé à son tour par l'Eglise dans laquelle il s’incarne. L'Eglise, une société visible, un corps vivant, qui à Chair et os, qui se déploie dans le temps et l'espace, qu’on peut toucher, qu'on peut entendre comme une autre société, mais qui se distingue de toute autre société de main d'homme, et qui prime encore parmi les sociétés religieuses ses rivales, qui jomt la prétention, non justifiée, d'apporter à l'humanité les vérités révélées de Dieu. Donoso Cortès &enit, au chapitre TII du même ouvrage, un vrai traité de l'Eglise, mais avec sa grande manière, un traité qui est un poème ou lun chant, et qui garde les caractères d’un traité dans un résumé Splendide, parce que l’Église catholique y est analysée à vol d'oiseau. Il célèbre son autorité souveraine, son infaillibilité, sa sainteté, son universalité, sa fécondité, sa surnaturalhté, les miracles qui l’accompagnent, les bienfaits qu'elle répand Sur son chemin, la fonction qu'elle remplit entre le ciel et la terre qu’elle met en communication, présidant aux échanges qui se font entre ces deux extrémités des choses. Les développements qu'il donne a ces pensées sont superbes : il faudrait tout citer. Choisissons entre ces pages étincelantes : « Dieu fait toutes choses d’une manière achevée et parfaite; après avoir donné la vérité au monde, il n’a pas voulu, rentrant dans son repos, la laisser exposée aux injures du temps et la livrer comme un jouet aux disputes des hommes. C'est pourquoi, éternellement il conçut l’idée de son Eglise, et l'Eglise apparut sur lai terre, dans la plénitude des temps, belle et parfaite, toute resplendissante de la perfection suprême, de la souveraine beauté qu’elle eut toujours dans l’entendement divin. Depuis lors, elle est pour nous, qui naviguons sur cette mer du monde si féconde en tempêtes,