‹ Les apologistes espagnols au XIXe siècleChapitre 72 sur 86 · PEN · texte numérisé non relu

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qu'il les demande :l a su éviter en cette matière l’archéologie “ES théologique, qui en séduit tant d’autres, et d’où se dégage TEE une vertu dormitive, qui en passant sur les auditoires les È assoupit quand elle ne les disperse pas. À la vérité, il n’y a rien de nouveau sous le soleil : les erreurs et les vices sont vieux comme le monde; mais en route ils ont changé de “. nom et de forme : c’est sous ces travestissements qu’il faut les LYS attaquer pour arrêter leurs progrès. Notre Apologiste est mo- Nu derne ; il prêche Les choses de son temps dans la langue de son. ve: temps : il est à jour. Sa conférence est vivante, parce que l'étude des faits sociaux, concrets, actuels, pris sur le vif, la remplit. Il a l’air d’avoir lu le journal de la veille; il connaît À l’idée en vogue, le roman qui fait prime en librairie et dont nr. 4 on se dispute les feuilles encore humides. Il réfute le criticisme Hi à l'heure où Renan remplit l’Europe de sa renommée. Il traite de l’harmonie de la foi avec la raison tandis que Jules Simon publie : La Religion naturelle, et que Cousin devenu allemand en français débite ses théories respectueuses et meur-. trières. Quand il défend le dogme de la création et le chapitre de la Genèse qui en contient l'histoire, Darwin a écrit l’Origine des espèces. S'il s’en prend au positivisme, Comte n’est pas mort, et son école recrute des adeptes. En matière de mœurs, on dirait qu’il a assisté aux scandales auxquels il fait allu- Sion ; sa conférence est une chronique parisienne agrandie et présentée oratorio modo. Ce caractère d'actualité est un des secrets de son succès.

Ce n'est pas le seul. Notre Apologiste n’était pas principalement dogmatiseur; on ne lui refuse pas les qualités du genre, mais son but de critique n’en exigeait pas l'emploi : en passant, il fournissait la preuve qu’il les possédait. Il ne semblait pas très enclin à la haute spéculation, et on ne se risque guère en avançant que son tempérament intellectuel ne l’exposait pas aux périls de l’idéalisme. De là un certain positivisme de pensée et de forme, qui est un des caractères de sor, œuvre. C'était une force sans être une supériorité. La doctrine est austère : quand elle n’épouvante pas la volonté, qui recule devant le devoir, elle fait peur à l'intelligence dont elle exige un effort. L'idéal, de sa nature subtil, est la

faculté du petit nombre; quand il ne s'adresse pas à l’imagination ou à la sensibilité, il a peu d'amateurs. Alors le discours, nourri de faits tangibles et de considérations de sens commun, court à fleur de terre. Le gros d’un public, même cultivé, y trouve son compte, et suit avec intérêt une discussion bien conduite, qui convainc sans enthousiasmer:.

Mais la valeur de notre Apologiste n’était pas tout entière dans.ses qualités extrinsèques et relatives, qui ressemblaient plutôt à des infériorités : elle résidait dans les facultés dont la nature et la grâce l'avaient doué. C'était une intelligence

robuste, qui creusait les questions et savait les agrandir par

la multiplicité des aspects qu’il y découvrait; ainsi il donnait presque un air de nouveauté aux plus banales. Ce mérite se révélait surtout chez lui quand il traitait des sujets de morale, cette petite monnaie de la parole publique. Esprit solide et bien équilibré, il évite les extrêmes, sans travail et par le fait même de son tempérament : 841 n’étonne jamais, il satisfait toujours. Ses aperçus sont justes invariablement; chez lui rien de risqué : c’est la froide raison qui préside; les facultés sensibles, l'imagination surtout, n’ont aucune part à ses Conceptions ; ses cadres sont bien dessinés et la distribution des idées faite avec mesure, d’où résulte une pondération parfaite. C’est l’homme de l'analyse ; il n’a pas horreur des détails, 1l les recueille, il les classe, 1l les épingle un peu à la façon des entomologistes. Il est moins synthétiseur, quoiqu’on puisse trouver dans son œuvre des exemples réussis d’un genre qui est la marque des grands maîtres. Sa psychologie est exacte, plus que fine et subtile. C’est la gloire des prédicateurs et des écrivains catholiques d’avoir surpassé tout le monde

dans cette branche de la philosophie : cette supériorité leur

vient de l'habitude de l’oraison où, mieux que Socrate, ils apprennent à se connaître, et de la lumière mystique que l'Esprit d'en haut répand sur eux. Chez lui, l'observation ne dépasse pas le jeu le plus ordinaire des facultés de l’âme ; les nuances lui échappent, ou plutôt il ne les poursuit pas, parce que ses pensées sont tournées d’un autre côté. La psychologie

sociale l’occupe davantage; il la traite plus largement et

avec plus de succès, soit que cette matière allàt mieux à son génie, soit qu'elle correspondiît davantage à l'attente et aux besoins de son auditoire, depuis que la littérature contemraine s’est placée sur le terrain des intérêts généraux. Ici

Po noD or

ses études sont fouillées, son coup d'œil est sûr, ses observa: tions reposent sur les faits : rien n’est accordé à la fantaisie ou à l'esprit de système.

Notre Apologiste met au service des doctrines qu'il défend un remarquable talent d'exposition. On sent vite l’homme d'école, qui a müûüri dans le noble métier de l’enseignement avant de prêcher. Son discours est une leçon. Il procède selon toutes les règles de la dialectique : il définit les mots, il définit les choses, il divise, il subdivise, il déduit avec rigueur : le syllogisme montre les os; cependant une clarté fulgurante inonde la question et dissipe toutes les ombres: c’est le triomphe de la scolastique. Ce procédé côtoie la sécheresse; l’éloquence ne s’en accommode pas; les surprises sont impossibles, les effets sont compromis; mais tout est profit pour la thèse: l'adversaire désarçonné est réduit au Silence. N'est-ce pas l'essentiel ?

L'’apologiste chrétien n’est pas tout dans la tête : il ne

serait qu’un avocat; il est apôtre, lui, et c’est l'âme qui fait

l’apôtre. L'âme donne le courage au soldat du Christ : il en faut beaucoup, car les passions humaines sont liguées et marchent ensemble contre lui. Notre Apologiste n’eut pas le courage tapageur et quelque peu étourdi que d’autres ont déployé dans les controverses contemporaines ; ce ne fut pas sa vocation de provoquer les puissances et de mériter ainsf, sinon les proscriptions de l’ère des martyrs, au moins les tracasseries policières, accompagnées de l’amende et de la prison. Il n’eut pas à son front cette auréole; ainsi il perdit la popularité qui s’est attachée à la mémioire de quelquesuns. Mais son courage, pour être correct et prudent, n’en fut pas moins véritable. Il attaqua l’erreur sur toute la ligne et sous toutes ses formes; le progrès était un thème assez élastique, qui lui permettait de toucher à tout sans sortir de son sujet. Il prêcha la doctrine intégrale, il ne la dosa pas sous prétexte de la proportionner aux délicatesses, disons aux défaillances du siècle, en abusant du non potestis portare modo, un mot divin qui n’a pas le sens qu’on lui prête

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quelquefois : il la présenta dans sa réalité splendide et terrible. Il se montra le digne fils de la Compagnie dont il est resté HAE une gloire, que nulle école n’a surpassée pour la pureté de chi CPE la foi et pour la vaillance à la défendre. Il vivait cependant à une époque de concessions souvent exagérées, dont la vraie doctrine faisait tous les frais, et qui n’ont guère servi les 8 ATEN intérêts du catholicisme. Poser en intransigeant au milieu de tous les prêcheurs de modération, de signataires de concordats avec les Philistins qui prenaient et ne donnaient pas, pour aboutir à une paix boiteuse qui amenait des lendemains désastreux, c'était faire acte de courage et de désintéressement. Quand il combattit les erreurs vivantes — ce fut le cas pen-

dant dix-huit ans : — le seul tempérament qu'il mit dans ses assauts fut de taire le nom de ceux dont il dénonçait la doc-

trine : ce nom chacun l’écrivait au fond.de la période de l'orateur. Ce fut la méthode des apologistes chrétiens dans tous

les temps : Jésus-Christ en est le premier modèle; saint Au-

gustin en a fourni une formule célèbre : Tue les erreurs, aime

les hommes qui sont tombés dans leurs filets. Notre Apolo-

giste respecta cette tradition, puisant dans le cœur de Jésus

le double courage de haïr et d'aimer. Devant un auditoire

: ombrageux et malade, il laissa plus d’une fois tomber du ee | haut de la chaire des accents émus, qui trahissaient sa charité pour les errants, et bien capables de rassurer ceux même auxquels il faisait les blessures de-la vérité. « Ah! Messieurs, ue aime mon siècle; j'aime les hommes de mon temps. Si . | je ne les aimais pas, comment trouverais-je en mon cœur la joe passion de leur faire du bien? C’est parce que je les aime ne passionnément ces hommes avec qui Dieu m'a fait la vocation de vivre, et pour qui il me fait l'honneur de me dévouer, que je me sens plus pressé par la charité de Jésus-Christ de leur révéler leur misère, toute leur misère ».

LA Notre Apologiste eut un autre genre de courage, qui est la suite du précédent, et qui consistait à ne pas dissimuler les terribles lendemains que les erreurs en vogue préparaient à l'humanité. On connaît l’optimisme de certaine école, très éprise des idées modernes, qui voit le progrès partout, qui peint tout en rose, et berce notre pays des espérances

les plus décevantes. Que cet optimisme soit calculé pour plaire, ou qu'il soit le résultat d'illusions sincères, c'est une musique qui enivre et qui endort les âmes pour les faire se réveiller sur le bord des abîmes. L'homme qui a mis le mot de progrès en tête de son œuvre oratoire, qui le répète dans toutes les conférences en l’expliquant, lui oppose à chaque ligne le mot de décadence : c’est son refrain, presque moniotone; la vision d'Ezéchiel passe devant son auditoire et le, glace d’effroi. Lui dont la parole ne dépasse guère les bornes du genre tempéré, il touche à l’éloquence quand il devient prophète de malheur : « Insensés, vos rêves vont passer, les réalités demeureront; vos doctrines vont mourir, l’his- » toire vivra; elle continuera de se faire de vos propres » débris et de la ruine de vos idées; et debout sur la pous: » sière de vos systèmes, si le monde se laisse abuser par vous, » elle racontera ce qu’elle a toujours raconté : les sociétés » entraînées à la décadence par l'excès de leur luxe, et con- » duites à la mort dans la magnificence de leur parure, comme » des victimes ornées pour l'heure de l’immolation. Voilà » pourquoi quand l’Ecriture prophétise la ruine des grandes » cités, elle décrit leur luxe avec une dérision solennelle; » et la parure de ces grands peuples dégénérés lui apparaît » comme le linceul qui va envelopper leur cadavre ». Les prophètes d'Israël irritaient les rois et même le peuple avec leurs sombres tableaux et leurs menaces; ils fuyaient au désert pour échapper à leur vindicte. Les prophètes ne devaient pas plaire davantage aux Parisiens du XIXe siècle; il fallait du courage pour troubler leurs rêves, au hasard d’encourir leur disgrâce.

Il en faut encore davantage pour attaquer les vices d’une génération. Les erreurs au début sont abstraites et ont quelque chose d’impersonnel; sous cette forme, elles ne passionnent qu’une élite d’intelligences ; l'attaque qui blesse l’orgueil scientifique n'irrite qu’une minorité noyée dans la masse des auditeurs. Les. vices sont, non pas plus réels, maïs plus tangibles; ce ne sont pas des idées pures : ce sont des faits. Ici tout le monde se retrouve et se sent atteint par le glaive de l'apologiste; et quañd un courant s’est établi, qui devient

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torrent et-entraîne tout, celui qui essave de poser un barrage s'expose à être emporté par les colères de l'opinion. Ici se produisent les saintes aucaces de l’esprit apostolique : un contre tous. L’orateur de Notre-Dame ne s'élève jamais plus haut à ce point de vue que dans les conférences du carême de 1857, en traitant des passions comme obstacle au progrès. Pour bien juger cette campagne, il faut reconstituer le milieu. Napoléon IIT est sur le trône; la prospérité de l'empire bat son plein. Le nouveau César, idéologue et démocrate, à mis dans son programme de gouvernement la diffusion du bienêtre dans les masses: c’est vers ce but humanitaire qu'il tourne toutes les forces de son pouvoir centralisé; calcul de politique égoïste, qui cherche la popularité au détriment des âmes et de la grandeur nationale. Les idées napoléoniennes ne contiennent pas une ligne saine de philosophie. Cette influence qui s’exerçait de haut, sous la main du vainqueur de la révolution, qui avait rassuré les intérêts matériels de la France et conquis sa confiance, détermina l’ébullition de toutes les concupiscences surexcitées : l’orgueil, la cupidité, le sensualisme débordent de partout. Paris est le principal théâtre de ces manifestations. C’est à ce Paris orgueilleux, cupide, sensuel, à cette moderne Babylone que l’orateur de Notre-Dame s'adresse. Il peint les mœurs de l’époque; si ses tableaux ne sont pas parfaits au point de vue esthétique, ils sont saïsissants par les choses. Il suit la trace des trois concupiscences dans toutes les manifestations de l’activité humaine, dans les habitudes mondaines, dans la littérature, - dans les arts, dans les modes, à la Bourse, au théâtre, dans le vêtement, dans les meubles, dans les festins, dans les mariages : le joueur, le parvenu, le jeune débauché, le noble déshonoré, le bourgeois repu, le romancier cynique, la courtisane sans pudeur, le spéculateur sans scrupule, le riche égoïste, le voleur qui étale son luxe récent, y sont portraitisés. Les conférences de 1857 rappellent certains traités de Tertullien et quelques homélies de saint Jean Chrysostome par l’accent apostolique et la fière liberté du langage : « Ah! » je le confesse, je ne suis pas un habile; j'entends peu la » langue sublime des calculateurs, et c’est tout au plus si » j'arrive à bien voir aux profondeurs de l’économie con- » temporaine; mais mioi qui ne sais rien que Jésus-Christ » CruCifié, Moi qui ne connais un peu que les mystères de

» Bethléem et la science du calvaire, j'ose vous le déclarer, » ce procédé ne vous réussira pas, ce remède ne vous gué- » rira pas. Pour vous sauver, que faut-il? Il faut attaquer dans » leurs racines, les maux qui vous menacent, et que Je vous » ai signalés : il faut arrêter ce torrent trois fois redoutable » de l’orgueil, du sensualisme et de la cupidité. »

De cette étude il faut conclure que chez le P. Félix la valeur personnelle est surtout dans le fond des choses, et que l’action! salutaire qu’il exercr sur les esprits vient du zèle apostolique, dont il était rempli. Comme orateur, il est surtout didactique, et plus près du professeur que du tribun. Il n’emprunta ses moyens ni à l’action qui, chez lui, était simplement correcte, ni à la littérature, qui était mêlée de qualités et de défauts. À ce dernier point de vue, on ne critique pas l’orateur, qui vous touche, et ne vous laisse pas le temps de le discuter : ici, l’idée let le mouvement sont tout. À la lecture, les aristarques sont plus exigeants; ils relèvent dans les conférences écrites de Notre Dame quelques desiderata. Le développement de la pensée est parfois excessif et devient de l’ambplification de rhétorique: la même formule est tournée et retournée deux ou trois fois et dégénère en tautologie; les résumés et les résumés des résumés surchargent inutilement la marche du discours; des phrases mal venues s’allongent plus que de raison; le choix des mots n’est pas toujours heureux ; le rhythme du style fait de temps en temps défaut: les pages frappées sont rares, les traits burinés clairsemés ; les tableaux sont des inventaires plutôt que des tableaux, parce que la distribution des éléments, la gradation des ombres et des couleurs n’y sont pas suffisamment observés.

Mais que sont ces taches légères devant les qualités maîtresses que notre Apologiste déploya et que nous avions analysées? Son arme de combat fut la parole: la parole se passe de vains ornements parce qu’elle est vivante, convaincue, saintement passionnée. L'écriture n’en! fut que l'écho affaibli, pour porter à l'opinion publique, en France et au-delà, les grandes

vérités prêchées devant quatre mille auditeurs, non pas pour charmer les dilettantes, et entrer dans les recueils de mor- Geaux choisis à l’usage des humanistes de collège. Que de rudesses chez les apologistes des premiers siècles! quelle langue âpre, presque sauvage, que celle de Tertullien! Chez saint Augustin les néologismes, les subtilités, les entortillements, les obscurités foisonnent. On trouve des négligences chez Bossuet, le maître des maîtres. Ce n’est pas la rhétorique qui a sauvé le monde, c’est la foi et l'amour.

Le succès obtenu par le P. Félix en est une preuve de plus. Il le proclama lui-même un jour, en pleine assemblée, sans vaine complaisance, heureux de constater que sa parole avait atteint les âmes, et qu’il procurait dans un rude labeur la gloire de Dieu, la seule dont il fût jaloux : « Mais avant » de descendre de cette chaire, je sens dans mon cœur ému

: »y le besoin de vous faire un double déclaration. Peut-être

» dans le cours de cette station, après m'avoir écouté, vous » avez en vous retirant murmuré tout bas ce que les Juifs

» disaient après avoir entendu un discours de Jésus-Christ :

» Durus est hic sermo, et quispotest eum audire?…. Mes- » Sieurs, vous avez bien prouvé qu’on pouvait entendre ces discours et suivre cette prédication; car vous êtes revenus » toujours plus nombreux; et il semble que, pour répondre » à votre empressement, il faudrait que cette basilique élar- » gît son enceinte, trop étroite pour vous contenir. D’où vous » vient ce besoin de vous mettre ainsi vous-mêmes sous le » coup d’une parole austère? Ah! Messieurs, une chose m’ex- » plique votre concours : nous avons entendu dans cette parole » le cri de vos cœurs et l'écho de vos pensées. J’ai dit tout » haut ce que vous disiez tout bas... et aussi grands que » Louis XIV devant la vérité, vous avez dit : « Cet homme fait » son devoir : allons l'entendre, et puis faisons le nôtre ». — » Oui, Messieurs, faites le vôtre, et tout sera sauvé. »

En 1856, le P. Félix trouva l’œuvre des conférences de Notre- Dame fondée. Elle était devenue une institution, qui correspondait aux besoins des esprits, et qui fixa l'attention de l'Europe entière. Elle se développa par l’éloquence du P. Lacordaire et du P. de Ravignan. Le P. Félix, héritier de ces deux grands ouvriers, apporia sa pierre à l'édifice. Il resta une personnalité à leur côté, parce qu’il eut une spécialité, et qu'en prêchant la même doctrine, il se fraya des voies nouvelles. Son nom de-

meure attaché à l’histoire des conférences de N otre-Dame, laissant après lui le souvenir d’un beau talent doublé des saintes ardeurs du zèle apostalique, mis au service de l'Eglise et de la France. ;

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