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Di Ron sonder : ses lus 2 Mais je sais qu à] existe :
la raison, la conscience, le Cœur, tout me démontre cet être
nécessaire, devant lequel je tombe à à genoux dans le : silence du respect. « Relevons ces indices de lui- même, qu fe a laissés
dans les choses, et qu’il a gravés dans notre âme; par A
nous pourrons esquisser une certaine ébauche, grossière encore mais déjà ressemblante, au- -dessous de laquelle nous écrirons son nom. Son nom ? Ah! n'écrivons pas seulement le mot :
LL re P EL PR ss CRT UE ET NE ER L'OT Q E T
“Die Thot d'e erretré et ont | hote le as. Ecrivons : Le vrai Dieu, le Dieu de la Bible et de l'Evangile, le Dieu de
trez-vous donc enfin, 6 Dieu véritable, soleil unique, astre
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Moïse et de Jésus: c’est celui-là qui est universel: les autres sont les Dieux des nations : chacune l’a fait à son image, à sa taille, à la mesure de ses préjugés où dé ses vices. Et aujourd’hui encore les nations civilisées se font des idoles. Elles ne les taillent plus dans la pierre ou le bois ; elles ne les ; coulent plus dans les moules où ruisselle l’or ou l’airain;, elles font leurs Dieux avec leur cerveau, avec leurs pensées . incertaines et mouvantes. Ou plutôt elles confient ce travail
à des artistes chargés de combler le vide que d’autres ont fait
dans les âmes en y effaçant le nom du Pèré Céleste... Mon-
royal; chassez les ombres mortelles, éteignez les lueurs trompeuses et les fauses clartés de la nüit ÿ. | Les idoles écartées, 1 l’Apologiste donne de Dieu la fameuse définition : Celui qui est. Le métaphysicien répardît, et abor. dant les questions les plus ardues, il se livre à une analyse té savante de l'être en SO, par opposition à l’être dérivé où contingent ; et avec un courage, qui est de l'audace devant à un pareil auditoire composé d'hommes du monde : « Accor. dez-moi plutôt, dit- il, un dernier effort d'attention, et nous dirons adieu à cette métaphysique qui peutêtre vous effraie ». Précaution oratoire qui n'était pas inutile. Alors il scrute la vie intime de Dieu, et il la suit dans les rejaillissements de. son activité au dehors, cherchant l'harmonie entre l'accident et l'immuable, entre la cause et l'effet qui s’ en sépare. Armé d’une logique dont les anneaux s ’enchaînënt, il affirme de Dieu toute perfection et toute beauté. Cependant, comme vaincu par me le mystère, il s arrête sur les bords de l'abîme ; il appelle à ; son secours la révélation, qui nous apprend de Dieu cé que ie raison soupçonne, et qu’elle ne saurait exprimer. L'orateur jette ainsi un pont entre l’ordre philosophique ét l’ordre surhatutel, où il va entrer en exposant les devoirs de l’homme envers Dieu. « Alors, Messieurs, comme Moïse au Sinaï, je sens croître en moi mes ambitions et mes désirs : et je dis à mon Dieu : Pourquoi vous cacher ainsi? Montrez-moi votre gloire ». Mais l'heure de cette vision n’a pas encore sonné : elle ne sonne pas à l'horloge du temps. « Prosterne-toi sur la pierre, dit le Seigneur à son serviteur; ma gloire va passer sur toi; et tandis qu’elle passera, j'étendrai ma main pour
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te couvrir ». O Dieu, étendez-la sur ce siècle qui va finir, votre main bénissante et protectrice! Que doucement elle incline les fronts dans l’adoration. Qu'elle ouvre les lèvres pour la louange! Qu'un rayon dérivé de votre lumière sans éblouir les yeux pénètre les cœurs : c’est assez pour ce lieu d’exil. L'adoration nous donnera la paix promise à la terre; la vision de la gloire est réservée au ciel. »
La morale, science des devoirs, s'ouvre après ces larges aperçus plutôt spéculatifs, par le détail des devoirs envers Dieu, qui priment tous les autres et en demeurent la source. Le culte les résume. Le culte est intérieur ou extérieur : le culte intérieur, qui a son siège dans l’âme même, se compose de foi, d'espérance et de charité : ce sont les vertus dites théo- Jogales. Ici le ton du discours baisse : la métaphysique fait place à la parénétique; les envolées rasent le sol: l'orateur de Notre-Dame devient catéchiste. La foi est définie, divisée en ses parties; sa nature, son objet, sa fonction dans l’individu et dans la société sont déterminés. Un instant l’orateur se dégage des aridités de l'exposition doctrinale pour proclamer la nécessité de la profession de la foi, et salue les héros qui l'ont affirmée et scellée de leur sang. « O Martyrs de Jésus, soyez bénis de tous les siècles pour la fidélité de votre témoignage. Tous les âges, tous les sexes, toutes les conditions, toutes les contrées de la terre, toutes les époques de l’histoire ont fourni leur contingent à votre lumineuse phalange. Aujourd’hui encore, tandis que notre lâcheté recule trop souvent devant la profession extérieure de la foi, vous prouvez aux plus sceptiques que la parole de Dieu vaut qu’on souffre, et qu'on meure pour elle. Nobles fils de noire France, vous quittez tous les jours le sol aimé de la patrie, pour aller aux extrémités du monde tenir école de martyre. Et vous trouvez des disciples. Pauvres enfants de la Chine, de la Corée et de l’Annam, pauvres noirs du centre africain, hier encore courbés sous le joug des superstitions ‘gnominieuses, vous avez relevé la tête, etc. » :