‹ Les apologistes espagnols au XIXe siècleChapitre 80 sur 86 · TAC · texte numérisé non relu

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celle de l'instinct, de la foi morale de Kant et des néo-kantiens, de l'idéal esthétique, du pessimisme sous ses diverses formes, de la morale de l'espérance ou de la liberté en espérance, voient leurs systèmes étudiés avec loyauté, modération et clarté1, » is

Le caractère à la fois philosophique et scientifique des conférences de Maurice d'Hulst en produit un autre qui est l'actualité : il est déjà indiqué dans le jugement que nous venons de citer. La doctrine est immobile, sans être cristallisée autant que ses détracteurs le prétendent. Mais l’apologétique suit les attaques dont elle est l’objet sous toutes ses formes; elle change ses positions, elle renouvelle son outillage pour ne pas se battre contre des fantômes : on ne tue pas les morts. En suivant dans le passé ses variations, on constate qu’elle correspond toujours aux erreurs du temps; politique avec Tertullien, qui s'adresse aux magistrats romains, philoscphique contre les Gnosticues, elle devient théologique quand les hérésies grecques agitent l'Orient; elle restera sur ce terrain avec le protestantisme et le jansénisme, son frère puiné. Elle est en face du rationalisme pendant le XVITL siècle et la première moitié du XIXe. À cette date une évolution se produit, sous la double influence de la philosophie allemande, œui devient à la mode dans nos écoles, et le développement des sciences d'observation, heureux sous un rapport, désastreux quand il opère sa jonction avec le matérialisme et l’athéisme importés d'Outre-Rhin. L’apologétique n’avait pas à se tourner vers le passé: l’ennemi était là, vivant et agissant par la parole et par l'écriture; et quoique toutes ses théorie ne fussent pas neuves, mais plutôt vieilles comme le monde, ainsi qu’on l'a démontré bien souvent, 1l se présentait sous des formes récentes, qui ajoutaient à son prestige. Aucun des prédicateurs de Notre-Dame ne l'avait vu de si près, parce que l’évolution n'avait pas obtenu son plein éveloppement. :

D’autres critiques ont loué avec juste raison, dans les conférences de Maurice d'Hulst, la connaissance qu'il avait acquise par l'étude des théories philosophiques et scientifiques de notre époque, le talent qu'il déploya dans leur exposition et

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