‹ Les apologistes français au xixe siècleChapitre 32 sur 44 · GERBET, ÉVÊQUE DE TERPIGNAN · texte numérisé non relu

GERBET, ÉVÊQUE DE TERPIGNAN

Gerbet compte parmi les principaux. D'abord on n'est pas porté à le prendre pour un apologiste, c'est-à-dire un homme de combat. C'est surtout un contemplatif, qui se complaît dans la spéculation, qui se balance dans l'idéal, et que pour ce motif on a appelé <l le Platon chrétien ». Il est essentiellement harmoniste ; son génie cherche des rapports entre des idées ou des faits, que les esprits ordinaires ne soupçonnent même pas ; c'est ainsi qu'il révèle son envergure, et sa puissance pour réduire à l'unité des éléments souvent disparates ou très éloignés. Saint Thomas, Lamartine et Gerbet sont trois accordeurs d'instruments. Saint Thomas, tout le long de la Somme théologique — pour ne citer que cet exemple — établit l'accord de la raison et de la foi : ces deux idées parallèles se continuent à travers les Questions et les Articles de ce gigantesque monument, et en résument le but et la méthode. C'est la lyre de la scolastique à deux cordes, qui rendent chacune sa note, et vibrent ensemble dans l'infmi. L'aridité quelque peu embroussaillée des formules n'empêche pas la beauté des effets.

On peut demander ce que vient faire Lamartine en pareille société, car il détonne : il nous aidera à comprendre la pensée développée ici. C'est l'auteur des Harmonies ; et parce que ce titre traduit son tempérament aussi bien que son œuvre, c'est une raison de le ranger parmi les musiciens de l'idée. En réalité, ses chants sont des harmonies ; son génie souple, abondant, imagé, découvre des gammes dans la nature, qu'il parcourt de bas en haut, du grain de sable à l'étoile, des graminées au cèdre, des profondeurs

des mers au zénith des deux ; chaque créature rend un son ; et de tous ces sons, il forme un vaste concert, qui berce et qui émeut. Mais son grand clavier, c'est son âme tendre et mélancolique, dont chaque faculté est une touche. Il y promène son doigté en artiste hors de pair, en faisant jaillir la poésie de partout, de sa raison, de sa foi, de ses caprices, de ses passions ; poésie intime, où les intonations fausses se mêlent à l'enthousiasme, à la sainte tristesse et à l'amour ; qui tantôt s'élève jusqu'au ciel, tantôt traîne ses ailes dans la poussière ; où tous les systèmes se rencontrent, où tous les dieux sont adorés, où le vice et la vertu apparaissent souvent sous les mêmes guirlandes : splendide harmonie, faite de confusion, espèce de contre-point dont les dissonances ne s'accordent que dans l'âme du poète, sublime, étrange et séduisante quand même.

Gerbet emprunte à saint Thomas la profondeur de la doctrine, à Lamartine les images dont il revêt son style : il est théologien, philosophe et poète à la fois. On peut mesurer les ressources de l'harmoniste dans les Considérations sur le dogme générateur. Il avait formulé le principe en ces termes : « L'ordre du monde physique est l'ombre de l'unité du monde spirituel. Chaque phénomène rentre dans des phénomènes plus généraux, ceux-ci dans d'autres encore, et ainsi de suite jusqu'au phénomène universel, qui est l'harmonie de tous les faits particuliers. Ce que nous appelons des vérités particulières, ce n'est de même que des aperçus plus ou moins limités de la vérité éternelle, infinie (1). » Un poète, qui fut chrétien à son début, disait la même chose en des vers immortels :

C'est Dieu qui remplit tout ; le monde c'est son temple. Œuvre vivante, où tout l'écoute et le contemple, Tout lui parle et le chante ; il est seul, il est un (2).

(1) Le dogme généraUmr, chap. IX.

(2) Victor Hugo, Les feuUles d'automne.

Gerbet applique son principe à l'Eucharistie, qui devient ■le point central de tout le christianisme. Il expose d'une maîtresse façon ses rapports avec le passé, le présent et l'avenir; au passé, c'est l'harmonie de l'Eucharistie avec les diverses manifestations et unions de Dieu avec l'humanité ; au présent, c'est l'harmonie de l'Eucharistie avec toute l'économie de la religion, le culte, les sacrements, le sacerdoce, avec les besoins de l'âme humaine, avec ceux de la société ; dans l'avenir, c'est l'harmonie de l'Eucharistie avec la vie future qu'elle prophétise, et qu'elle prépare. Il n'y a pas jusqu'aux erreurs que les siècles engendrent, en matière de dogme et de morale, qui ne soient réduites à une sorte d'unité évolutive, dont l'Eucharistie est, directement ou indirectement, l'objet central. « De même, la vérité étant une par essence, toutes les négations viennent en dernier heu se confondre en une grande négation ; et il n'est point d'erreur qui n'attaque la vérité substantielle ou Dieu même (1). »

Chez Gerbet, le symboliste n'est pas moins remarquable que l'harmoniste. Les esprits superficiels ne voient que l'é- «corce des choses ; les esprits réalistes s'arrêtent aux faits, ou s'élèvent tout juste jusqu'aux lois qui les régissent; le positivisme devait achever de les abrutir, en devenant une philosophie terre à terre, sans ailes et sans essor. C'est le désespoir des poètes, des artistes et des penseurs, qui étouffent sous le plomb d'une pareille doctrine, et se jettent par la fenêtre en demandant de l'air et de la lumière. Le symbolisme fut toujours la tentation des âmes profondes, comme l'idéal fut leur passion. Il dégénéra en maladie quand la raison s'égara dans des mythes absurdes ou impurs, traduction à rebours de la nature, caricature des dogmes antiques, révélés de Dieu et corrompus par l'homme. Jusque dans

<1) Le dogme générateur, chap. IX.

ses écarts et dans ses chutes honteuses, le génie grec resta symboliste, Platon dans l'école, Phidias à l'atelier, Homère avec sa lyre, le peuple en embrassant les autels de ses dieux. Le réalisme appartient aux siècles décadents ; c'est le caractère du génie en faillite. Le symbolisme à ses périls ; l'histoire de ses égarements est longue : ils ne sont pas sans gloire; ils démontrent seulement que l'esprit humain a besoin d'un fil conducteur à travers les mystères qu'il interprête : il ne doit pas rester assis de peur de tomber en montant.

Gerbet, grand philosophe, avait compris que le symbolisme est la loi naturelle des choses, et que pour les connaître il fallait soulever le voile qui les couvre : « La raison, dit-il, demande à chaque créature le mot d'ordre qui lui a été donné ; pour elle, chaque phénomène représente une idée divine, et la création n'est que le voile transparent de la vérité vivante (1). » Augustin, le grand symboliste du v siècle, symboliste jusqu'à l'excès, platonicien la veille, chrétien le lendemain, exprimait la même pensée, quand, dans ses Confessions, et en mille endroits de ses œuvres, il fait des étoiles un alphabet immense, dont les lettres forment un seul mot, qui est Dieu.

Allez dans les forêts, allez dans les vallées. Faites-vous un concert de notes isolées ; Cherchez dans la nature, étalée à vos yeux, Soit que l'hiver l'attriste ou que Tété l'égayé, Le mot mystérieux que chaque voix bégaye ; Écoutez ce que dit la foudre dans les cieux (2).

Le symbolisme de Gerbet ne pouvait pas s'égarer, parce qu'il est chrétien. Il s'appuie sur un passage de l'apôtre saint Paul : « Les choses invisibles de Dieu sont aperçues par l'intelligence à travers ses œuvres visibles (3) ». Ici, la

(1) Le dogme générateur, chap. IX.

(2) Les feuilles d'automne,

(3) ÉpUre aux Romains. I, 20.

théorie ne glisse pas dans le système. Étant admis le dogme de la création, qui n'est nié que des athées fatalistes, gens moléculaires, amoureux des atomes crochus, la création ne saurait être autre chose qu'une splendide manifestation de Dieu. Si donc on y cherche ses attributs ou leurs vestiges, on est sûr de les découvrir, car le hasard n'est pas artiste. En rapprochant tous ces traits épars, qui trahissent la sagesse, la puissance et l'amour de Dieu, on reconstitue sa face, et on l'adore à genoux. En détail, il y aura place pour la fantaisie : dans l'ensemble, il n'y aura pas d'erreur.

Gerbet fit l'application de sa doctrine à la Rome chrétienne, qu'il prend comme un symbole de la religion qui y a son siège et son plus auguste représentant. Il analyse cette idée féconde dans deux volumes restés justement célèbres, les plus profonds qui aient été écrits sur la Ville éternelle, parmi les innombrables travaux que nous devons aux archéologues, aux artistes, aux historiens, aux politiques eux-mêmes. « La pensée fondamentale de ce livre est de recueillir, dans les réalités visibles de Rome chrétienne, l'empreinte et pour ainsi dire le portrait de son essence spirituelle... De là résultait la nécessité de ranger ses monuments, ou les parties de monuments, dans un ordre déterminé par leurs rapports avec un ensemble de vérités appartenant à une région supérieure aux ouvrages des hommes. J'ai regardé la cité matérielle par un certain endroit où, pour employer une expression de Bossuet, les lignes se ramassent, de manière à produire une apparition de la cité intelligible (1). » — « La cité italienne n'est ici que l'accessoire ; elle n'est que l'enveloppe changeante d'une autre cité qui ne varie pas. L'unité et la fixité inhérente à la métropole de la société religieuse, la plus grande, la plus stable et la plus unie qui existe, font que les monuments

(1) Esquisse de Rome chrétienne. Préface.

peuvent être considérés comme la réalisation successive d'un plan qui s'est déroulé de siècle en siècle ; qui, sans avoir été conçu par aucun homme en particulier, se trouvait déterminé d'avance, dans ses traits principaux, par le caractère du catholicisme (1). »

Cette conception est hardie: est-il facile de la justifier? Évidemment le rapport de la Rome monumentale avec le christianisme, de la cité matérielle avec la cité « intelligible », n'apparaît pas au premier coup d'œil. D'ailleurs, ce rapport n'a pas la rigueur philosophique que présente celui de la création avec son divin Auteur. Ce qu'on ne devine pas dans la création existe encore : on peut l'affirmer a priori. Ce que l'on croit découvrir de symbolique dans la Rome monumentale peut bien être une illusion, le produit d'une riche et pieuse imagination, d'une idée arrêtée vers laquelle on fait tout converger.

On reproche généralement aux symbolistes de forcer les analogies, d'établir entre les faits matériels et les idées qu'ils en dégagent des corrélations tirées par les cheveux. Gerbet n'est pas de meilleure condition que les génies avec lesquels il a de la parenté : il n'échappe pas toujours aux entraînements de l'esprit de système. On a dit sur Jérusalem et sur Rome des choses ravissantes : ces deux cités, ces deux reines de l'Orient et de l'Occident, qui ne se touchent pas dans l'espace, se tiennent dans l'histoire ; Jérusalem prépare Rome, comme l'Ancien Testament est la prophétie du Nouveau. La topographie de Jérusalem a paru à de grands esprits correspondre à sa destinée ; celle de Rome a le même caractère pour Gerbet.

Mais peut-être que tout le monde n'admettrait pas avec lui par là même toutes les significations qu'il lui prête : « Sa situation laisserait beaucoup à désirer, si elle était ca-

(1) Ibidem. Introduction.

ractérisée d'une manière prédominante par la proximité de la mer, par une plaine, ou par des montagnes. Mais une participation à ces principaux aspects de la nature forme une combinaison heureuse, qui s'harmonise admirablement avec la mission providentielle de cette ville (1). i> Il est à l'abri de la contradiction quand il se contente d'écrire : (( Pour moi, j'aime à croire que si ces harmonies sont des caprices, ce sont de beaux et sages caprices de la Providence, qui prédestina les grands lieux aux grandes choses (2). » L'idée est superbe et juste. Alexandrie d'Egypte et Constantinople sur le Bosphore, dont la fondation n'est pas d'ordre divin, mais dont deux grands monarques ont marqué la place du bout de leur épée, en sont la preuve.

Gerbet dégage d'autres pensées des symboles de la Rome chrétienne; il y voit les caractères généraux de l'Église, son organisation, son action sur le monde, et jusqu'à sa signification prophétique, puisqu'elle marche sur la terre les yeux tournés vers le ciel, et qu'elle traverse le temps en aspirant à l'éternité (3). On ne lui cherchera pas querelle, s'il donne le développement architectural de Saint-Pierre comme expression des quatre époques de l'histoire de l'Église (4). On sera un peu réfractaire, s'il présente le triangle formé par Saint-Pierre, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Jeande Latran comme une image de la Trinité. Mais il enlève tous les suffrages s'il écrit : « Dans quelque point de vue qu'on se place, deux pensées, qui s'offrent continuellement et de tous côtés, semblent envelopper toutes les autres : Rome est par ses ruines souveraines le simulacre le plus expressif de la caducité des choses terrestres, et par ses monuments chrétiens la meilleure ombre des réalités immortelles.

(1) Ibidem.

(2) Ibidem.

(3) Chapitre !«'.

(4) Ibidem.

Elle est la ville qui tout à la fois tient le plus du temps et de l'éternité (1). »

Les réserves que certaines applications du symbolisme appelaient n'enlèvent rien à la beauté du génie de Gerbet. Comme philosophie, comme esthétique, comme sentiment, comme facture littéraire, les deux ouvrages analysés dans cette étude valent les trente volumes dont plusieurs ont encombré nos bibliothèques ; et qui, pour n'être pas sans mérite, ne rangeront jamais leurs auteurs parmi les intelligences vraiment supérieures. On peut mettre Gerbet dans sa poche ; on porte un monde d'idées. Ces idées, un peu subtiles quelquefois, sont rendues dans un langage plein de couleur et d'émotion. Gerbet chante sa théologie, et la douceur de son chant permet de l'appeler le « Cygne de Perpignan », comme Fénelon était le « Cygne de Cambrai ». Il y a un demi-siècle que Gerbet a écrit les Considérations sur le dogme générateur et l'Esquisse de Rome chrétienne. En ce temps- là, notre société cultivée goûta ces œuvres de haut vol: les bons juges nous restent encore pour les apprécier. Mais le gros public, courbé vers les réalités par le développement des sciences et l'étude trop exclusive des mathématiques, a dans le tempérament je ne sais quoi de positif, qui ne prédispose pas à pareille lecture : le journalisme banal, bourré de faits et de nouvelles, n'y porte pas davantage. S'il est question de symbolisme chez nous, on désigne une école de poésie, qui fait parler d'elle par le ridicule dont elle se couvre: ressource suprême et misérable de ceux qui, ne pouvant pas égaler les maîtres, cherchent dans d'autres moyens une gloire qui ne vient pas. L'école meurt en naissant dans l'imbécilité.

Gerbet harmoniste et symboliste ne doit pas faire oublier l'apologiste ; car c'est à ce dernier titre qu'il est mentionné ici. Il ne paraît pas avoir aimé le bruit ; cependant il ne re-

(1) Ibidem.

culapas devant l'action autant qu'on est tenté de le croire. Avec moins de fracas que quelques-uns de ses collègues dans l'épiscopat, il prit part à toutes les luttes qui ont marqué la seconde moitié de ce siècle. Après avoir étudié à fond la Rome des papes, et suivi le côté providentiel de ses institutions et la philosophie de ses monuments, en les exagérant un peu, il ne resta pas silencieux en face des assauts que la Révolution donnait à la Ville éternelle. Il écrivit la Défense du i)oiivoir temporel, dès que ce pouvoir fut mis en question, et que les premiers coups lui furent portés, parla diplomatie d'abord, plus tard par les armes. Bientôt après, il publia le Mémorandum des catholiques français sur les menaces du Piémont contre Rome. C'était en 1863. Déjà le Piémont avait inauguré ses annexions déloyales, et en préparait de nouvelles. Il regardait la thèse de « la légitimité et de l'intégrité des droits du Saint-Siège », comme épuisée pour lesgens de bonne foi. Il prit la question dans les limites où elle se présentait en face des prétentions ennemies. L'histoire, qui fera la somme des œuvres apologétiques touchant le pouvoir temporel des papes, dira ce que fut Gerbet, qui, malgré sa réserve discrète, tira juste et frappa fort dans cette mémorable campagne.

Gerbet avait fait ses preuves comme apologiste sur d'autres sujets. Il avait combattu dans une substantielle brochure le rationalisme et le communisme, en établissant les rapports logiques qui relient ces deux hérésies, rapports que Proudhon se chargeait de mettre en pleine lumière, dans une langue éblouissante et une verve endiablée. Il écrivit encore la Stratégie de Renan, où il donne la chasse aux erreurs du sophiste, cachées sous les nuances d'un style qui luit comme les écailles d'un serpent au milieu des fleurs.

Mais c'est à titre de père du Syllahus, qu'il a pris rang parmi nos plus illustres apologistes. On sait, en efl^et, qu'en 1860, l'évêquede Perpignan donnait à son clergé une Ins-

truction pastorale, dans laquelle il signalait les principales erreurs du temps. Il formulait ces erreurs en quatre-vingtcinq propositions, distribuées sous onze titres, selon laméthode scolastique la plus aride. Ces titres sont les suivants : La religion et la Société — Des deux puissances — La puissance spirituelle — La souveraineté temporelle du pape — Le pouvoir des princes — La famille — La propriété — Le socialisme en matière de propriété et d'éducation — L'état religieux — De l'ordre matériel — Diverses calomnies contemporaines contre l'Église. On voit les analogies de l'Insruclion pastorale de Gerbet avec le Syllabus de 1804. Cette Instruction pastorale avait frappé Pie IX, qui y puisa la pensée de promulguer une Constitution dogmatique d'après ce modèle, en y ajoutant le poids de son autorité. Elle fut revue, retouchée, vingt fois mise sur le métier par une commission de théologiens présidée par le célèbre cardinal Billio. De là sortit la fameuse pièce, connue sous le nom de Syllabus, annexe de l'Encyclique Quanta cura. Cet acte secoua le monde entier, tourna tous les regards vers l'intrépide vieillard du Vatican, provoquant l'admiration des uns, la colère des autres. Nul ne songea à l'évêque caché aux pieds des Pyrénées, à qui appartenait l'initiative d'un si considérable mouvement. Mais l'histoire, plus juste que ses contemporains, gardera sa mémoire, en attachant son nom à l'un des faits théologiques les plus importants des temps modernes, depuis le concile de Trente.

Ainsi, le contemplatif ne se perdait pas dans les nuages ; il était de son siècle, il en étudiait les tendances, il en relevait les erreurs; et il l'aimait assez pour l'avertir, au risque de lui déplaire. Son rôle fut beau. Vu par ces deux aspects, Gerbet est une très noble figure, où l'on trouve le prince de la pensée donnant la main au grand évêque, quoique pendant sa vie il ne jouit pas de la réputation de bon administrateur. Il peut se passer de cette gloire.

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