Chap. xxv
2/|0 LES AJ>OLOGI8TE8 GR1 I -
dans le myllie final de la République, qu'Ardiée souffre dans son corps. Qu'Homère soit allé en Egypte, ce n'est pas une hypothèse en l'air1; Diodore1 en a donné la preuve, en appelant l'attention sur la mention qu'il Fail «lu népenthès. Qu'Orphée, quand il invoque la parole (aùS-j^v) du Père, ait l'intention de signifier le Verbe, ce n'est point une exégèse arbitraire; c'est ce que démontre L'emploi du mot verbe (Xéyos), dans un autre vers Tous ces arguments peuvent être faibles; ce qui intéresse ici, ce n'es! pas la valeur intrinsèque qu'ils peuvent avoir; c'est, chez celui qui <vn l'ait usage, l'intention évidente de donner plus de continuité à une argumentation qui. telle qu'on la présentait auparavant, allait trop vile ri sautai I pardessus Les difficultés. D'ailleurs, quelques-uns de ces arguments, qui nous semblent pitoyables, paraissaient certainement beaucoup plus solides à des lecteurs du m siècle.
Même progrès relatif, si nous considérons L'autre terme de l'argumentation : ce qui est relatif aux Ecritures, à la tradition juive et chrétienne. L'auteur 8 adresse visiblement à un public un peu mieux informé de ers questions que ne l'était celui de l'époque antonine. L'objection qu'il prête à ses lecteurs1 est. il est vrai, naïve : vous prétendez démontrer que les lettres grecques sont plus récentes que les écrits juifs; or le s Livres de Moïse ne -ontils pas rédigés en grec!1 Mais cela suppose qu'autour de lui à peu près personne n'ignore L'existence <!«■ La Bible des Septante. Justin n'aurait pas cité de bï copieux extraits de cette même Bible, s'il avait cru réellement, comme il le dit. que les empereurs la connaissaient. Les choses ont doue changé.
Cette révélation, dont V Ecriture a reçu le dépôt,
i . Chap. \w i ii .
2. L'autorité de Diodore esl citée, d'une manière générale, an chap. xiv, pour démontrer le séjour en Egypte des Grecs les plus éclairés.
'•'. Chap. xv.