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connu de l'auteur, à une objection devenue sans doute assez commune chez les païens depuis que Celsc l'avait faite.
Ecrite avec une facilité qui reste d'ailleurs banale, passablement ordonnée dans l'ensemble, mais d'une ordonnance plutôt extérieure et qui ne provient pas d'une logique rigoureuse, la Cohortatio est moins intéressante par ellemême, que par ce qu'elle laisse entrevoir du milieu et du temps où elle fut probablement composée. Ce qui nous obligeait à l'étudier, c'est que tout le monde ne croit pas démontré qu'elle soit postérieure au 11e siècle, si presque personne ne la croit plus aujourd'hui de Justin. Nous l'avons étudiée plus longuement qu'il n'eût été nécessaire pour démontrer que ni l'une ni l'autre de ces deux, opinions ne sont soutenables : c'est qu'elle avait pour nous une véritable importance, précisément par le contraste qu'elle nous a paru présenter, presque sur tous les points, avec les écrits authentiques de la période automne. Elle évite, ou cherche à éviter, plus ou moins heureusement, certaines maladresses; elle comble, ou cherché à combler certaines lacunes de l'apologétique antérieure; elle laisse entrevoir que les païens sont déjà un peu mieux au courant du contenu des Ecritures, et que les chrétiens connaissent un peu mieux les livres païens; elle fait soupçonner que cette critique comparée, d'une part des textes païens, (poètes ou philosophes), de l'autre des textes chrétiens (Ecritures canoniques), qui a commencé, à notre connaissance, par la controverse entre Justin et le cynique Crescens, a été poussée, des deux côtés, beaucoup plus loin; elle fait intervenir, comme un élément essentiel de la polémique, les oracles, et elle en cite un, — en spécifiant que les païens aimentà le citer, — qui est précisément au nombre de ceux que Porphyre avait recueillis. Elle montre, elle seule pouvait nous montrer, à nous qui n'étudierons pas ici Clément et Origène, le chemin qui avait été parcouru depuis l'époque de Justin jusqu'au milieu du 111e siècle environ. Quelle qu'en soit exactement la date.
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cl quel <|iM' soil le milieu d'où elle provient1, elle est, comme les écrits de Clémeni et d'Origène, forl éloigi de la manière familière aux apologistes du u siècle; «M'est déjà sur le chemin qui mène directement ;i la Préparation ei à la Démonstration évangéliques d'Eusèbe.