‹ Les apologistes grecs du IIe siècle de notre èreChapitre 13 sur 128 · LE CERYGMA PETRI. L'APOLOGIE D ARISTIDE · texte numérisé non relu

LE CERYGMA PETRI. L'APOLOGIE D ARISTIDE

On a L'habitude aujourd liui de rapprocher de la littérature apologétique la Prédication de Pierre ( K^puYixa Qfcpou ». et il semble que ce ne soit pas sans raison. L'ouvrage est perdu, mais il en reste des fragments assez caractéristiques1. On ne peut se tromper beaucoup en le datant du premier quart environ du ne siècle, de sorte qu il ne saurail être très antérieur aux écrits de Quadratua et d Aristide, avec lesquels il est sûr qu il offre plus d'un rapprochement intéressant2. Il n'est pas nécessaire d'insister sur la polémique contre l'idolâtrie et l'adoration des animaux, tout à fait analogue à celle qu'on rétrouve notamment chez \ristide, ou sur le reproche fait aux Juifs de rendre un culte aux anges, aux mois et à la lune. La démonstration de la vérité du christianisme se tondait principalement but la réalisation dv* prophéties relatives au Christ et devait sembler beaucoup à certaines pages de Justin. Mais je signalerai de préférence deux passages qui nous ont été conservés par Clément d'Alexandrie Dieu était défini comme unique, comme créateur (auteur du commencement et maître de la lin des choses), comme invisible, voyant tout, une rien ne peut contenir et qui contient tout, </ui n'a pas

i. Texte dans Preuschen, Antilegomena.

■. Harnack, Chronologie, I. p. (73-4.

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