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3. Ap. LIX-LX; cf. M. IV. s. on il est posé en principe <ju<- M
est antérieur à tous les écrivains crées. — Ce qui est, dans ces chapitres, plus personnel à Justin que L'idée générale, c'est Le choix '■\emples, en particulier L'exemple pria du Timée, 36, B-C • TE^wtot*
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montré qu'il avait, par la même voie, acquis la notion des trois personnes divines. De même l'enseignement des stoïciens sur la fin du monde par le feu provient du Deutéronome (XXXII, 22). Justin tient à ces rapprochements, à la fois parce qu'ils sont de nature à rendre aux païens les vérités chrétiennes plus accessibles, et parce qu'il s'agit ici de ces précisions auxquelles la raison ne peut s'élever par ellemême, et que la révélation seule nous découvre1. Il ne lui échappe pas qu'on pourrait se faire contre lui une arme des comparaisons mêmes qu'il institue, et les interpréter autrement; mais il conclut expressément : « Ce n'est donc pas nous qui sommes d'accord avec les autres, ce sont les autres qui répètent nos dogmes 2 en les imitant. » Pareille thèse n'est pas, je le répète, contradictoire avec celle que Socrate et Heraclite ont pu s'élever par eux-mêmes jusqu'à certaines vérités; car nulle part Justin ne précise quelles sont ces vérités, et il est permis de penser qu'elles ne comprennent rien de plus que le monothéisme et la bonne morale. Justin fait la même distinction que saint Paul entre les vérités de sens commun que possède l'âme naturellement chrétienne , comme dira Tertullien, quand elle est libre de passions et soustraite à l'influence des démons, et les systèmes compliqués des philosophes, qui n'aboutissent à rien de solide, qui se réfutent par leurs contradictions réciproques, et où certaines vérités isolées peuvent s'expliquer par des emprunts. Il n'en est pas moins vrai que, dans un cas, Justin parait
1. Dans trois cas au moins sur quatre; car, pour ce qui est de l'âme du monde, Justin observe que Platon a mal compris le texte dont il s'inspire; la théorie est donc fausse.
2. Le mot de dogmes n'est pas dans Justin; il est difficile de rendre autrement le neutre du texte. Justin l'emploie dans d'autres passages en parlant de la philosophie. — Le chap. xliv, 9, indique avec exactitude la nature des emprunts faits par la philosophie : « Tout ce que les philosophes et les poètes ont dit de l'immortalité de l'âme, des châtiments qui suivent la mort, de la contemplation des choses célestes, et autres dogmes semblables, ils en ont reçu les principes des prophètes, et c'est ainsi qu'ils ont pu les concevoir et les énoncer. Chez tous on trouve des semences de vérité, mais ce qui prouve qu'ils n'ont pas bien compris, c'est qu'ils se contredisent eux-mêmes ».
exalter la philosophie, et dans l'autre !.i rabaisser. C'esl la double attitude à laquelle Boni condamnés à peu près inévitablement tous les apologistes, qui d'une pari cherchent .'i se rapprocher de leur- interlocuteurs, el de I autre veulent maintenir l'originalité et le caractère unique du christianisme.