Tout en effel \ es1 symbolique, Xl.ll. i
5. Ceci vise les judéo-chrétiens, vis-à-vis desquels Justin définit son attitude, chap. \. u-x< v.
G. XLVI, 6. — Cf. XIX, et surtout XVI. XXI : mêmes explicat sur les sacrifices <t le temple; Wll. XI. IV. •. esl d'une précision absolue : il y a dans l'Ancien Testamenl la religion et la morale uatu-
seulement elles n'y contribuent pas, mais, si on n'en pénétrait pas la véritable raison, qui a été de mater le peuple juif, on serait exposé à de graves erreurs, et même à blasphémer Dieu. « S'il n'en est pas ainsi, Dieu sera calomnié ; on l'accusera de ne pas avoir eu de prescience, de ne pas enseigner à tous à connaître et à pratiquer la même justice ; (car il y a eu beaucoup de générations d'hommes avant Moïse) et on démentira la parole qui dit que Dieu est véridique et juste, que toutes ses voies sont des jugements, et qu'il n'y a pas d'injustice en lui i . »
Préoccupé surtout ici de définir la relation du christianisme au judaïsme, Justin ne parle plus expressément des justes chez les Gentils, de Socrate, d'Heraclite, de Musonius. Mais il ne peut se faire que ses idées aient subi un changement. Son grand souci, c'est que Dieu soit équitable; Dieu ne peut l'être, s'il ne donne à tous les mêmes commandements, et s'il ne pose pas à leur responsabilité les mêmes conditions. Ce principe, auquel Justin tient si fortement, et qui est, rationnellement, celui auquel il s'est le plus attaché, pouvait le mener très loin : il n'y avait plus alors d'autre révélation possible que la révélation naturelle, celle de la raison et de la conscience. Bien entendu, Justin n'a pas tiré cette conséquence : elle eût effacé l'œuvre du Christ, et il n'y a pas de chrétien plus convaincu que Justin. Cependant nous avons vu qu'il semble avoir mis dans l'Apologie (vin) Musonius sur le même rang qu'Heraclite, et l'avoir reconnu comme chrétien'2, comme capable d'être sauvé. Il admet sans doute que les circonstances n'ont pas permis à Musonius
relies; la typologie; les mesures rendues nécessaires par la cry.ÀYip'r/.apôca. des Juifs.
i. Dial., XLVII, 7. — Allusion au Deutéronome, XXXII, 4; Ps., XCI, il>., XCII, 5.
2. Il ne le dit pas expressément; il dit seulement que « ceux qui suivent ces principes » — les principes d'une morale vraie, — « sont voués à la haine et à la mort ». Mais il nomme Musonius avec Heraclite, qu'il a nommé ailleurs avec Socrate.