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Justin, en tout ceci, csl seulement d'avoir compris que le développement du Christianisme obligerait à formuler un système qui prétendit concilier Le monothéisme et la divinité du (-h ri st. Il ;i senti qu'il fallait, on bien avec le judéochristianisme, l'ébionisme, reconnaître Jésus pour Messie sans l'élever au-dessus de L'humanité, on bien, -i on lui reconnaissait un caractère divin, trouver une formule qui écartai le dithéisme. Cela |>osr. il s'e-t contenté à assez l»<>n compte, sans voir presque aucune difficulté à la subordination du Fils au Père et à sa génération temporelle'.
Il est difficile, dans un pareil système, d'attribuer une fonction bien déterminée au Saint-Esprit, et .lu-lin n \ a aucunement réussi. Il est bien vrai que c'est à ['esprit prophétique* qui] attribue ordinairement L'inspiration des Ecritures, et qu'il lait même intervenir une i"i-. en quelque mesure, le Saint-Esprit dans La création il assimile YEsprit de Dieu qui était porté -ni- le- eaux au troisième principe de la Première Epître platonicienn Mais il n'en est pas moins vrai que tous ces rôles -ont déjà remplis par le Verbe: le Verbe est créateur, l< Verbe inspire les prophètes, c'est le Verbe Lui-même qui couvert de son ombre la \ ierge Marie >• et l'a rendue mère*. Justin a reçu de la tradition la troisième personne; il la trouve dans la formule du baptême; il l'accepte donc loyalement, en la plaçant h tptap -:j.Ii:. nu troisième rang6; il ne fait aucune tentative sérieuse pour en justifier L'existence; il avait, sans aucun doute, une tâche déjà
i. On a conclu d'une phrase <'■<■ ta Secondi < cf. Semisch, t. II. |>. [jo que Justin, en ce qui concerne la >! nature «lu Verbe, était un précurseur <!<• l'Apollinarisme. Mai- il ne peut être encore question, a .cit.- date, que d'une I n est pas posé.