‹ Les apologistes grecs du IIe siècle de notre èreChapitre 49 sur 128 · Première · texte numérisé non relu

Première

■x. Ib., L1X. 1. — C'est ce que Pfœttisch, p. '«'. relevé avec quelque raison. L expression -"-, ae reparaît |>as d ailleurs dans le

Dialogue.

'■'<. I.i ceux-ci sont déjà cependant différents d< l'Iiildn de Somniis, 1. I. 63a oppose twi

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p. -no. note i , que signifierait *■«• 1 1 «■ antithèse si >- t\ \ n'avait pas la \ aleur de créateur^

rait découvrir la cause de cette différence, et, tout au contraire, en suivant toujours à l'infini la marche de ta pensée, tu seras contraint de t' arrêter épuisé à un inengendré unique, que tu appelleras cause de toutes choses. » Que ces paroles soient dans la bouche de Justin ou dans celle du vieillard1, elles sont également probantes. Si elles sont dans celle de Justin, peu importe en effet qu'il les prononce en qualité de païen : elles n'en ont même que plus de force, en ce cas. Qu'on n'objecte pas que le développement commence par un appel à la doctrine du Timée, et que Justin assimile le cas des âmes à celui du monde, lequel précisément, selon Platon, est formé d'une matière préexistante. Cela est exact; mais le raisonnement prend ensuite un caractère beaucoup plus général, et la phrase que j'ai citée ne permet guère de penser que Justin ait reconnu l'existence d'un second principe, dont d'ailleurs il ne ferait aucun usage dans le reste de sa doctrine2; car il est si remarquablement exempt, d'ordinaire, de tout dualisme moral3, qu'on serait, à bon droit, surpris de rencontrer chez lui un dualisme métaphysique. Il est donc probable qu'en cette question comme en plusieurs autres, nos hésitations proviennent uniquement de la maladresse avec laquelle il s'est expliqué.

1. Bial., V, 3. La répartition des répliques est, pour cet endroit, très discutée et très discutable.

2. Cela permettrait même de se demander, — dans la mesure où il est permis de considérer cette partie du Dialogue comme donnant une image exacte de l'état d'esprit de l'auteur au moment où il était encore païen, — si Justin n'a pas admis dès lors que la matière du Timée était une matière créée. Quoique le texte V, 1-2, ne s'applique qu'au monde, avec un peu de logique, il devrait s'appliquer aussi à la matière.

3. A peine en trouverait-on une trace lorsque Justin (cf. supra, p. 82) dit que les démons, pour nous pervertir, font appel à nos mauvais désirs; mais il ne rapporte pas expressément l'origine de ces désirs à la fatalité de notre corps.

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