Deuxième A p., V; VII, 5. Dial. LXXVIII, Cil, CXL, CXLI
3. Dial. LXXIX, 4; GUI, 5, 6; CXXV, 4; CXXVI, 1. — Le chef des
120 LES APOLOGIE I I - GBJ ' -
faute avant la création de L'homme, el un texte «lu Dût logue semble présenter assez nettemenl cette création même comme l'occasion de sa défaillance. Il a chu, d'une grande chute, quand il a séduit la femme, - évidemment par jalousie1. C'est un peu plus tard que d'autres ang ont suivi son destin, et, selon une expression qu'aime Justin, se sont rendus semblahlrs ù lui . Prenanl pour point de départ le texte bien connu de la Genèse, el I interprétant comme l'a fait l'auteur du livre d'Hénoch, il explique qu'ils ont désobéi à Dieu en s'unissani à des mortelles. Ces anges sont ceux que Justin, quand il veul distinguer licitement les deux classes qui composent, selon lui. l'armée du mal. appelle proprement les mauvais anges, tandis que le nom de démons, au sens strict, est réservé aux enfants qui sont nés des anges et des femme- <|u ils ont aimées. Anges mauvais et démons se sonl alors asservi le genre humain par la magie, par la crainte el les châtiments qu'ils infligent — ceci \isr naturellement le cas des possédés. — par l'institution des rites du paganisme; car ce sont eux qui ont appris aux hommes à leur offrir des sacrifices, de l'encens, des Libations, toutes choses dont ils sont friands, depuis que. par le mauvais usage qu'ils ont fait de leur libre arbitre, ils sont devenus eux-mêmes les esclaves des passions. Ils ont semé les vices dans l'humanité; lui ont enseigné le meurtre, la guerre, l'adultère. Toute la mythologie esl de leur invention; car (( les Dieux des nations sont des druions- ». Les noms traditionnels de ces Dieux sont ceux que Les démons s étaient donnés à eux-mêmes, el qu'ils ont appris aux hommes. Donc, en somme, c'est sous leur tyrannie qu'ont vécu Les Gentils jusqu'à la venue du Christ; ils ont
Démons apparaît aussi dans la Grande Api • \\\lll . mais ainsi
qu'il est naturel, puisque là railleur s'a<! res-e plus -1 lictement
païens, il y est presque exclusivement question des deux
tandis que dans le Dialogue, le rôle personnel de leur > h< I ■ oup
mieux mis en lumière.
i. Dial. CXXIV, ::.