‹ Les apologistes grecs du IIe siècle de notre èreChapitre 74 sur 128 · C'était aussi, nous l'avons vu, le sentiment de Justin · texte numérisé non relu

C'était aussi, nous l'avons vu, le sentiment de Justin

4. Ici encore certaines analogies avec le stoïcisme sont faciles à démêler (cf. Recherches, p. 68-9).

5. Comme l'a noté Harnack, Dogmengeschichte. F. 47^, note 4, il y a là une contradiction; car si l'homme, grâce à son libre arbitre, peut rappeler en lui l'esprit de vie et de sainteté, il est supérieur à l'animal autrement que par la parole articulée; ou bien celle-ci (à'vapôpoç iptovYJ, chap. xvi) impliquerait le X<fygç, au sens justinien.

6. Cet esprit vient tenir dans l'âme chrétienne la place que tient l'-J)Y&povix£v dans l'âme selon la théorie stoïcienne. Il ne semble pas être distinct du Verbe.

remis en possession de la sainteté el «le I incorruptibilité. Dans cette conception, assez simple au fond, complexe i n apparence sous la forme que lui donne Tatien, entrent, avec quelques formules platoniciennes, des éléments stoïciens, des éléments proprement chrétiens, el un semi-gnosticisme assez innocent qui se trahit notamment par d< expressions comme la syzygie de l'âme et de l'esprit.

Il reste une obscurité dans ce qui est relatif à l'immortalité ' : « Quand l'âme n'a pas connu la vérité, elle meurt et se dissout avec le corps, pour renaître ensuite à lajin du monde, et recevoir, avec le corps, par le châtimeni que Dieu lui réserve, la mort dans l'immortalité. D'autre part, elle ne meurt pas. fàt-elle dissoute pour un temps, quand elle a acquis la connaissance de Dieu. » Ce texte semble impliquer que les âmes des justes, comme celles des coupables (il n'y a aucun doute pour ces dernières), s éteignent momentanément, dans l'intervalle qui sépare la morl «lu jugement. Cependant elles avaient ramené à elles I Esprit, qui est un principe d'incorruptibilité (à<p8txp<na) aussi bien que de purification.

D'autre part rien ne rappelle dans Tatien les croyance I millénaristes de Justin; voici comment il décrit le bonheur dont jouiront les justes : « Le ciel, ô hommes, n est pas infini; il est limité et compris dans des bornes, *tU-des8US de lui sont des éons ' meilleurs, qui ne connaissent pas les changements de saisons, causes de maladie- diverses; ils jouissent du climat le mieux tempéré; ils onl un jour qui dure sans fin et une lumière inaccessible aux hommes de ce bas monde . » C'est là sans doute qu'est cette terre o non la nôtre, niais une autre plus belle4 0 d*OÙ l'ut exilé le premier couple.

Parallèlement à cette psychologie, court une démon. -

i. Au chap. \n.

2. Ce mot a l'ait penser au gnosticisme ; mais ce n'est qu'on wtoL ' éons-là paraissent fort innocents cf. Recherches, p. j '■'■. ( !hap. \\.

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