II
le plus d'hostilité contre la philosophie. On est donc assez mal venu à dire que cette conception, si familière aux Apologistes, s'explique par l'influence prépondérante de l'hellénisme. Il faut reconnaître qu'elle n'est que le résultat d'une tendance très ancienne et très forte du christianisme luimême. L'influence de l'hellénisme, dans les textes que je viens de citer, se révèle plutôt par les expressions qui servent à Théophile pour définir l'immortalité, en l'assimilant à une déification l .
Ce Tatien sans talent qu'est Théophile ne mérite en somme par lui-môme que peu d'intérêt. L'étude de son œuvre est cependant utile à celui qui veut suivre et comprendre l'évolution de la littérature apologétique ; elle confirme et précise sur quelques points importants les conclusions auxquelles nos recherches antérieures nous avaient inclinés.
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