‹ Les apologistes laïques au dix-neuvième siècleChapitre 12 sur 167 · ROSSINI · texte numérisé non relu

ROSSINI

Avnnt de recevoir les derniers sacrements, le grand musicien dit au prêtre qui l'-s lui apportait :

On a cru que j'étais élevé dans les idées de Machiavel, on s'est trompé. Croyez-vous que j'aurais pu faire mon Siabat si je n'avais pas eu la foi en Dieu (1) ?

George Sand.

Nous trouvons dans un de ses drames une très belle scène d'actions de grâces rendues à Dieu après la nioisson. « On aperçoit une énorme charrette de blé en g;.'rbes, surmontée

tage ; il cesse de défendre son rapport et se tournant vers ce neuve, adversaire, il lui dit : Votre iiinitrc Mirabeau eût rougi des paroles que vous venez de prononcer. A ces mots, il se retire sans attendre de réponse, et rassemblée continue de délibérer, non s'il n'y a un Dieu, mais si elle permettra de prononcer son nom. » (Aimé Martin, Essai sur la vie de B. de Saint-Pierre). Et de fait, le nom de Dien ne put être prononcé. En regard du blasphème de Cabanis, il esi juste de mettre la réiractation qu'il en fil avant de mourir : Des ouvrages de la nature « résulte pour 1 homme l'idée d'une sagesse qui les a conçus et d'une volonté qui les a mis à exécution, mais de la plus haute sagesse et de la volonté la plus attentive à tous les détails, exerçant le pouvoir le plus étendu avec la plus minutieuse précision, u Cabanis, Lettre a M. F... Revue française, décembre I808.

(1) Saillard; les Hommes célèbres du xix* siècle : croyants et convertis. Tours, Cattier.

LE CRÉATEUR 3ç)

d'une autre gerbe (la g'ej'baiide), ornée de fleurs et de rubans... La charrette, traînée par deux bœufs, s arrête devant l'entrée de la ferme. » La gerbaude est placée au milieu de la scène : tous, fermiers et ouvriers, forment le cercle autour d'elle, et le plus âgé des moissonneurs fait la consécration de la gerbe.

RlhlY

Criez avec moi, mes amis : à la gerbe ! à la gei'baude I

TOUS

A la gerbaude !

RÉMY, se découvrant. Tous font de même...

Salut à la gerbe ! et merci à Dieu pour ses grandes bontés ! De tous tes présents, mon Dieu, voilà le plus riche ! Lb" beau froment, la joie de nos giiérets, l'ornement de la terre, la récompense du laboureur ! Voilà l'or du paysan, voilà le pain du riche et du pauvre ! Merci à Dieu pour la gerbaude !...

TOUS

Merci à Dieu pour la ger])aude !

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