‹ Les apologistes laïques au dix-neuvième siècleChapitre 142 sur 167 · L. Arnault · texte numérisé non relu

L. Arnault

Cette charité doit s'étendre aux âmes qui ont quitté la

terre et souffrent dans le Purgatoire : trop souvent oubliées

des fidèles, elles ne doivent pas être oubliées du prêtre :

Si j'avais à tracer aux prêtres leur devoir, je le ferais en deux mots : Pitié pour les vivants, pitié pour les morts !

Victor Hugo (3).

Ensuite, charité pour les corps, c'est-à-dire pour les malades qu'il faut visiter, pour les pauvres qu"il faut soulager. Hélas ! ici les misères sont bien grandes et les ressources bien petites (4) ! Mais le prêtre ne mesure pas. il donne ce qu'il a et il se donne lui-même. Mon Dieu, peut-i

dire.

Dès que votre onction fait de l'homme un apôtre. Son âme ni sa chair ne restent plus à lui ; Il devient le breuvage et l'aliment d'autrui, Chacun puise, ô Jésus, à son sang comme au vôtre.

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