V. Hugo
La Providence divine est un des dogmes les plus couramment attaqués. Bien souvent, dans les livres, dans les conversations, nous la voyons révoquer en doute, et nous assistons au spectacle de Dieu éclaboussé par Zoïle : c'est le titre d'une pièce de Victor Hugo (2) consacrée à la justification de la Providence. La bonté de Dieu, on la trouve inconciliable avec l'existence de la douleur; — sa sainteté, avec l'existence du péché; — sa justice, avec l'inégale répartition des biens et des maux.
Nous devons nous arrêter quelque peu à ces trois difficultés et montrer qu'elles n'ont rien d'incompatible avec le dogme de la Providence.
Voici d'abord deux observations d'un caractère général, applicables à chacune des objections que nous aborderons tout à l'heure.
En premier lieu, est-ce bien à l'homme qu'il appartient de juger l'œuvre du Créateur? Que sommes-nous? et quel est celui que nous citons à notre tribunal?
Ce qu'il est ? regardez au-dessus de vos têtes ; Voyez le ciel, le jour, la nuit ! Ce que vous êtes ? Cherchez dans votre cendrier.