‹ Les apologistes laïques au dix-neuvième siècleChapitre 41 sur 167 · Mautins · texte numérisé non relu

Mautins

Et d'ailleurs, les langues humaines n'ont-elles réellement pas une origine commune? De fait, elles n'ont pas encore été réduites à une seule famille, nous le savons; mais sontelles bien irréductibles? les progrès de la linguistique, la découverte de nouveaux intermédiaires, n'amèneront-ils point un jour cette unification qui n'est pas encore obtenue? Il y a là une porte ouverte et que nul n'a le droit de fermer. Les témoignages de la science à cet égard sont nombreux et concluants :

{i) Revue politique et littéraire, 16 mars 1878.

(2) Polygéniste portugais, cité par Vigouroux, les Livres saints et la critique, S» éd., t iv, p. 92. Roger et Chernoviz.

La création et la créature i4i

Nous ai'rivons à cette conviction, que quelle diversité qiri existe dans les formes et dans les racines des l^Qgues humaines, on ne peut tirer de cette diversité aucun arguraeijLt concluant contre la possibilité de l'origine commune de ces langues.''"

Max MULLER (i).

Bien que certaines langues paraissent au début complètemewl isolées, et quelles que soient leurs particularités et leurs faft* taisies, elles ont o^pendant toutes de l'analogie entre elles, à\ leurs nombreuses affinités apparaîtront d'autant plus que l'hi-stoire philosophiqae des peuples et la linguistique seront plus complètes.

De Humboldt (2).

L'étude des langues ne vient nullement à l'encontre de l'opt nion qui fait descendre tous les peuples d'un seul couple... A mesure que la comparaison des langues avance, un grand nombre didiomes, qui semblaient isolés et privés de tout rapport avec les autres, peuvent maintenant être rangés dans les groupes plus importants, et le nombre de ces groupes euxmêmes tendra de plus en plus à diminuer.

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