‹ Les apologistes laïques au dix-neuvième siècleChapitre 44 sur 167 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Deux êtres qui marchent l'un au-devant de l'autre doivent nécessairement se rencontrer. Or, nous l'avons vu, Dieu, par sa bonté, tend vers l'homme et s'incline vers lui; l'homme, de son côté, par toutes les aspirations de^ son àme, tend vers Dieu. Dès lors il est bien évident qu'ils se rencontreront : cette rencontre de Dieu et de l'homme, c'est la religion.

Autrefois, la nécessité d'une religion ne faisait doute pour personne. Hélas,

Ces temps sont loin de nous !

Ce n'est plus qu'à demi qu'on se livre aux croyances. Nul, dans notre âge aveugle et vain de ses sciences, Ne sait plier les deux genoux !

Victor Hugo (i).

Rappeler à ce siècle, par les confessions mêmes des enfants du siècle, la nécessité des idées et des pratiques religieuses, c'est ce que nous allons essayer de faire.

(i) Ballades, viii. Ketzel.

ARTICLE I

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